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Machiavel

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Santé : le SA-1 - un fléau pire que le sida ?

Tuesday 12 August 2008 | International and Sciences Techno and Société | Email | Print
Santé : le SA-1 - un fléau pire que le sida ?

La dépêche parue dimanche sur Novopress et qui traite de la recrudescence des cas de tuberculose pharmaco-résistante au Royaume-Uni nous amène à publier un article de notre collaboratrice Michelle Favard-Jirard paru le 10 juillet 2007 dans l’hebdomadaire Rivarol et toujours d’actualité.

Virus extrêmement virulent, issu du bacille de la tuberculose, le XDR-TB (Extremely Drug Resistant) ne cesse de se propager en Afrique, particulièrement en Afrique du Sud où il a été dépisté depuis de nombreuses années sous une forme plus bénigne, le MDR (Multi Drug Resistant) comme en ont témoigné L’OMS et Médecins Sans Frontières (M.S.F.). Résistant aux antibiotiques, il affecte spécialement des personnes porteuses du HIV, dont le système immunitaire est très affaibli. Contrairement au bacille “normal”, détectable au microscope, ce virus demande des tests approfondis en laboratoires et a été identifié par les autorités médicales sud-africaines comme un mutant du HIV. Son nom : le « SA-1 ».

« Pour mieux comprendre l’importance de cette épidémie, rappelle le Dr. Goemaere, nous pouvons dire que 60% des 6 millions de sidaïques sud-africains (3,6 millions) sont atteints du virus meurtrier ». « N’oublions pas, ajoute le Dr. van Cutsem, que ces patients doivent prendre entre 13 et 16 remèdes par jour et que l’interaction entre HIV et tuberculose entraîne complications, allergies et effets secondaires (affectant le foie et les reins, par exemple)… »

Il y a encore quelques années, la ville de Cape Town affichait un taux de guérison de la tuberculose (dite normale) de 79% - incontestablement le meilleur pourcentage du continent africain. Cependant, comme le déclarait le 21 juin 2007, le journaliste Vusimuzi Ka Nzapheza : « depuis 3 mois, le nombre de patients a plus que quadruplé, en particulier dans l’ouest de la province du Cap (Western Cape) ». « Certains meurent aujourd’hui seulement après 20 ou 25 jours d’hospitalisation, affirme-t-il ».

Les hôpitaux régionaux ne pouvant faire face au flot incessant des entrées, l’excédent des malades a dû être placé en quarantaine dans différentes prisons de la province dont les équipes médicales s’avèrent pourtant inefficaces, sachant - tout au moins en ce qui concerne la prison de Pollsmoor - qu’une seule infirmière doit subvenir aux besoins d’un millier de prisonniers… Occupée par quelque 7 000 détenus et un personnel d’un peu plus de 1 250 personnes, on y dénombre déjà la mort d’une infirmière et de deux prisonniers sans qu’aucun pronostic fiable ne puisse être établi pour le futur.

C’est à la Brooklyn Chest Clinic de Cape Town qu’étaient autrefois dirigés les patients présentant des symptômes de la tuberculose. Toutes mesures de sécurité étaient prises : isolement des malades assuré ainsi que masques et appareils respiratoires au personnel soignant. Aujourd’hui, ce centre hospitalier est saturé… Ce qui fait dire à un représentant du corps médical : « Cette situation inquiétante pourrait cependant ne faire apparaître que la partie émergée de l’iceberg, tant les statistiques gouvernementales concernant l’épidémie restent ambiguës… »

A Khayelitsha (agglomération métisse d’environ 500 000 âmes, près de Cape Town), où une mère sur trois est sidaïque et souvent atteinte du SA-1, une récente grève du secteur public de plus d’un mois - une première dans les annales de l’Afrique du Sud - n’a certes pas arrangé les choses. Nombreux sont ceux et celles privés de traitement suivi et adéquat, d’où l’inquiétude de M.S.F. qui s’alarme et parle de « scénario apocalyptique ». D’autant plus que la province du Cap étant particulièrement prisée par les touristes du monde entier, les autorités gouvernementales ont tenté, le plus longtemps possible, d’occulter ces faits au CDC (Centre for Disease Control) d’Atlanta.

Dans un rapport datant de mars 2007, la ministre de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang a bien été contrainte de parler d’« épidémie », avouant qu’à l’hôpital Tugela Ferry du KwaZulu-Natal, 600 patients - dont quatre infirmières - avaient déjà succombé au SA-1 depuis l’année 2006 et qu’à travers le pays, des centaines de patients mourraient tous les jours - regrettant hypocritement la pénurie de médecins affectant le pays ; pénurie dont l’entière responsabilité incombe à l’A.N.C. et ses lois racistes : seulement 2% des emplois sanitaires, dans le secteur privé ou public, sont désormais réservés aux Blancs et Hindous. Des milliers d’entre eux – docteurs compétents , infirmiers, techniciens de laboratoires et assistants médicaux des deux sexes - pourtant natifs d’Afrique du Sud - ont été poussés à l’exil depuis 1994, laissant souvent leurs postes vacants… Un comble ! C’est donc dans huit laboratoires à court de personnel que sont conduits les tests très complexes du XDR-TB, dont les résultats demandent parfois deux mois d’attente.

Lors d’une conférence de presse, le 4 juillet 2007, la [si décriée] ministre annonçait que « le pays recrutait en urgence 1 000 médecins en provenance de Tunisie et de Cuba » tout en sollicitant le retour éventuel d’expatriés … Le 6, elle félicitait à l’Université de Pretoria, où ils venaient d’obtenir leur diplôme, 41 médecins ([noirs, bien sûr) en provenance de… Cuba, où ils venaient de suivre une formation, selon des accords passés entre les deux pays.

Nous voilà bien loin de l’expertise médicale sud-africaine du temps de l’apartheid qui, n’en déplaise à ses pourfendeurs, savait contenir ces maladies infectieuses, endémiques à l’Afrique, alors que, comme l’a déclaré récemment le Dr.Marie-Eve Raguenaud (Prix Nobel et spécialiste de la tuberculose) les tests de dépistage dans les pays en voie de développement sont très limités, voire inexistants.

Scénario apocalyptique ? Qu’à cela ne tienne ! Tout baigne en Afrique du Sud où l’on s’affaire aux préparatifs de la prochaine Coupe Mondiale de Football sous la directive remarquée de sociétés allemandes, en butte, soit dit en passant, à d’innombrables tracasseries inhérentes à la mentalité africaine… Avec un accroissement prévisible du tourisme lié à une prostitution à la botte de syndicats du crime - nigérien en particulier - régnant désormais en maître et devenue véritable industrie, il ne fait aucun doute que le virus SA-1, mutant TB-VIH, a de beaux jours devant lui…

Officiellement, voici ce qu’admettent nos autorités : « On estime en Europe que le bacille tuberculeux [normal] infecte un tiers de l’humanité et cause 2 millions de décès par an dans le monde ; qu’en France, l’incidence, voisine de 11/100 000, ne diminue plus depuis 1997 et que la répartition de la maladie change : touchant moins les personnes nées en France, et de plus en plus les populations [spécialement sub-sahariennes] migrantes et précarisées. »

Devant ce nouveau fléau et ce genre de déclarations, nous sommes en droit d’exiger de ceux qui nous gouvernent la plus stricte vigilance. Pourtant, ce matin 10 juillet 2007, une dépêche du ministère de la Santé annonçait que, désormais, le vaccin de la Tuberculose ne serait plus obligatoire.

Michelle Favard-Jirard pour Rivarol

Le commandant français Pierre Henri Bunuel parle
Via Novopress

Pierre-Henri Bunel : Du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (I)

Monday 4 August 2008 | General and Politique | Email | Print
Pierre-Henri Bunel : Du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (I)

Le commandant Pierre-Henri Bunel, né en 1952, a été officier des services de renseignement français. Il fut l’aide de camp du général Michel Roquejoffre, commandant des forces françaises dans le Golfe. Fin 1998, alors chef du cabinet du représentant militaire français à l’OTAN, Pierre-Henri Bunel est accusé d’avoir révélé au colonel Yougoslave Jovan Milanovic les futures frappes de l’OTAN en Yougoslavie. Bien qu’affirmant avoir agi sur ordre, il est accusé de trahison et, en décembre 2001, il est dégradé et condamné par un tribunal militaire à cinq ans de prison, dont trois avec sursis. Il est libéré au printemps 2002. Pierre-Henri Bunel est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Crimes de guerre à l’OTAN, Mes services secrets : Souvenirs d’un agent de l’ombre et Menaces islamistes, ainsi que d’une série d’articles parus en 2002 et 2003 sur Les Identitaires.com. Un mois et demi après la présentation par Nicolas Sarkozy du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, Pierre-Henri Bunel livre en avant-première et en exclusivité pour Novopress ses commentaires sur l’ouvrage, sous un jour qu’aucun autre journal n’a envisagé.

Du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale
Mon propos n’est pas de faire ici une synthèse de tout le Livre blanc sur la défense et la sécurité, encore moins de le recopier. Le livre se trouve disponible sur l’Internet et pour ceux qui, plus sages, souhaitent en avoir une trace pérenne, il est disponible aux Éditions Odile Jacob.

Ce nouveau Livre blanc sur la défense a suscité de nombreux commentaires, certains favorables, avec de bonnes raisons de soutenir les positions qu’il expose, d’autres défavorables avec également des raisons qui se défendent.

Mon opinion, fondée sur l’expérience et sur l’étude de son contenu et de celui d’autres documents analogues dans d’autres pays, est qu’il annonce clairement le renoncement de la France à toute indépendance nationale, sacrifiée à une « européanisation » qui n’est en fait, en matière militaire qu’un alignement sur le Pentagone.


L’INFLUENCE DU PROJECT FOR THE NEW AMERICAN CENTURY (PNAC)
Je souhaite aborder ce texte majeur sous un autre angle que celui où se placent les commentateurs habituels : je voudrais le rapprocher d’un autre texte moins volumineux mais encore plus important à mes yeux pour les relations internationales : le document du Project for the New American Century (Projet pour un Nouveau Siècle Américain) relatif à la Défense nationale des États-Unis qui s’intitule « Reconstruire les Défenses de l’Amérique ». Le PNAC était un groupe de travail qui était chargé de proposer une nouvelle stratégie générale aux néo-conservateurs pour relancer l’hégémonie des États-Unis sur le monde. Il a été dissout en 2005 et remplacé, avec pour la plupart les mêmes membres, par une organisation du même type visant à un renforcement de l’Union européenne. Un renforcement dans certains domaines et dans le but de faire de l’Union européenne un satellite des États-Unis. Il vaut mieux, en effet réunir sous une seule bannière plusieurs pays tenus par des règles limitant leur indépendance. C’est plus facile que devoir multiplier les ponts bilatéraux pour modeler des pays différents chacun présentant ses particularités.

Paru en septembre 2000, le rapport du PNAC n’a commencé à attirer sérieusement l’attention de certains analystes qu’après les attentats du 11 Septembre contre les tours du World Trade Center et le Pentagone. Pourtant, ce document est à la politique états-unienne au XXIe siècle ce qu’a été le Mythe du XXe Siècle pour la politique de l’Allemagne Nazie.

Le PNAC expose de façon méthodique les mesures stratégiques à prendre pour conserver aux États-Unis leur hégémonie mondiale, hégémonie qui ne peut passer que par la suprématie militaire, dans tous les domaines conventionnels du rôle des armées, mais aussi et surtout par l’instauration d’un suprématie des États-Unis sur les nouveaux domaines communs : l’espace et le cyberespace.

Les rédacteurs du PNAC s’appuient, pour proposer la relance de la « Guerre des Étoiles », sur la nécessité de défendre les États-Unis mais aussi leurs troupes en opérations extérieures, contre la menace des missiles. Ce souci revient en leitmotiv tout au long du document, comme si les concepteurs de la nouvelle stratégie mondiale états-unienne voulaient enfoncer un clou dans du bois dur. Les missiles en question ne sont plus les missiles intercontinentaux du Pacte de Varsovie qui avaient en leur temps justifié le déploiement des missiles américains en Allemagne, mais bien de tous les types de missiles. En particulier les missiles de théâtre à courte ou moyenne portée – de l’ordre de quelques centaines de kilomètres – qui pourraient être mis en œuvre non seulement par des armées de pays osant s’opposer à la domination états-unienne sur le monde, mais aussi par des groupements « non gouvernementaux ». Au titre de cette protection contre les missiles divers et variés, les rédacteurs du document du PNAC proposaient de dénoncer le traité ABM (anti missiles balistiques) signé par l’administration Clinton, de lancer dans l’espace des satellites de surveillance, mais aussi de mettre sur orbite des satellites armés, capables dans un premier temps de détruire au-dessus de nos têtes tout satellite adverse et, à terme, de détruire en vol des missiles au cours de la phase ascensionnelle de leur vol.

La prise de contrôle du cyberespace visait dans leur rapport à empêcher toute entité hostile de se servir des moyens qu’offre l’Internet pour préparer des opérations militaires voire pour empêcher tout ennemi potentiel de s’attaquer aux systèmes informatiques d’importance stratégique qu’utilisent les États-Unis et leurs alliés.

Un autre leitmotiv qui sous-tend tout le rapport des concepteurs de la politique de Défense des néo-conservateurs états-uniens, c’est la notion d’un espace de sécurité des États-Unis qui déborderait largement l’ancien espace vital de la guerre froide pour s’étendre pratiquement au monde entier.

EIN VOLK, EIN REICH, EIN FÜHRER !
Tout le document du PNAC repose sur une idée de base et un triptyque : la sécurité mondiale est le but fondamental de toute politique internationale ; elle repose sur le peuple le plus évolué de la terre, le peuple états-unien ; elle ne peut être assurée que par l’empire états-unien ; et ceci ne peut se faire que sous l’autorité du Pentagone dont le chef est le Président des États-Unis. Ein Volk, ein Reich, ein Führer, qui ont besoin d’un « espace de sécurité », leur nouveau Lebensraum…

Pour conserver leur suprématie militaire aux États-Unis au cours du siècle qui commence, il convient, aux yeux des rédacteurs du rapport du PNAC, de s’assurer de la maîtrise de l’univers du renseignement. Il faudra aussi s’assurer du concours des alliés traditionnels des États-Unis, et donc de renforcer l’Otan tout en la poussant à s’engager sur des théâtres d’opérations qui sortent du champ clos de l’Europe orientale.

Tenant compte du changement de positionnement de la menace, les rédacteurs du Rapport sur les défenses de l’Amérique prônent un transfert des bases prépositionnées en direction de l’Asie du Sud-Est. Mais comme il ne saurait être question de laisser la Méditerranée libre d’uns forte autorité états-unienne, il ajoutent qu’il convient de faire perdurer la stratégie d’encagement de la Russie par les alliés européens.

Pour entrer dans le cadre de cette politique de la canonnière, les États-Unis devront revoir en profondeur l’organisation de leurs armées et inciter leurs alliés à prendre leur part des dépenses en mettant sur pied des forces armées capables de prendre une part de la défense de l’Amérique. Certes, lesdits alliés ne se rendront peut-être par forcément compte de ce qu’ils tireront du feu des marrons que mangeront les maîtres de la Maison Blanche, mais cette politique aura deux avantages : le partage des coûts d’un effort militaire qui sera nécessairement élevé, mais aussi la spécialisation de chaque pays allié dans un domaine de la défense de l’ensemble, spécialisation qui les empêchera par conséquent de conduire à eux seuls des opérations complètes sans l’aval du Pentagone.

Malgré ce partage des coûts, le budget de la Défense des États-Unis sera nécessairement élevé et il sera difficile de le faire accepter par le peuple américain et ses représentants, à moins d’un événement catastrophique qui jouerait le rôle d’un nouveau Pearl Harbor.

Pour ceux qui souhaitent disposer du texte du rapport du PNAC, en français, ils peuvent aller sur l’Internet et le télécharger sur le site http://reopen911.info. Ceux qui souhaitent disposer du texte commenté point par point peuvent se rendre sur le site http://desordresmondiaux.site.voila.fr où ils trouveront le lien direct vers le document du PNAC en haut de la page d’accueil.

Quel rapport avec la réorganisation de la défense française ? Quel rapport avec le Livre blanc préfacé par le Président Sarkozy ?

Je me propose ici d’établir certains liens et il me semble que ces liens sont plus que marqués.

Dans sa préface, le Président expose que le monde a bien changé depuis la parution du dernier Livre blanc en 1994.

UN RAPPORT DE STYLE TRÈS « AMÉRICAIN » QUI NOIE LES VÉRITÉS DÉSAGRÉABLES
Première remarque de ma part, le format du livre lui-même a changé. Ce nouveau document est bien plus volumineux que l’ancien. Il comporte de larges développements qui soulèvent certains éléments essentiels, mais délaient et détaillent à l’envi des évidences dont tout le monde est conscient. On se trouve là devant un rapport à l’américaine qui consomme plus de papier qu’il n’apporte d’informations de fond.

Ce délayage permet de noyer le poisson, c’est-à-dire de perdre dans la masse du texte quelques idées fortes qui indiquent une révolution radicale dans la politique internationale et militaro-policière française.

Vers un grand service de la sécurité intérieure, et le mélange des genres

Car ce Livre blanc réunit pour la première fois depuis que paraissent des livres blancs ou des documents d’orientation de la défense nationale, les fonctions militaire et policière. On pourra m’objecter que cette réunion est cohérente avec les postulats de base que présente le président Sarkozy dans la lettre de présentation qui sert de préface au rapport, à savoir que la menace a changé et qu’il est naturel de réunir les ministères de la Défense et de l’Intérieur dans un même document. En fait, il s’agit d’une aberration technique. Les militaires et les policiers, même si ces deux corps de l’État contribuent à la Défense de nos concitoyens, ont à résoudre des problèmes complètement différents. Cette situation n’a rien de nouveau. J’ai toujours connu, avant d’être militaire par les conversations que j’entendais à la maison entre mon père et ses alter ego des autres corps d’État qui venaient dîner à la maison, pendant que j’étais en service dans le renseignement militaire, des relations étroites entre les militaires ou nos services de renseignement extérieur (SDECE d’abord, puis DGSE ensuite) et nos services de renseignement intérieur (RG, DST). Moi-même, comme militaire, combien de fois ai-je traduit de l’arabe au français des interceptions de Fax ou d’écoute téléphoniques pour le compte de la DST ou des RG. En général, c’était un inspecteur de la DPSD qui me portait la bande ou le fax. Ces documents n’étaient accompagnés d’aucune commission rogatoire de justice et étaient sans doute de ce fait illégalement interceptés… Donc, la question de la mise en commun de renseignement n’est pas nouvelle et cette coopération était naturelle. Elle reposait sur les hommes et plus les directeurs de la DGSE et de la DST ou des RG s’entendaient bien, meilleure était cette coopération.

Une refonte du rôle des armées

Seulement, le chef de l’État est le chef des armées, ce à quoi l’actuel président de la République n’était sans doute pas préparé au départ. Ancien « premier policier de France » par ses fonction de ministre de l’Intérieur, il n’avait au départ pas tellement d’affinités avec les Armées. L’exercice du pouvoir, en une période où les forces armées françaises sont déployées en Afrique – en Côte d’Ivoire et au Tchad, pour ne parler que des déploiements opérationnels – en Afghanistan, dans le cadre du dévoiement des buts et missions de l’Otan, et dans diverses missions de l’ONU, au Liban mais aussi en Palestine et en Égypte l’a sans doute à prendre en compte cette fonction comme il fait tout, c’est-à-dire à bras le corps. Il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour nous offrir un défilé du 14 Juillet entièrement revu en profondeur. Qui traduit une révolution profonde dans le rôle et les missions qui seront dévolus à l’Armée française.

SE CALQUER SUR LA POLITIQUE DE DÉFENSE DES ÉTATS-UNIS
Mais ce qui est le plus remarquable dans le Livre Blanc, entièrement rédigé depuis l’entrée en fonction de notre président au « style nouveau », c’est que les dispositions envisagées par les rédacteurs de ce rapport sont très calquées sur celles du rapport du PNAC. À cela près qu’elles ne prétendent pas engager la France dans une politique internationale indépendante, mais bien dans une politique de Défense étroitement imbriquée dans une politique de Défense européenne encore à construire.

La constitution Giscard que les Français et les Néerlandais ont rejetée par référendum comportait déjà cet abandon total et définitif de l’indépendance nationale de la France. Le traité de Lisbonne, ratifié par le parlement français au plus total mépris de la volonté du peuple français ancre la France dans cet esclavage vis-à-vis de l’Otan, et donc des États-Unis. Certains parlementaires comme Nicolas Dupont-Aignan ou Jacques Myard ont dénoncé en vain ces abandons de souveraineté. C’est d’ailleurs l’une des raisons du rejet par le peuple irlandais de ce traité qui relève de la forfaiture.

Mais notre objet n’est pas le traité de Lisbonne. C’est le Livre blanc Sarkozy. C’est au sujet de ce rapport qu’ont réagi un certain nombre d’officiers, dont le Général Jean-Claude Thomann. Et le fait que ce soit cet officier général qui ait pris cette position n’a rien d’anodin : Le Général Thomann est l’un des esprits les plus brillants, l’un des officiers les plus patriotes dans le bon sens du terme que j’aie jamais eu la chance de côtoyer. Et pourtant Dieu sait que mes fonctions entre 1990 et 1998 m’ont conduit à côtoyer des généraux admirables, français ou étrangers…

J’ai rencontré la première fois le Jean-Claude Thomann à Saint-Cyr où il était lieutenant instructeur, chef d’une section d’élèves-officiers d’active de la compagnie binôme de la mienne. J’ai eu l’occasion de le retrouver colonel dans un état-major où j’étais moi-même commandant.

LES RÉFORMES MILITAIRES SONT UNE NÉCESSITÉ
Entendons-nous bien, j’ai connu de nombreuses réformes militaires au cours des vingt-sept années que j’ai passées sous les drapeaux. À chaque fois, ces réformes ont eu pour conséquence une réduction du format des armées. Mais jamais elles n’avaient engagé la capacité des forces armées françaises de conduire à elles seules des opérations de grande envergure.

La Première Armée, un chancre nuisible qu’il a fallu faire disparaître

J’ai toujours vitupéré contre les dogmes émanant de la Première Armée, cet état-major qui commandait toute l’Armée française du temps de la guerre froide. Insallé à la fois à Strasbourg et dans ses certitudes, il entérinait de fait les vues états-uniennes en matière de « connaissance » de « l’Ennemi conventionnel ». Je mets des guillemets à connaissance, parce que j’ai eu l’occasion, dans mes missions aux Nations Unies, de largement discuter de doctrine militaire avec mes alter ego soviétiques. Oui, soviétiques, pas seulement russes. J’ai pu mesurer ainsi la masse de désinformation dont on nous abreuvait dans les cours de renseignement tactique. Mes alter ego soviétiques avaient évidemment pour tâche de m’intoxiquer en matière de stratégie. C’est normal et j’avais à charge, non de les intoxiquer moi-même, je n’avais pas été formé à cela à l’époque, mais de prendre l’ambiance de certains niveaux de l’Armée rouge, en pleine guerre en Afghanistan. En revanche, ce qui m’intéressait c’était de mesure l’ampleur de l’intoxication à laquelle se livraient les états-uniens de l’Otan en matière de connaissance sur le Pacte de Varsovie.

Le tableau qu’on nous brossait de l’Armée Rouge et de ses motivations me faisait me demander en permanence pourquoi les Cosaques ou les Tatars n’étaient pas déjà en train d’égorger nos femmes et nos enfants dans les sillons de nos champs des campagnes du Sud-ouest.

Dans la 6ème Colonne, un certain François a décrit avec talent une invasion de l’Armée rouge en Europe. Tout y était : les autoroutes à péages engorgées par les flots de réfugiés, ce qui empêchait les colonnes de chars de se ruer à la rencontre des hordes sauvages déferlant par la trouée de Fulda, le jeune Allemand qui, au téléphone, informe un correspondant en France de la percée des T62 au bas de son immeuble, et même la mort de sa sœur – qui précède de peu la sienne – se vidant de son urine et de ses fèces sous l’effet de neurotoxique Sarin ou Tabun. Ce livre, qui n’était qu’un scénario à l’hollywoodienne, avait le goût d’un documentaire vécu, l’odeur d’un documentaire vécu. Seulement, pas plus que les autres officiers d’état-major de l’époque, ce type n’avait jamais eu d’autre contact avec la guerre que les séances d’instruction « Cadres » ou les films documentaires sur les effets des armes chimiques. Et comme il croyait ce que disaient les « spécialistes » du renseignement de la Première Armée, il avait fait fi de tout esprit d’examen.

Une connaissance « téléguidée »

J’ai toujours douté des certitudes. Des miennes, par conception philosophique, mais aussi de celles des autres parce que j’ai toujours pu vérifier, en grattant un peu, que ces certitudes ne relèvent que rarement de recherches personnelles. Bien avant l’ordinateur, les esprits qui auraient dû être éclairés procédaient déjà par « copier coller ».

Ainsi, je suis passionné de chemins de fer. J’ai longuement pratiqué le modélisme ferroviaire. Je me suis documenté, et j’ai de la documentation parfois fort ancienne sur les chemins de fer du monde entier. Dont sur les chemins de fer russes, devenus soviétiques avant de se transformer à nouveau maintenant.

Selon la doctrine officielle, les « renforts venus du fin fond de l’Ukraine et de la Sibérie » destinés à relever les forces de premier et deuxième échelons du PAVA (Pacte de Varsovie) devaient être acheminés par voir ferrée. À mes yeux de spécialiste autodidacte, cela voulait dire qu’elles s’arrêteraient aux frontières orientales de la Pologne. Puisque l’écartement des rails est plus important en Russie qu’en Europe de l’Ouest, 1,52 à 1,54 m. au lieu de 1,44 m. chez nous…

J’objectai ceci un jour à un « spécialiste » de la Première Armée. Icelui a eu l’air interloqué, a hésité un peu et, sans doute devant mon air assuré, a eu un sursaut d’honnêteté. Il m’a dit, néanmoins, avec un aplomb considérable, « Mais, mon cher, leurs wagons ont des essieux à écartement variable ». C’était à l’époque entièrement faux et je le savais. En outre, pour l’Espagne où le problème était le même, le Talgo qui allait de Paris à Barcelone et retour, s’arrêtait à la frontière pour changer l’écartement des roues, soit en changeant les bogies, soit en changeant l’écartement des roues sur les essieux selon les modèles de voitures. Compte tenu du temps que cela prenait, on imagine mal d’immenses trains de fret fort lourds et fort longs, donc lents, acheminer vers l’Europe de volumineuses troupes dans le cadre d’une offensive éclair.

Lors d’un stage à l’École Interarmées du Renseignement et des Études Linguistiques, à Strasbourg, on nous montre une photo prise en URSS – au péril de la vie du preneur de vue – d’une automotrice sur une de ces voies larges de la Russie et on ose nous prétendre qu’il s’agissait d’un train navette de personnel de la Défense soviétique rejoignant ses postes de travail par une voie stratégique. Nous étions côte à côte avec un camarade également en stage de renseignement du 2ème degré, qui était lui aussi passionné de train. Officier de cavalerie, il était d’ailleurs plus fort que moi en documentation historique. Mais nous avons tous les deux eu le même sursaut d’indignation. L’automotrice en question était une sorte de TER de ceinture soviétique qui fait le tour de Moscou pour transporter d’une zone à l’autre du personnel tout à fait normal. Mais surtout, la ligne électrique qui alimentait la voie n’était rien que ce qu’on appelle un trolley. Rien à voir avec une ligne caténaire normale qui permet de transporter du courant puissant. En clair, jamais aucun train électrique lourd n’aurait pu passer sur cette voie qu’on nous présentait comme stratégique !

Nos remarques sur ce fait n’auraient servi à rien chez des gens qui croyaient tout savoir sur les « Sov. » et dont l’argument de base pour éluder toute critique était : « De tout façon, c’est validé par les Américains ».

Une réforme néfaste : la fin de la conscription

La conscription assurait un volume de troupes suffisant et la durée d’une année de service militaire permettait d’instruire suffisamment les soldats pour qu’il soit en mesure de participer, le cas échéant à la défense de notre pays et de ses intérêts fondamentaux.

La réduction de la durée du service militaire a sonné le glas de cette efficacité. Et la professionnalisation a laissé les armées dans un cocon de feutre étanche qui a fait que plus aucun citoyen ne s’est préoccupé de ce à quoi servent nos soldats. Nos enfants et notre argent servent à on ne sait plus quoi : Secret Défense !

Autant dire que si certaines réformes ont du bon, d’autres ont des effets pervers.

Pierre-Henri Bunel pour Novopress France

A suivre…


War Sav Breizh
War Sav Breizh ! - Organe de refondation de l'idée nationale bretonne
lundi 30 juin 2008
L'urgence nationale bretonne

L'urgence nationale bretonne par Houarneg Ar Meur

Une heureuse initiative a été prise par le Dr Louis Mélennec, celle de remettre sur les rails le parlement de Bretagne. Une initiative réaliste mais qui ne saurait être un préalable. Si l'on en juge par la démarche sous jacente de ce projet, il s'agit grosso modo de faire exister une Bretagne politique via une légitimité juridique et historique que sont les traités d'union de la Bretagne à la France. C'est une position qui intellectuellement est raisonnable, consensuelle, très certainement pertinente, mais également insuffisante. Cette insuffisance cependant n'est pas à mettre au compte du docteur Mélennec qui, en patriote breton, entend d'abord et avant tout replacer l'idée bretonne dans l'espace et le temps afin de lui donner une dimension concrète et un poids international, pour la sortir du marais stérile qu'est devenu l'Emsav. Ce désir d'exhiber les revendications bretonnes sous le sceau du droit existe depuis longtemps, très longtemps et vise à rendre acceptable par le public largement francisé l'idée que l'originalité bretonne n'est pas une rupture, mais une composante particulière du corps civique français en sus d'opposer à la technocrature française une revendication bretonne ayant l'aspect du sérieux, ne sentant ni le biniou ni l'écologisme baba-cool de quelques égarés.

Cette idée trouvera certainement un écho chez les fédéralistes ou les autonomistes pour qui la Bretagne se résume à une réforme de la structure étatique française. Elle risque par contre de laisser dubitatifs les idéalistes-nationalistes dispersés qui eux paradoxalement ne pêchent pas par naïveté. L'argument principal de Louis Mélennec est bien la légitimité. Il vise à remettre la France face à une réalité juridique internationale qui la coupe de fait de sa propension à justifier son autoritarisme népotiste par des délires abstraits pseudo-philosphiques.

Les fédéralistes ou les autonomistes passent leur temps à cribler les défauts du système français. Très souvent leurs analyses sont pointues et mériteraient une large publicité. Mais ils ne tirent pas la conclusion de leurs études: ils persistent dans l'illusion réformiste. Ce n'est pas la véracité des faits qui compte lorsque l'on brave la république. La république prétend détenir la Vérité. Soumise à une critique elle se lance dans un travail de dialectique républicaine, aussi creux que redondant. Si par malheur le récalcitrant appuie son discours par des faits, l'état français pressé de répondre pratique alors un dialogue fort simple et très sain: celui du plus fort. A ce jeu là, peu de particulier peuvent affronter un état idéologiquement encadré, servi par des médias, une école, une justice, une police et des factions marqués du sceau de la complicité et du zèle.

Ces gentilles revendications bretonnes méritent une large diffusion, mais c'est revendiquer là, auprès d'une république qui a guillotiné Louis XVI, des comptes qu'elle a liquidé en même temps que ce bon roi. Louis Mélennec réclame un statut qui prévalait du temps de la monarchie à une République qui l'a abattu sans s'embarrasser de procédures. Les royalistes aussi pourraient réclamer la réouverture du procès de Louis XVI, sa réhabilitation et de fait la restauration d'une monarchie constitutionnelle en France. Mais pour connaître la république, ils s'épargnent ces efforts inutiles. La République se fiche du droit international ou de la simple justice comme elle l'a prouvé si souvent: sa loi est mystique et millénariste, elle se justifie par elle même et pour elle même. Si un individu vous frappe et que vous lui demandez des comptes et que ce dernier vous répond "Je fais ce que je veux", le champ du débat se restreint considérablement. A vous en conséquence de ne pas ajouter la stupidité à l'inattention en continuant sur le ton de la courtoisie. Une règle militaire simple veut qu'un adversaire qui se risque à attaquer un acteur Y et y perd deux fois plus d'effectifs que sa cible cesse rapidement ses assauts. La République connaît bien Clausewitz. Elle avance tant qu'elle détruit son ennemi par un engagement ascendant de force brute. Les bretons gagneraient en temps et en capacité d'expertise en lisant cet illustre militaire allemand qui inspire la stratégie française depuis si longtemps. La République Française a effectivement admis la liberté des peuples dont celui du peuple vietnamien, mais cela seulement après Waterloo et Dien Bien Phu.

La France républicaine et jacobine a fait ce qu'elle a voulu en Bretagne. Elle l'a tué, pillé, brûlé, liquider ses libertés, acheter ses élites, détruit son génie particulier, corrompu sa jeunesse, armé des bandes de renégats pour la diviser, saigné économiquement, détruit écologiquement, entraîné dans des guerres pour lesquelles notre pays n'avait aucune raison de participer. Elle a persécuté un peuple et continue de l'opprimer culturellement, politiquement, économiquement. Cette oppression est si aboutie que le peuple lui même est très majoritairement satisfait de son sort d'esclave. La République a d'abord liquidé la France avant de s'imposer, la France des pays et des peuples. L'occitan a été aussi persécuté que le breton. Aujourd'hui le champ de ruine culturel et social qu'est la république aboutie ne laisse aucun autre constat que celui de son fanatisme et de son impasse. Il apparaît donc comme une évidence que ce ne sont pas des réclamations polies, même au niveau européen, qui engendreront un changement de politique de sa part vis à vis du peuple breton. Ces revendications juridiques et historiques sont sérieuses mais n'auront de poids réel dans des négociations que si cela recoupe le sérieux d'une lutte populaire.

Le nationalisme pose qu'à la révolution française doit s'opposer un front breton pour la création d'une nation bretonne, un front dont la base doctrinale serait la défense des libertés bretonnes, la renaissance de la culture de notre peuple ainsi qu'une prise en compte de la réalité idéologique de notre ennemi dans nos méthodes et actions mais aussi dans notre dialectique. Le nationalisme breton est un projet révolutionnaire à l'image du sionisme. S'il ne l'est pas, il sombre dans le provincialisme d'ancien régime qui ne fait de mal à personne et qui n'est pas séditieux pour un lur. Son idéal est "Breizh", projet de refondation nationale et spirituelle sur base ethnique et sociale, et non pas la vénération de la litanie des images d'Epinal de la Bretagne de l'Union Régionaliste Bretonne (aussi vénérable soit-elle) ou des maronniers du "mouvament berton". 1532, 1488, 1789...Il ne devrait plus y avoir de débat sur la réalité historique bretonne depuis longtemps. C'est péché par modération que de s'acharner dans cette voie du souvenir pieu. Nous avons passé le cap de la différenciation depuis longtemps. Nous n'avons plus à justifier ce que nous sommes, c'est faire accroire que nous doutons de nous mêmes. Trop nombreux sont ceux qui veulent faire connaître l'originalité bretonne au lieu d'en assurer la survie en agissant politiquement contre la République Jacobine. C'est la marche vers la libération qui doit nous occuper. Les revendications régionalistes sont des étapes obligatoires, mais pas des fins en soi. A ne plus parler de nation bretonne comme concept contemporain, d'idéal breton et celtique post moderne, de modèle social et culturel particulier et novateur, on se contente de vouloir changer le contenant sans toucher au contenu. La Bretagne contemporaine pour les nationalistes est une calamité, Breizh est une espérance. C'est cet élan vers une Bretagne nouvelle et totale qui fait la différence, sans pour autant couper le militant national des questions immédiates et concrètes du combat breton qui peuvent recouper des inquiétudes régionalistes. Sans audace ni ambition, sans imagination ni rupture, la Bretagne ne pourra pas se défaire de sa médiocrité actuelle. Aussi est il temps de passer de Théodore Botrel à la révolution bretonne, sociale et nationale. Il est temps aussi de ne plus mendier. A partir du moment ou on ne veut pas de nous, nous n'avons pas besoin de nous faire désirer?

"Les bretons sont gentils", mais cette gentillesse nous a coûté cher et il est grand temps de liquider ce luxe. Les fédéralistes voit dans l'état français une entité réformable. Les nationalistes eux pensent que la République Française est un bloc qui ne discute pas et qui de fait impose le rapport de force. C'est également notre conviction. Réclamer dans le cadre historique français la restauration d'une situation antérieure, c'est ne pas comprendre que le processus révolutionnaire français est acquis et définitif. Il a par contre l'intérêt d'apporter un contraste entre hier, aujourd'hui et le futur possible. La France jacobine n'est pas une erreur de l'histoire, c'est une conséquence logique d'une décadence générale. La France a accouché de la révolution jacobine en toute cohérence. Avant Robespierre il y avait Louis XIV. Que faire donc face à une entité qui ne vous écoutera jamais, ne croit qu'à la terreur et l'oppression, vous étouffe tous les jours un peu plus ? La résistance concrète, immédiate, intelligente. On ne demande pas à un tortionnaire de serrer le noeud un peu moins fort au motif que la bienséance l'exige: on lui règle son compte à la première occasion.

La volonté nationale bretonne, volonté de vivre libre en respect de la tradition du pays, doit au contraire incarner la "contre-révolution française". Elle suppose doctrinalement de rompre avec l'héritage français et dans la pratique de rivaliser de pragmatisme. C'est pourquoi, en termes de communication, l'idée de Louis Mélennec est positive, mais en termes politique elle est insuffisante et renforce le besoin d'une organisation nationaliste forte, débarrassée des illusions d'une France réformée, et qui grâce à une plate forme sociale et nationale adéquate engage la formation d'un front nationaliste cohérent qui ne pratique que le rapport de force avec l'ennemi.

La stratégie nous pousse donc à diviser le camp entre nationaux et réformateurs, les seconds pouvant être d'utiles auxiliaires contre la République, mais certainement pas le noyau dur de la renaissance nationale. Il faut donc créer une nation bretonne sur les bases du peuple breton et de son histoire, engager concrètement la destruction de la francité en Bretagne par étape progressive, nationaliser les masses bretonnes enfin en s'engageant sur le terrain social et économique sans toutefois tomber dans des débats piégés par les politiciens français en Bretagne. Pour ce faire un parti national breton doit s'imposer, s'organiser autour de la langue nationale qu'est le breton, s'en prendre aux ennemis immédiats des derniers bastions de la bretonnité tout en faisant valoir socialement un nouveau point de vue breton. Les patriotes doivent s'accorder sur ces questions. Si la gauche, le centre et la droite bretonne s'entendent sur une base minimale de revendications pour la survie du peuple et la création de la nation, quelque chose de nouveau apparaîtra alors. Il est tout à fait surréaliste qu'en 2008, des nationalistes bretons passent le plus clair de leur temps à se haïr plutôt qu'à coopérer, même à minima, sur des enjeux qui engagent notre peuple dans sa survie. Breizh a besoin d'un personnel politique efficace, c'est à dire adulte, audacieux, insolent et créatif.

Cette réalité là est la plus urgente, si l'on veut pouvoir opposer un front concret à la France jacobine.

Renseignement français
From le Figaro
La DCRI : un FBI à la française
Christophe Cornevin et Jean-Marc Leclerc
30/06/2008 | Mise à jour : 18:36 | Commentaires 20

L'entrée de l'immeuble de la DCRIà Levallois-Perret. Le bâtiment est devenul'un des endroits les plus sécurisésde France.
Née de la fusion de la DST et des RG, la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur, forte de 4000 policiers spécialisés, est lancée officiellement mardi.
Rue de villiers, Levallois-Perret, 9 heures du matin. Une cohorte d'hommes et de femmes aux allures de passe-muraille s'engouffre dans un immeuble caparaçonné de verre opaque. Sans desserrer la mâchoire, ils pénètrent dans un hall tout droit sorti d'un décor de science-fiction version années 1970. Tour à tour, sous l'œil des cerbères du service de sécurité du ministère de l'Intérieur, ils franchissent un sas électronique, sont avalés par des ascenseurs avant de disparaître dans les entrailles d'un vaisseau fantôme devenu l'un des endroits les plus sécurisés de France. Là, sur plus de 25 000 mètres carrés de bureaux encombrés de caméras de surveillance et de détecteurs anti-intrusion, ces «flics» de l'ombre travaillent déjà sans relâche à déjouer les attentats, démasquer les espions infiltrés, défendre l'intégrité de l'État et des entreprises françaises. Ils sont le fer de lance de la police du XXIe siècle. Avec eux, un nouveau FBI à la française vient de naître.

Après un an de gestation, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sera officiellement lancée mardi. Sonnant le glas des mythiques Direction de la surveillance du territoire (DST), créée en 1944, et des Renseignements généraux (RG), nés au début du XXe siècle, qui fusionnent en son sein, cette inédite machine de guerre contre le terrorisme a de quoi faire fantasmer les amateurs d'espionnage. Il faut dire que la «superagence», chantier lancé début 2005 par Nicolas Sarkozy et confié dès son arrivée à l'Élysée à Michèle Alliot-Marie, est en passe de devenir un outil redoutable. Le Mécano n'a pas été simple : d'abord trouver le site. Une soixantaine d'immeubles ont été étudiés et dix visités avant que le site de Levallois-Perret, anciennement occupé par Euro RSCG, ne soit retenu en location avec une option d'achat supposée intervenir le 31 décembre 2026. Coût de cette opération pour l'État : 366,2 millions d'euros. «Particulièrement élevé», note la Cour des comptes qui épingle par ailleurs des «travaux longs et coûteux». «La sécurité des Français n'a pas de prix», répond un haut fonctionnaire.

Dans un des plus grands jeux de chaises musicales jamais organisés au sein des forces de l'ordre, 6 000 policiers des défunts RG et DST ont choisi de rester dans la nouvelle direction ou de rejoindre la sécurité publique pour travailler sur les violences urbaines. Aujourd'hui, pas moins de 4 000 fonctionnaires, dont 3 000 agents «actifs», sont affectés à la DCRI. Le «pôle» de Levallois abrite à lui seul 1 800 policiers. Triés sur le volet, tous sont appelés à être habilités au secret-défense après que leur vie privée a été passée au crible par un redoutable service interne de sécurité. «Tous, même les plus irréprochables, ont fait l'objet d'une minutieuse enquête de personnalité pour traquer la moindre vulnérabilité, confie-t-on à la Direction générale de la police nationale. Dans l'absolu, un policier marié à une Asiatique, ayant une origine orientale ou de la famille vivant dans un pays de l'Est sera écarté de la DCRI. Nous savons que des services étrangers cherchent à nous infiltrer.» Évidemment, nos espions n'ont le droit d'évoquer leur appartenance qu'à des gens eux aussi habilités «secret défense». «Seul James Bond décline sa qualité quand il débarque quelque part…», ricane un commissaire de la DCRI.

Leur mission ? Agir en «milieu fermé» pour lutter contre les menées subversives. «La lutte contre le terrorisme islamiste est assignée comme une priorité absolue, confie un fonctionnaire de haut rang. Plus que jamais, un attentat sur le sol français est notre principale source d'angoisse. Ce n'est pas parce que les poseurs de bombe n'ont pas frappé notre territoire depuis douze ans qu'al-Qaida nous a oublié.» L'assassinat des quatre touristes en Mauritanie en décembre dernier et, plus récemment, celui d'un ingénieur français en Algérie ont retenti comme autant de signaux d'alerte dans les murs de la DCRI. «Nous allons enfin conjuguer au sein d'une même structure la puissance d'analyse de la DST et l'ancrage territorial des Renseignements générau x dans chaque département», se félicite-t-on Place Beauvau. Premier avantage : éviter les «doublons» comme lors d'un «exemplaire» dossier terroriste où, sans se concerter, le contre-espionnage avait mis sur écoute un islamiste, tandis que leurs homologues des RG chassaient le même lièvre en mettant son épouse sur écoutes. Par ailleurs, quelque 1 200 agents de la DCRI déploient leurs antennes dans les grandes agglomérations comme dans les coins les plus reculés du pays afin d'effectuer ce qu'ils appellent dans leur jargon du «décèlement précoce». Ils seront affectés dans des commissariats ou des logements indépendants. Autant dire une constellation d'îlots estampillés «secret défense» au milieu d'un océan policier où l'information circule. Une dizaine d'agents de liaison basés dans les régions les plus sensibles du globe complètent le dispositif. «Notre pôle renseignement a la capacité de traiter judiciairement et sans intermédiaire un “tuyau” obtenu au Maghreb, se réjouit un des artisans du dossier. Notre unité opérationnelle intégrée va gagner en efficacité et en rapidité.»


Potentiel humain
Car les superagents français misent d'abord sur le potentiel humain. «Depuis le 11 septembre 2001, on a pu mesurer les dangers d'un excès de confiance dans un renseignement d'essence purement technique», explique un expert à Paris. Sans qu'il soit bien sûr question de délaisser la technologie. Dans le cadre des classiques écoutes administratives autorisées par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité, ils peuvent déjà enregistrer les conversations téléphoniques, même en cas d'appel crypté. Ils peuvent aussi accéder en direct au contenu des SMS et des courriels.

Pour remonter les traces de communications entre les membres d'un réseau, la DCRI possède depuis mai 2007, à Levallois, une mini-plate-forme qui permet de récupérer auprès des opérateurs de téléphonie la liste de tous les appels entrant et sortant sur l'ensemble des lignes d'un abonné, de se faire communiquer ses documents d'inscription avec son adresse et ses coordonnées bancaires. Ses agents peuvent aussi exiger de connaître tous les sites Internet ou adresses de forum sur lesquels un terroriste présumé a pu se connecter. Qu'il s'agisse d'un appel sur mobile, d'un courriel ou d'un simple texto, les «grandes oreilles» de la République peuvent ainsi savoir à tout moment qui a contacté qui, où et quand.

Ce n'est pas tout. Le «nid d'espions» de Levallois bénéficie des derniers mouchards d'interception de signaux hertziens de la DST, installés notamment dans des véhicules banalisés ou logés dans de discrètes mallettes.

S'il s'agit de traiter une cible à l'étranger, la DGSE est là pour seconder la police, comme récemment, lors du placement sur écoute du téléphone mobile d'un homme d'affaire moyen-oriental suspecté de se livrer à un trafic de drogue au profit de groupes islamistes. Seuls les services de l'armée possèdent, en effet, les outils adéquats. La DGSE, avec ses satellites, ses bateaux et ses avions espions truffés d'électronique, fournit en outre les photos prises du ciel, comme les clichés de surveillance d'un entrepôt ou d'une bergerie dans le maquis corse…

Pour un magistrat antiterroriste, «la DCRI constitue un plus évident. Enfin, nous disposerons d'une analyse qui mettra en perspective les informations recueillies dans l'Hexagone, par exemple, à la sortie des mosquées, et les renseignements issus de l'étranger. Les procès-verbaux qui fondent nos actes d'accusation seront plus denses et mieux construits.»

Les entreprises pourraient aussi avoir à se réjouir de cette petite révolution. Car la DCRI réfléchit à la création en son sein d'un «guichet unique» pour les sociétés stratégiques françaises destiné à les renseigner sur le contexte de la passation de divers accords commerciaux. «Une entreprise nationale qui voudrait s'informer sur la moralité d'un éventuel partenaire est actuellement obligée de recourir aux services d'une officine», explique un homme du sérail. Ce qui entretient un vivier d'anciens agents et de policiers qui vendent leurs carnets d'adresses pour satisfaire aux demandes.

À la tête de cette pyramide, un homme jouera un rôle essentiel. La nomination du préfet Bernard Squarcini comme patron de la DCRI est depuis longtemps une quasi-certitude. Devant être nommé mercredi en Conseil des ministres, l'homme a en effet des allures de candidat idéal pour ce poste ultrasensible. D'abord parce que celui que ses hommes surnomment avec respect le «Squale» navigue depuis plus d'un quart de siècle dans les eaux profondes du renseignement. Né en 1955 à Rabat, au Maroc, il a été numéro deux des RG et patron de la DST.

Ses précieux tuyaux, ayant notamment permis de capturer Yvan Colonna, en ont vite fait un «incontournable» du sérail. Autre atout, et non le moindre, ce haut fonctionnaire est un fidèle parmi les fidèles de Nicolas Sarkozy qui a multiplié les marques d'estime à l'égard de «Bernard». L'onctuosité cardinalice de son propos, sa rondeur de diplomate et son goût prononcé à fuir les caméras font le reste. Depuis son bureau, l'homme fort du renseignement opérationnel va diriger 175 commissaires, soit 10 % de l'effectif total.

Une force de frappe qui pourrait bien faire école chez les autres espions tricolores. Des groupes de réflexion sont déjà au travail dans les armées pour réfléchir à une fusion de la Direction du renseignement militaire et de la Direction de la protection et de la sécurité de la défense. Leurs conclusions seront bientôt rendues au président de la République. Le ministère des Finances pourrait également être invité à réfléchir au rapprochement de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et de Tracfin, la structure de Bercy chargée de la détection des mouvements financiers frauduleux. Une succession de fusions qui pourraient bien changer le visage du renseignement français.

A rapprocher de

La gendarmerie sous tutelle du ministère de l'Intérieur

Pour marquer son rapprochement avec le ministère de l'Intérieur, le nouveau directeur général de la gendarmerie, le général Gilles, s'installera Place Beauvau le 1er janvier prochain.

"Grâce à sa présence sur 95 % du territoire, la gendarmerie exerce elle aussi une précieuse mission de renseignement. Notre proximité unique avec le terroir nous permet de déceler les moindres vulnérabilités. Le terrorisme avance à couvert et la gendarmerie a toute sa place pour déceler ce que j'appellerai « les signaux de basse intensité », les comportements à risque précoces. Par son ancrage géographique, la gendarmerie écoute. Elle observe, elle récolte, elle exploite… [...]


La légitime défense est ouverte
LOUIS MELENNEC
EN MATIERE DE CRIMES CONTRE L´HUMANITE, IL N´Y A PAS DE PRESCRIPTION

LA BRETAGNE, INFORMEE DES CRIMES DONT ELLE A ETE VICTIME PENDANT CINQ SIECLES CONSECUTIFS, EXIGE DE LA FRANCE qu´elle demande pardon, devant les Instances Internationales :
- de l´avoir envahie par ses hordes soldatesques, à deux reprise à la fin du XV ème siècle, en 1488 et en 1491, profitant de la maladie de son Souverain, le Duc François II de Bretagne, et de la minorité de la princesse héritière Anne, sans autre raison que de s´emparer du Pays, entreprise dans laquelle, pendant mille ans, elle avait toujours échoué, régulièrement battue par les Bretons, intransigeants sur leur Liberté;
- d´ avoir exterminé sur le champ de bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, en 1488, La moitié de l´armée nationale bretonne, soit 6000 hommes;
- de s´être emparée, à partir de la mort d´Anne de Bretagne, en 1514, occupant le Pays à la faveur de la minorité du Prince Héritier (le Duc Henry, petit fils d´Anne de Bretagne, fils de Claude de France), profitant de ce que la Bretagne, sans armée, ne pouvait se défendre, de tous les leviers de commande gouvernementaux, administratifs, judiciaires, financiers, pour y placer ses créatures françaises (et quelques « collabos » bretons), afin de paralyser en sa faveur toute tentative du Pays de se libérer du joug étranger;
- d´avoir anéanti le gouvernement breton, en lui ôtant tous ses pouvoirs constitutionnels;
- d´avoir aboli la fonction de Premier Ministre-Chancelier, pour attribuer toutes ses prérogatives au Chancelier de France, celui-ci étant représenté en Bretagne par un «Gauleiter», pompeusement baptisé «Vice-chancelier» (sic);
- d´avoir spolié le Prince légitime, le Duc Henry, de la couronne de Bretagne, pour placer sur le trône breton le dauphin de France, fils aîné du roi étranger François 1er, en violation des lois de succession en vigueur;
- en 1532, s´étant rendue maîtresse du pays, de s´être livrée à une mascarade juridique, usant de la peur, de la corruption, du mensonge, toutes manoeuvres minables, interdites par le droit, pour faire accroire que la Bretagne consent à ce que la France ose dénommer le «Traité (!) d´Union perpétuelle» .
C´est en vertu de ce chiffon de papier, ( identique au prétendu « Traité d´Union » imposé par l´Angleterre à l´Ecosse en 1707 ), proclamé unilatéralement par un édit français, sans aucune négociation avec les instances bretonnes compétentes, nul et de nul effet en Bretagne, comme émanant d´un pays étranger, que la France occupe encore, sans aucun titre valable au regard du droit international, le territoire National breton;
- Ayant pris des engagements solennels à l´égard de la Bretagne, en 1532, de les avoir honteusement violés, année après année, transformant les relations entre les deux pays en affrontements permanents, extrêmement préjudiciables : enrôlement - interdit par les textes - des bretons dans les armées françaises, pour les faire combattre contre des pays avec lesquels ils n´avaient aucun contentieux, dans des guerres qui n´étaient pas les leurs ;
jugement des Bretons - interdit par les textes - par les juridictions françaises, le conseil royal, le conseil d´Etat, le roi de France;
impositions - interdites par les textes - forcées, illégales, non consenties par les Etats de Bretagne, drainant vers la France des sommes colossales (pour les impôts indirects surtout), englouties par la Cour de Versailles, dans ses dépenses somptuaires et ses guerres meurtrières, privant la Bretagne, pendant deux siècles et demi, d´investissements productifs (ports, canaux, industries, édifices publics... des calculs sont en cours pour évaluer cette perte immense), transformant la Bretagne en vache à lait, au moyens de procédés illégaux, dont certains extrêmement choquants; d´avoir aboli la monnaie bretonne .... (la liste de ces violations est interminables; plusieurs thèses de doctorat leurs sont consacrées, dont celle de MOY, et de BONVALLET);
- d´avoir, en violation flagrante des textes, placé des créatures françaises dans toutes les fonctions importantes du Pays, et de l´avoir asservi, strictement, comme une colonie, en ne laissant aux bretons, que les fonctions inférieures ou subalternes. Les fonctions de Gouverneurs militaires, de Gouverneurs civils (Intendants ), de Premier Président et de Présidents de chambre du Parlement, de Président de la chambre des comptes, de Grand Amiral de Bretagne....., ont été confiées aux seuls Français; les Bretons, à de rares exceptions près, out été exclus, dans leur propre pays, des fonctions épiscopales, alors que les textes de 1532 interdisaient péremptoirement aux Français d´y accéder ; de même, les revenus des abbayes et des biens religieux, leur ont été attribués en priorité; les magistrats bretons ont été humiliés, interdits d´exercer les hautes fonctions de l´appareil judiciaire, devant céder la prééminence aux juges étrangers, ceux ci étant, de surcroÎt, gratifiés de traitements supérieurs à ceux des «originaires» ; des fractions importantes du patrimoine bretons ont été attribués en « récompense » à des seigneurs français, en même temps que des pensions élevées, prélevées sur les finances bretonnes;
- d´avoir ruiné l´économie bretonne, par l´accaparement d´un fraction importante des ressources fiscales, l´interdiction de conclure des traités de commerce avec les partenaires habituels de la Bretagne ( Angleterre, Hollande, Espagne ...), la mise à l´écart de la Bretagne des circuits commerciaux européens, du fait des guerres constantes de la France contre tous, d´exporter les produits qui faisaient la richesse du pays (toiles, sel ...), les entraves de toutes sortes apportées à l´ activité économique (interdiction de planter de nouvelles vignes, en vue d´obliger les habitants à importer des vins français, frappés de lourdes taxes lors de l´entrée en Bretagne ...), la perception d´impôts indirects très lourds sur les produits consommés ), les ponctions humaines considérables pour les conflits armés, l´expansion coloniale ...
- d´avoir, en 1789, au nom de principes prétendument universels, après avoir insulté les députés bretons, les traitant de « pygmées » (! ! !), puis les avoir jetés en prison, détruit d´une manière brutale et unilatérale l´autonomie administrative du pays, auquel la monarchie avait toujours garanti le droit de discuter de ses impôts et de sa législation, procédant, contre la très ferme opposition de toute la population, à la destruction totale du pays en tant que tel, à la suppression de ses circonscriptions administratives, avec la prétention hallucinante de lui interdire d´être une Nation; ce qu´est la Bretagne depuis le IX ème siècle au moins, la France n´ayant acquis cette qualité qu´au XV ème siècle au plus tôt;
- d´avoir, pendant toute la durée du 19 ème siècle, et la première moitié du 20 ème siècle (ce dont les grands parents, les parents et le soussigné ont été les témoins), par des procédés ignobles, procédé à une véritable lobotomie et à un lavage de cerveaux, interdisant l´usage de la langue ancestrale, procédant à une persécution culturelle inouie, dignes de sauvages, l´idiome ancestral, plus ancien que le français, véritable chef d´oeuvre linguistique, étant qualifié de « langage préhistorique, d´hommes de cro-magnon, d´onopatopées inarticulées, de véhicule de l´ignorance, de l´imbécilité, de la supersticion » ... etc.;
- d´avoir sciemment, volontairement, d´une manière calculée, procédé à un assassinat culturel et linguistique, dans le but affiché dans d´innombrales directives, lettres, documents ministériels, préfectoraux, municipaux .... d´abolir la culture locale (celle de Tristan, du Roi Arthur, de la Table ronde, de Mélusine ...), pour acculturer le Pays, et de lui greffer une culture beaucoup moins ancienne, et, à vrai dire, vulgaire sur de nombreux points;
- d´avoir, par des procédés ignobles ( punitions des enfants et des parents, interdiction faites aux prêtres de faire leur prêche dans la seule langue parlée par la population, suspension du traitement des religieux considérés comme « coupables », interdiction d´administrer la communion aux enfants parlant insuffisamment le français, selon les critères définis à Paris, obligation de suspendre à son cou un « symbole » pour les enfants surpris à parler leur langue (dont le plus abominable: une ardoise portant la mention: BRETON = COCHON ), créé chez les Bretons, pendant plusieurs générations, la perte de confiance en eux, des troubles parfois graves du comportement, un malaise existentiel très profond, des troubles de l´identité, toutes manifestations qui ont été décrites par les psychiatres, et qui laissent des traces à distance;
- d´avoir, sous le régime de Vichy, dans le seul but d´affaiblir politiquement le Pays, créé une ligne de démarcation, séparant les provinces du nord du pays du département de Loire Atlantique, le plus cher au coeur des Bretons, comme ayant abrité la Dynastie ducale et le Gouvernement souverain de Bretagne pendant plusieurs siècles, et qui, par ses monuments, ses tombeaux, ses vestiges historiques est le symbole le plus admirable du Pays, de n´être pas confondu avec celui d´à côté; cette frontière est aussi honteuse que le mur de Berlin, car celui-ci a été abattu en 1989;
- de continuer, d´une manière ostensible, à s´opposer à l´enseignement et à la transmission de la langue bretonne, en spéculant sur la mort de 20000 bretonnants chaque année, pour quelques dizaines de néo-bretonnants autorisés à s´inscrire dans les quelques classes créées chaque année, alors que c´est la Bretagne qui finance la construction de ses écoles, forme la totalité de ses maîtres, assure le financement de son enseignement, avec d´ailleurs, des résultats supérieurs à ceux des Français.

Les Français, pas plus que les Anglais en Ecosse, les Castillans en Catalogne ou au Pays Basque, ne sont pas chez eux en Bretagne.
Le temps des colonies est terminé. Les Bretons ne demandent rien aux Français.
Ils EXIGENT, de même que les Ecossais, que le pays qui les a conquis et détruits évacue leur sol, et leur restitue leur territoire, dans sa totalité, dans les termes du droit international; sans violence, selon les Principes Universels définis dans les Déclarations des Droits de l´Homme et les Conventions internationales.



LOUIS MELENNEC, docteur en droit et en médecine; ex chargé d´enseignement des Facultés de droit, ex-consultant près le Médiateur de la République française.

La légitime défense est ouverte
LOUIS MELENNEC
EN MATIERE DE CRIMES CONTRE L´HUMANITE, IL N´Y A PAS DE PRESCRIPTION

LA BRETAGNE, INFORMEE DES CRIMES DONT ELLE A ETE VICTIME PENDANT CINQ SIECLES CONSECUTIFS, EXIGE DE LA FRANCE qu´elle demande pardon, devant les Instances Internationales :
- de l´avoir envahie par ses hordes soldatesques, à deux reprise à la fin du XV ème siècle, en 1488 et en 1491, profitant de la maladie de son Souverain, le Duc François II de Bretagne, et de la minorité de la princesse héritière Anne, sans autre raison que de s´emparer du Pays, entreprise dans laquelle, pendant mille ans, elle avait toujours échoué, régulièrement battue par les Bretons, intransigeants sur leur Liberté;
- d´ avoir exterminé sur le champ de bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, en 1488, La moitié de l´armée nationale bretonne, soit 6000 hommes;
- de s´être emparée, à partir de la mort d´Anne de Bretagne, en 1514, occupant le Pays à la faveur de la minorité du Prince Héritier (le Duc Henry, petit fils d´Anne de Bretagne, fils de Claude de France), profitant de ce que la Bretagne, sans armée, ne pouvait se défendre, de tous les leviers de commande gouvernementaux, administratifs, judiciaires, financiers, pour y placer ses créatures françaises (et quelques « collabos » bretons), afin de paralyser en sa faveur toute tentative du Pays de se libérer du joug étranger;
- d´avoir anéanti le gouvernement breton, en lui ôtant tous ses pouvoirs constitutionnels;
- d´avoir aboli la fonction de Premier Ministre-Chancelier, pour attribuer toutes ses prérogatives au Chancelier de France, celui-ci étant représenté en Bretagne par un «Gauleiter», pompeusement baptisé «Vice-chancelier» (sic);
- d´avoir spolié le Prince légitime, le Duc Henry, de la couronne de Bretagne, pour placer sur le trône breton le dauphin de France, fils aîné du roi étranger François 1er, en violation des lois de succession en vigueur;
- en 1532, s´étant rendue maîtresse du pays, de s´être livrée à une mascarade juridique, usant de la peur, de la corruption, du mensonge, toutes manoeuvres minables, interdites par le droit, pour faire accroire que la Bretagne consent à ce que la France ose dénommer le «Traité (!) d´Union perpétuelle» .
C´est en vertu de ce chiffon de papier, ( identique au prétendu « Traité d´Union » imposé par l´Angleterre à l´Ecosse en 1707 ), proclamé unilatéralement par un édit français, sans aucune négociation avec les instances bretonnes compétentes, nul et de nul effet en Bretagne, comme émanant d´un pays étranger, que la France occupe encore, sans aucun titre valable au regard du droit international, le territoire National breton;
- Ayant pris des engagements solennels à l´égard de la Bretagne, en 1532, de les avoir honteusement violés, année après année, transformant les relations entre les deux pays en affrontements permanents, extrêmement préjudiciables : enrôlement - interdit par les textes - des bretons dans les armées françaises, pour les faire combattre contre des pays avec lesquels ils n´avaient aucun contentieux, dans des guerres qui n´étaient pas les leurs ;
jugement des Bretons - interdit par les textes - par les juridictions françaises, le conseil royal, le conseil d´Etat, le roi de France;
impositions - interdites par les textes - forcées, illégales, non consenties par les Etats de Bretagne, drainant vers la France des sommes colossales (pour les impôts indirects surtout), englouties par la Cour de Versailles, dans ses dépenses somptuaires et ses guerres meurtrières, privant la Bretagne, pendant deux siècles et demi, d´investissements productifs (ports, canaux, industries, édifices publics... des calculs sont en cours pour évaluer cette perte immense), transformant la Bretagne en vache à lait, au moyens de procédés illégaux, dont certains extrêmement choquants; d´avoir aboli la monnaie bretonne .... (la liste de ces violations est interminables; plusieurs thèses de doctorat leurs sont consacrées, dont celle de MOY, et de BONVALLET);
- d´avoir, en violation flagrante des textes, placé des créatures françaises dans toutes les fonctions importantes du Pays, et de l´avoir asservi, strictement, comme une colonie, en ne laissant aux bretons, que les fonctions inférieures ou subalternes. Les fonctions de Gouverneurs militaires, de Gouverneurs civils (Intendants ), de Premier Président et de Présidents de chambre du Parlement, de Président de la chambre des comptes, de Grand Amiral de Bretagne....., ont été confiées aux seuls Français; les Bretons, à de rares exceptions près, out été exclus, dans leur propre pays, des fonctions épiscopales, alors que les textes de 1532 interdisaient péremptoirement aux Français d´y accéder ; de même, les revenus des abbayes et des biens religieux, leur ont été attribués en priorité; les magistrats bretons ont été humiliés, interdits d´exercer les hautes fonctions de l´appareil judiciaire, devant céder la prééminence aux juges étrangers, ceux ci étant, de surcroÎt, gratifiés de traitements supérieurs à ceux des «originaires» ; des fractions importantes du patrimoine bretons ont été attribués en « récompense » à des seigneurs français, en même temps que des pensions élevées, prélevées sur les finances bretonnes;
- d´avoir ruiné l´économie bretonne, par l´accaparement d´un fraction importante des ressources fiscales, l´interdiction de conclure des traités de commerce avec les partenaires habituels de la Bretagne ( Angleterre, Hollande, Espagne ...), la mise à l´écart de la Bretagne des circuits commerciaux européens, du fait des guerres constantes de la France contre tous, d´exporter les produits qui faisaient la richesse du pays (toiles, sel ...), les entraves de toutes sortes apportées à l´ activité économique (interdiction de planter de nouvelles vignes, en vue d´obliger les habitants à importer des vins français, frappés de lourdes taxes lors de l´entrée en Bretagne ...), la perception d´impôts indirects très lourds sur les produits consommés ), les ponctions humaines considérables pour les conflits armés, l´expansion coloniale ...
- d´avoir, en 1789, au nom de principes prétendument universels, après avoir insulté les députés bretons, les traitant de « pygmées » (! ! !), puis les avoir jetés en prison, détruit d´une manière brutale et unilatérale l´autonomie administrative du pays, auquel la monarchie avait toujours garanti le droit de discuter de ses impôts et de sa législation, procédant, contre la très ferme opposition de toute la population, à la destruction totale du pays en tant que tel, à la suppression de ses circonscriptions administratives, avec la prétention hallucinante de lui interdire d´être une Nation; ce qu´est la Bretagne depuis le IX ème siècle au moins, la France n´ayant acquis cette qualité qu´au XV ème siècle au plus tôt;
- d´avoir, pendant toute la durée du 19 ème siècle, et la première moitié du 20 ème siècle (ce dont les grands parents, les parents et le soussigné ont été les témoins), par des procédés ignobles, procédé à une véritable lobotomie et à un lavage de cerveaux, interdisant l´usage de la langue ancestrale, procédant à une persécution culturelle inouie, dignes de sauvages, l´idiome ancestral, plus ancien que le français, véritable chef d´oeuvre linguistique, étant qualifié de « langage préhistorique, d´hommes de cro-magnon, d´onopatopées inarticulées, de véhicule de l´ignorance, de l´imbécilité, de la supersticion » ... etc.;
- d´avoir sciemment, volontairement, d´une manière calculée, procédé à un assassinat culturel et linguistique, dans le but affiché dans d´innombrales directives, lettres, documents ministériels, préfectoraux, municipaux .... d´abolir la culture locale (celle de Tristan, du Roi Arthur, de la Table ronde, de Mélusine ...), pour acculturer le Pays, et de lui greffer une culture beaucoup moins ancienne, et, à vrai dire, vulgaire sur de nombreux points;
- d´avoir, par des procédés ignobles ( punitions des enfants et des parents, interdiction faites aux prêtres de faire leur prêche dans la seule langue parlée par la population, suspension du traitement des religieux considérés comme « coupables », interdiction d´administrer la communion aux enfants parlant insuffisamment le français, selon les critères définis à Paris, obligation de suspendre à son cou un « symbole » pour les enfants surpris à parler leur langue (dont le plus abominable: une ardoise portant la mention: BRETON = COCHON ), créé chez les Bretons, pendant plusieurs générations, la perte de confiance en eux, des troubles parfois graves du comportement, un malaise existentiel très profond, des troubles de l´identité, toutes manifestations qui ont été décrites par les psychiatres, et qui laissent des traces à distance;
- d´avoir, sous le régime de Vichy, dans le seul but d´affaiblir politiquement le Pays, créé une ligne de démarcation, séparant les provinces du nord du pays du département de Loire Atlantique, le plus cher au coeur des Bretons, comme ayant abrité la Dynastie ducale et le Gouvernement souverain de Bretagne pendant plusieurs siècles, et qui, par ses monuments, ses tombeaux, ses vestiges historiques est le symbole le plus admirable du Pays, de n´être pas confondu avec celui d´à côté; cette frontière est aussi honteuse que le mur de Berlin, car celui-ci a été abattu en 1989;
- de continuer, d´une manière ostensible, à s´opposer à l´enseignement et à la transmission de la langue bretonne, en spéculant sur la mort de 20000 bretonnants chaque année, pour quelques dizaines de néo-bretonnants autorisés à s´inscrire dans les quelques classes créées chaque année, alors que c´est la Bretagne qui finance la construction de ses écoles, forme la totalité de ses maîtres, assure le financement de son enseignement, avec d´ailleurs, des résultats supérieurs à ceux des Français.

Les Français, pas plus que les Anglais en Ecosse, les Castillans en Catalogne ou au Pays Basque, ne sont pas chez eux en Bretagne.
Le temps des colonies est terminé. Les Bretons ne demandent rien aux Français.
Ils EXIGENT, de même que les Ecossais, que le pays qui les a conquis et détruits évacue leur sol, et leur restitue leur territoire, dans sa totalité, dans les termes du droit international; sans violence, selon les Principes Universels définis dans les Déclarations des Droits de l´Homme et les Conventions internationales.



LOUIS MELENNEC, docteur en droit et en médecine; ex chargé d´enseignement des Facultés de droit, ex-consultant près le Médiateur de la République française.

Droits de La Bretagne
Procès des Magistrats Bretons de la Chambre des vacations du Parlement de Bretagne

Discours de l' Abbé Maury, député de Picardie

devant l’Assemblée Constituante le 9 Janvier 1790


Messieurs,

Le fait que vous allez examiner dans ce moment est extrêmement simple. Onze magistrats qui formaient ci-devant la chambre des vacations de Rennes ont refusé, après l'expiration de leurs pouvoirs, d'enregistrer les lettres patentes rendues sur votre décret du 3 novembre, pour proroger indéfiniment leur commission et les vacances du parlement. Ce refus vous est dénoncé comme un crime de lèse-nation. Je n'ai l'honneur d'être ni Breton ni magistrat; mais, revêtu du caractère de représentant de la nation, je dirai la vérité avec tout le courage du patriotisme. J'invoquerai la justice en faveur de ces mêmes sénateurs qui, après en avoir été si longtemps les fidèles ministres, semblent menacés aujourd'hui d'en devenir les victimes. Je considérerai cette grande question sous trois rapports: relativement à la province de Bretagne, dont j'approfondirai les droits; relativement à la conduite des magistrats qui formaient la chambre des vacations à Rennes dont je discuterai les motifs; relativement enfin aux divers décrets qui vous sont proposés dont je développerai les conséquences.

Un principe fondamental qu'il ne faudra jamais perdre de vue dans cette cause, et qui n'est même pas contesté, c'est que la province de Bretagne jouit par sa constitution, du droit de consentir dans ses états la loi, l'impôt et tous les changements relatifs à l'administration de la justice: cette belle prérogative est la condition littérale et dirimante de la réunion de ce duché à la couronne de France.

Ce principe étant généralement reconnu dans cette assemblée, j'observe d'abord, messieurs, que la différence du droit public qui régit plusieurs de nos provinces, n'est point particulière à l'organisation de la France. Depuis qu'un petit nombre de familles s'est partagé la souveraineté de l'Europe, les grands États se sont successivement étendus et à des conditions toujours inégales, par des alliances, par des successions, par des traités ou par des conquêtes. Nous ne connaissons aucune puissance du premier ordre dont les sujets soient soumis à des lois uniformes. L'Irlande et l'Écosse ne jouissent pas des mêmes droits que l'Angleterre. L'Autriche, la Hongrie et la Bohême diffèrent autant par la législation que par la langue des peuples qui les habitent. Je n'étends pas plus loin cette énumération, qu'il me suffit de vous indiquer. Je remarque seulement que, quelque désirable que soit l'unité de gouvernement, aucune monarchie en Europe n'a pu parvenir encore à cette identité de droit public dans toutes ses provinces.

Mais cette différence de prérogatives ne doit pas exciter plus de jalousie entre les provinces, que l'inégalité des fortunes entre les citoyens. L'intérêt commun est que la justice soit respectée. Tous les droits particuliers reposent sous la sauvegarde de la foi publique. Ce sont

des barrières élevées contre le despotisme, qu'il faut accoutumer à s'arrêter devant les contrats qui le repoussent, pour l'avertir souvent que le pouvoir a ses limites. Il a besoin que ces conventions toujours réclamées lui rappellent que les peuples ont des droits, et c'est ainsi que les privilèges particuliers d'une province deviennent le bouclier de tout un royaume.

Les prérogatives de la Bretagne n'ont par conséquent rien d'odieux pour la nation française, si elles émanent d'une convention libre et inviolable. Cette convention que M. le comte de Mirabeau a paru dédaigner avec tant de hauteur, comme l'une de ces fables de l'antiquité que des législateurs doivent reléguer philosophiquement dans la poussière des bibliothèques, cette convention, messieurs n'est pas éloignée de nous de plus de deux siècles et demi.

Je ne dirai donc pas, comme cet orateur, que la Bretagne mériterait d'être écoutée, si elle produisait des titres anciens comme le temps et sacrés comme la nature, parce qu'en parlant ainsi je ne dirais rien; mais je vais tâcher de prouver que la Bretagne a des droits aussi anciens que la monarchie, et aussi sacrés que les contrats; et si je démontre qu'en vertu de ces droits on ne peut faire aucun changement dans l'administration de la justice en Bretagne sans le consentement des états de cette province, je n'aurai pas sans doute la gloire de vous avoir proposé un système philosophique, mais je croirai avoir bien raisonné, en prenant la défense des magistrats bretons.

L'Armorique ou la Bretagne fut démembrée de la monarchie française dès la première race de nos rois.Les habitants de cette province, qui, sous le nom de Celtes, luttèrent glorieusement contre César, et et balancèrent la puissance des légions romaines, furent toujours soumis à des souverains particuliers.Ces princes eurent pour suzerains les rois de France, et même les ducs de Normandie; mais ils exercèrent toujours une souveraineté immédiate sur les Bretons. Pour illustrer cette vassalité, les monarques français érigèrent dans le treizième siècle, en duché-pairie cette grande province, qui forme aujourd'hui la douzième partie de la population du royaume, et elle continua d'être indépendante de la nation française, sous l'empire des ducs de Bretagne.

La réunion de la Bretagne à la France avait été, pendant plusieurs siècles, le grand objet de la politique de nos rois. Le dernier duc de Bretagne, François II, étant mort sans enfants mâles, Anne de Bretagne, sa fille unique et son héritière, était déjà fiancée à l'empereur Maximilien, mais le roi Charles VIII parvint à faire rompre ce projet de mariage, et épousa lui-même Anne de Bretagne, en 1491.

Je ne m'arrête point dans ce moment aux clauses de ce contrat de mariage. On le cite souvent comme la véritable origine des privilèges de la Bretagne mais nous verrons bientôt que les droits de cette province sont fondés sur un contrat plus récent, dans lequel les Bretons eux-mêmes ont transigé avec le représentant souverain de la nation française.

Charles VIII, qui, pour épouser Anne de Bretagne, avait renvoyé Marguerite, fille de l'empereur Maximilien, quoiqu'elle eût déjà porté le titre de Dauphine, mourut sans postérité à l'âge de vingt-sept ans.


Il n'entre point dans mon sujet de développer ici le service immortel que le maréchal de Gié (Pierre de Rohan) rendit à la France, en faisant arrêter sur la Loire les équipages de la reine Anne, qui, après la mort de son mari en 1498, voulut se hâter de sortir du royaume, et de retourner dans ses Etats de Bretagne.

Pour assurer la réunion de cette grande province à la couronne, le successeur de Charles VIII, le bon père du peuple, Louis XII, épousa Anne de Bretagne, lorsqu'il eut fait déclarer nul son mariage avec Jeanne de Valois, qu'il avait épousée depuis vingt ans, et qui après son divorce alla fonder les Annonciades à Bourges.

Louis XII n'eut de son mariage avec Anne de Bretagne que deux filles, madame Claude et madame Renée de France. La loi salique n'ayant jamais été admise en Bretagne, les filles héritaient de ce duché, comme des autres grands fiefs du royaume. Ce fut pour en prévenir une seconde fois le démembrement, que Louis XII fit épouser sa fille Claude au duc d'Angoulême, son héritier présomptif.

Ce dernier prince, devenu si célèbre sous le nom de François Ier, eut deux enfants mâles de son mariage avec la fille de Louis XII. L'aîné de ces princes, Henri II, était appelé par droit de primogéniture au trône de France, et le cadet, duc d'Angoulême, devait hériter du duché souverain de Bretagne, en vertu du contrat de mariage d'Anne son aïeule avec Louis XII.

La France alarmée de ce nouveau démembrement de la Bretagne, dont elle ne voyait plus le terme, pressa François Ier de consommer, par un contrat synallagmatique et irrévocable, la réunion de cette province à la couronne. Pressé par les voeux de tout son peuple, François Ier alla tenir lui-même les états de Bretagne à Vannes en 1532. Ces états de Bretagne, dont on trouve aujourd'hui l'organisation si vicieuse, conclurent le traité au nom de tout le peuple breton: les deux nations transigèrent ensemble. La Bretagne fut unie à jamais à la couronne de France; et le contrat qui en renferme les conditions a été ratifié, depuis cette époque, de deux en deux ans, par tous les successeurs de François Ier jusqu'en 1789.

C'est l'exécution littérale de ce traité de Vannes en 1532 que réclament les Bretons. il n'y a rien de sacré parmi les hommes, si un pareil titre n'est pas respecté. La propriété individuelle de chaque citoyen fondée sur l'autorité des contrats, n'a point d'autre base queles droitsde cette province, qu'on appelle si improprement ses privilèges. Le peuple breton n'en jouit qu'à titre onéreux, puisqu'il ne se les assurés qu'en renonçant àla plus belle de toutes les prérogatives, je veux dire au droitd'avoir son souverain particulier. J'avertis les membres de l'assemblée nationale, qui nous parlent avec dédain des franchises de la Bretagne, que s'ils veulent nous réfuter, c'est à ce raisonnement surtout que nous les invitons ou plutôt que nous les défions de répondre jamais (I).

(I) Pendant que je développais ces faits historiques dans la tribune, un honorable membre, M. Freteau, qui a très bien remarqué l'impression que mon récit faisait sur l'Assemblée, m'a interrompu, et a demandé qu'il lui fût permis de me réfuter après que j'aurais parlé. Il a dit que j'altérais l'histoire de la Bretagne. J'ai demandé aussitôt moi-même à M. le Président que M. Freteau obtint la parole après moi, et je l'ai défié hautement de me contredire. M. Freteau n'a

pas jugé à propos de me répondre, et son silence m'a autant surpris que sa critique, dont il m'est impossible de deviner l'objet.

Le danger du démembrement prévu par François Ier, était plus réel qu'il ne se l'imaginait lui-même. Outre la séparation de la Bretagne, qui était annoncée par la succession collatérale de son fils cadet, cette province aurait été dévolue ensuite par la loi à d'autres princes qui en seraient devenus les héritiers naturels. Car la loi salique, je le répète, n'a jamais été admise en Bretagne: la représentation même y a toujours eu lieu; et par conséquent les filles pouvaient en hériter comme la reine Anne elle-même. Or, messieurs, la branche masculine des Valois fut éteinte à la mort de Henri III, en 1589; mais la postérité féminine des Valois, existe encore aujourd'hui dans les maisons de Lorraine et de Savoie, qui régneraient en Bretagne sans l'exclusion du traité de Vannes en 1532.

Tous les engagements des contrats sont réciproques. Il est donc démontré, et je ne crains pas de le publier en présence des représentants de la nation française, que la Bretagne est libre, et que nous n'avons plus aucun droit sur cette province, si nous ne voulons pas remplir fidèlement les conditions du traité qui l'a réunie à la couronne.

Cette conséquence découle de tous les principes sur lesquels l'ordre social est établi, et vous voudrez bien ne pas oublier, messieurs, que l'une des clauses de ce contrat porte formellement que la Bretagne aura un parlement, une chancellerie, une chambre des comptes, et qu'il ne sera fait aucun changement relatif à l'administration de la justice dans cette province, sans le consentement préalable de ses Etats.

Vous avez entendu, messieurs, l'un des préopinants vous dire dans cette tribune, que si la Bretagne ne voulait pas adopter la nouvelle constitution du royaume, il fallait terminer le différend les armes à la main.

Ah! messieurs, que le ministre d'un vieux despote endurci par un long abus du pouvoir eût osé proposer, dans un divan, cet exécrable argument du droit du plus fort, que pour se soustraire aux justes réclamations d'un peuple fidèle, il l'eût menacé du honteux expédient de le conquérir, et qu'il se fût ainsi flatté de rompre les engagements les plus sacrés du trône, en conseillant le plus grand des crimes à son imbécile souverain, je n'en serais pas surpris: le vizir aurait fait son métier, et il ne faut point attendre d'autre morale des suppôts du despotisme. Mais que, dans le dix-huitième siècle, un représentant de la nation française ait porté l'immoralité de ses opinions jusqu'à professer une pareille doctrine au milieu de l'Assemblée nationale, c'est un scandale qui n'avait jamais eu d'exemple, et qui, je l'espère, n'aura jamais d'imitateurs.

Que dis-je, messieurs? le roi le plus conquérant qui ait gouverné la France aurait repoussé avec indignation le lâche conseil de violer envers ses propres sujets la foi tutélaire des traités. Louis XIV, dont l'âme fière et haute ne cédait pas aisément aux contradictions Louis XIV, animé par le sentiment le plus dominant du cúur humain, par l'amour paternel, conserva jusque dans sa tendresse pour son fils le comte de Toulouse, le respect qu'il devait à la constitution de la Bretagne. Ce monarque aussi calomnié depuis sa mort qu'il avait été flatté pendant sa vie,

voulut nommer le comte de Toulouse grand amiral de France. On lui représenta que les provinces maritimes du royaume avaient été dépouillées du droit de conserver un amiral particulier, mais que la Bretagne n'avait jamais renoncé à cette prérogative. Louis XIV, qui savait régner sur les français, écarta toutes ces discussions délicates sur l'autorité royale, et il concilia tous les intérêts, en unissant à perpétuité, en 1695, la grande amirauté de France au gouvernement de la Bretagne.

Cet hommage rendu par Louis le Grand aux droits de la Bretagne nous avertit, messieurs, des égards que nous devons à la constitution de cette province. Tout est singulier dans la coutume, dans ses franchises, dans son administration, dans ses tribunaux. La commission intermédiaire des états y a pris la défense des magistrats? toutes les fois que l'autorité a entrepris des innovations dans l'ordre judiciaire. Dans nos autres provinces la constitution est confiée à la garde des parlements, au lieu qu'en Bretagne le parlement est sous la protection immédiate de la constitution bretonne. Ce parlement constitutionnel n'enregistre jamais les impôts qu'après le consentement des états. On vous a dit, messieurs, que cette cour avait accablé le peuple d'une surcharge de plus de dix millions d'impositions, dans la participation des états de la province. Le fait est incontestable; mais il suffit d'en indiquer les dates pour en réfuter les conséquences. En 1765, les magistrats du parlement de Rennes donnèrent leur démission.et furent remplacés par une commission de douze juges, connue en Bretagne sous le nom de Baillage d'Aiguillon. En 1771, la révolution générale.de toutes la magistrature du royaume éloigna du parlement de Rennes les ministres nationaux de la loi. Ce n'est qu'à ces deux époques, ce n'est que par ces deux commissions passagères que les impôts ont été enregistrés à Rennes sans le consentement des états; car c'est toujours à ces lâches complaisances, à ces honteuses prévarications que l'on reconnaît tous ces tribunaux ministériels, où l'on n'introduit des fantômes de la magistrature, que pour installer, dans le temple.même des lois, les complices du despotisme.

On nous dit encore, messieurs, que la province de Bretagne a renoncé à tous ses privilèges, et qu'une foule d'adresses parvenues à l'Assemblée nationale en a constaté l'abandon.

Je suis loin de contester les bienfaits que notre nouvelle constitution prépare à tout le royaume; mais, plus ils sont désirables, moins nous avons besoin de supporter une abdication anticipée de la constitution bretonne, que le peuple de cette province n'a pu encore nous manifester. L'intérêt est le grand mobile des délibérations publiques lorsqu'elles sont parfaitement libres. Or, messieurs, lisez dans l'ouvrage de M. Necker le tableau comparé des contributions de toutes les provinces; vous y verrez qu'en vertu de cette constitution barbare à laquelle on prétend que les Bretons sont si impatients de se soustraire, chaque propriétaire, chaque individu paye la moitié moins d'impositions en Bretagne qu'on n'en supporte dans les autres provinces des pays d'élection. Est-il vraisemblable que pour embrasser votre constitution, et pour s'assimiler en tout au reste du royaume, les communes de Bretagne soient disposées à doubler le prix de leurs contributions? Ce mouvement d'enthousiasme est si extraordinaire, qu'il est au moins prudent et convenable d'en attendre l'acte solennel, pour le déposer dans le trésor des chartes de la nation française.

Eh! par où, eh! comment ce voeu du peuple breton peut-il nous avoir été transmis?


Nous avons défendu à toutes les provinces de s'assembler. Aucune division du royaume n'a donc pu prendre une détermination légale; et le patriotisme admirable sans doute que l'on attribue aux Bretons n'a pas su franchir encore la barrière qu'opposent nos décrets aux assemblées des provinces.

Quoi, messieurs! il faut qu'un arrêt du conseil autorise aujourd'hui les baillages à se réunir pour élire des suppléants, ou des représentants à l'assemblée nationale; et une province, et une province privilégiée aurait le droit de nous transmettre son vúu constitutionnel, sans avoir même besoin de s'assembler!nous avons un si grand intérêt à obtenir des bretons cette abdication volontaire, de leurs anciennes franchises, que nous devons leur faciliter l'exécution de toutes les formes légales qui peuvent seules garantir la validité de leur renonciation.

Lorsque, dans la fameuse nuit du 4 août dernier, les représentants des provinces ont souscrit à l'abrogation de leurs privilèges, les soixante-dix députés de la bretagne nous ont déclaré qu'ils étaient sans mission et sans pouvoirs pour faire un pareil sacrifice au nom de leurs commettants. ils nous ont promis de le solliciter, et nous ont annoncé l'espérance de l'obtenir; mais la défense que vous avez faite aux provinces de s'assembler n'a pas encore permis à la Bretagne de délibérer sur cette renonciation. Inutilement prétendrait-on remplacer ce voeu d'une province par les adresses des villes qui adhèrent à tous nos décrets..Qui ne sait, messieurs, que ces signatures souvent mendiées ou extorquées, ou même contraintes, n'ont aucune force dirimante pour anéantir un contrat?
J'aurai bientôt l'occasion, en vous exposant l'affaire du prévôt de Provence, dont le rapport m'est confié, de vous révéler les manúuvres et les violences que l'on se permet dans les provinces, pour faire constater, par d'innombrables signatures, les impostures les plus avérées. Or, si de pareilles requêtes ne prouvent rien contre un particulier, comment pourraient-elles anéantir les droits de deux millions d'habitants? J'ose avancer comme une vérité incontestable une proposition qui semble d'abord un paradoxe, et cette vérité fondamentale dans la discussion qui nous occupe, la voici, messieurs; si tous les Bretons sans aucune exception, avaient souscrit séparément l'acte d'abandon de leurs privilèges, sans aucune assemblée commune, sans discussion, sans délibération, sans concert, cette renonciation partielle, quelque unanime qu'elle fût, ne suffirait pas pour abroger les droits de la Bretagne, et n'exprimerait point la résolution légale de cette province. Non, l'unanimité de ces vúux individuels ne saurait jamais former un vúu collectif, parce que les contrats doivent être révoqués de la même manière qu'il ont été sanctionnés. Ce principe de droit public nous indique le degré d'autorité de toutes les adresses que nous recevons des provinces.

C'est donc avec les états constitutionnels de la Bretagne que nous devons traiter la plus grande question des droits qui appartiennent à cette province. Quand je dis les États de Bretagne, messieurs, je n'oublie point toutes les plaintes qui ont été élevées contre leur organisation. Déjà cette assemblée a déclaré elle-même qu'elle consentirait à une répartition d'impôts plus égale, mais on ne peut pas en innover le mode par provision. Il est de toute justice d'améliorer la composition de ces états; comme il est de toute évidence que c'est avec les états qu'il faut en concerter la réforme, et transiger sur les droits constitutionnels que la France a stipulés avec les Bretons.

Quand on nous a annoncé, messieurs, que le voeu de la Bretagne est de renoncer à tous ses privilèges, peut-on se flatter que nous adopterons de confiance cette promesse que rien ne saurait garantir? Le décret que vous avez rendu pour défendre les assemblées des provinces, vous réduit à l'unique expédient des probabilités et des inductions, pour juger de l'opinion de.la Bretagne; mais, en vous bornant à de simples conjectures, vous avez du moins entre vos mains deux thermomètres infaillibles, pour juger des dispositions du peuple breton, sur la foi des témoins les plus dignes de notre confiance. La Bretagne a soixante-dix représentants dans cette assemblée: cette députation toute entière vient de faire imprimer une adresse particulière à ses commettants. C'est dans cette pièce très récente qu'il faut étudier les véritables sentiments des Bretons. Or, nos collègues supposent, à chaque ligne de cet écrit, que leurs compatriotes sont séduits qu'on les a trompés sur le véritable sens de nos décrets; ils s'efforcent de leur démontrer tous les avantages de notre nouvelle constitution, qui n'est encore qu'ébauche; ils s'attachent surtout à les prémunir contre les suggestions de l'aristocratie, et ils ne négligent aucun artifice oratoire pour les désabuser. On a beau dire que l'adresse au peuple breton n'est que le contre-poison de l'adresse aux provinces tout est particularisé à la Bretagne dans l'ouvrage de nos collègues. ce n'est point une réfutation polémique d'une brochure, c'est un plaidoyer en forme contre un préjugé national.

C'est donc, messieurs, entre les mains des députés bretons eux-mêmes que je saisis dans cet instant la véritable déclaration de cette province sur ses franchises, à deux époques différentes: à l'époque de la.convocation des états-généraux, et à l'époque actuelle dont on nous parle si diversement .a l'époque de la convocation des états généraux, tous les cahiers du clergé et des communes de bretagne, demandent unanimement la conservation des droits, franchises et privilèges de la province. les mandats qui n'énoncent à cet égard que des réserves constitutionnelles, et par conséquent inattaquables, sont tellement impératifs ou plutôt tellement résolutoires, que les bretons déclarent ne vouloir se soumettre à aucune décision de l'assemblée nationale, à moins que nos décrets n'aient été librement adoptés par les états particuliers de la province. ce n'est qu'à cette condition que la bretagne nous a envoyé des députés en se réservant des franchises, que la nation française n'a pas le droit, et par conséquent le pouvoir.de lui enlever

A l'époque actuelle, nous pouvons juger avec certitude, par l'adresse aux bretons, de l'opinion commune de la bretagne. nous n'avions pas encore vu que les députés bretons se crussent obligés de réfuter des ouvrages relatifs à tout le royaume. plusieurs de ces députés il est vrai, m'ont dit à moi-même qu'ils n' avaient cédé qu'à des menaces et qu'ils n'avaient été persuadés que par la crainte, en mettant leurs signatures à.la fin de cette adresse; mais je ne présume pas que la majorité de la députation m'oblige de répondre à cette difficulté qui affaiblirait le témoignage, en supposant la contrainte; et voici comment je raisonne: les plaintes des députés bretons sont une preuve évidente de l'opinion générale de la Bretagne. il nous suffit de le croire, pour juger des véritables dispositions de leurs commettants; et si l'usage des précautions atteste toujours le besoin des remèdes, le soin que l'on prend de désabuser tout un peuple démontre que l'on est persuadé de la nécessité de le faire changer d'avis. les conjectures des députés bretons deviennent ainsi pour nous la démonstration de fait que l'opinion de la Bretagne leur est opposée.


Maintenant, messieurs, la lumière nous investit ici de tous les côtés. un serment solennel liait les magistrats de rennes à la constitution de la province; ils ont offert au roi de se démettre de leurs offices, si leur résistance a ses ordres contrariait les vues de l'assemblée nationale. quel est le citoyen français qui n'a pas le droit de se réserver son honneur et sa conscience, pour abdiquer des fonctions qu'il ne saurait remplir sans se rendre parjure? il faut prouver que les changements projetés dans l'ordre judiciaire n'altèrent point l'administration de la justice en Bretagne, ou il faut avouer que les magistrats bretons, devenus par leur serment les mandataires et les gardiens de la constitution de cette province, ont pu et ont du refuser de concourir à une révolution qu'il ne leur appartient pas de juger.

Cette seconde question relative à la conduite et aux motifs des magistrats qui composaient ci-devant la chambre des vacations de rennes, donne un nouveau degré d'évidence à leur apologie. a mesure que nos rois ont établi des parlements sédentaires, ils ont accordé à ces compagnies environ deux mois de vacances annuelles. le cours ordinaire de la justice est interrompu durant cet intervalle de repos accordé aux ministres des lois. pour subvenir aux affaires instantes, et surtout à l'expédition des causes criminelles, le roi institue chaque année dans ses parlements une chambre des vacations. tous les jugements que prononceraient alors les autres divisions des cours souveraines seraient nuls de plein droit. les lettres patentes qui établissent ces commissions provisoires et intermédiaires, indiquent nominativement tous les magistrats qui doivent les remplir. c'est le parlement tout entier qui en enregistre l'installation avant la clôture, et qui reconnaît ainsi la juridiction légale de ceux de ses membres que l'autorité royale a chargés de l'administration de la justice. nul magistrat n'a le droit de siéger à cette chambre en vertu de ses provisions: c'est par une mission spéciale des lettres patentes du prince qu'il exerce les fonctions de juge pendant les vacances du tribunal dont il est membre.

Ces principes ou plutôt ces faits ne sont contestés par personne. nous reconnaissons tous également que les semestres étant abolis en bretagne depuis le commencement de ce siècle, le parlement y est entièrement assimilé à toutes les autres cours souveraines du royaume. or, messieurs, la chambre des vacations de rennes avait été dissoute, s'était séparée, selon l'usage, dès le 17 du mois d'octobre dernier. les onze magistrats qui la composaient, habitaient paisiblement leurs terres, lorsque vous rendîtes, le 3 du mois de novembre, le décret.qui prorogeait les chambres des vacations et les vacances de tous les parlements. cette question n'avait point été placée dans l'ordre du jour. la très grande pluralité de l'assemblée nationale, qui n'en avait pas prévu la discussion, n'y assista point. une motion imprévue vint provoquer votre délibération dans la dernière demi-heure de la séance; et deux ou trois opinions, écrites à l'avance, furent lues pour appuyer l'avis de m. alexandre de. lameth, qui s'efforça de prouver l'incompatibilité de l'ancienne organisation des parlements avec la nouvelle constitution du royaume. votre décret fut brusquement prononcé à la fin de cette séance mémorable, la seule à laquelle je n'aie point assisté. j'ai souvent regretté, messieurs, de n'avoir pu vous. exposer tous les inconvénients de cette innovation, qui avait déjà si mal réussi, avant que l'on nous proposât de l'imiter. l'administration de la justice est une dette sacrée et journalière de la société. cette protection publique ne peut pas être arrêtée un seul moment, sans que l'état tombe dans l'anarchie; mais je ne m'arrête point à l'examen superflu de votre décret; je me borne à discuter son exécution, et je dis qu'elle était impossible en Bretagne lorsque vous avez supplié le roi de l'ordonner.


Les magistrats de Rennes n'avaient point oublié que lorsque les parlements furent mis en vacance extraordinaire au mois de mai 1788, la commission intermédiaire des Etats de Bretagne s'opposa également à l'enregistrement de cette loi, qui attaquait l'ancienne constitution de la province. il ne leur était donc plus permis de supposer que cette interdiction de fait fût étrangère au droit public de leur pays. ces magistrats ne pouvaient pas être juges de leur propre cause, et un serment particulier les liait à la défense des franchises du peuple breton.

Votre grand objet, messieurs, avait été de proroger les vacances des parlements. les magistrats de rennes à qui votre décret n'était pas encore signifié légalement à l'époque ordinaire de leur rentrée, se sont contentés d'une simple notoriété de fait, pour respecter votre décision, et ils n'ont pas repris leurs fonctions à la Saint-Martin.

Les vacances de ce parlement ont donc été prorogées; mais la chambre des vacations n'a point été rétablie, et elle ne pouvait pas l'être.

Ce ne fut que le 23 du mois de novembre que les magistrats qui avaient cessé d'y siéger depuis cinq semaines, reçurent des lettres de cachet qui les rappelaient à rennes, sans leur indiquer l'objet de cet ordre.

iI paraîtra peut-être extraordinaire que les représentants de la nation française, qui se sont déclarés avec tant d'énergie les protecteurs de la liberté individuelle de tous les citoyens, exigent aujourd'hui l'exécution la plus servile de ces mêmes lettres closes, qui jusqu'à présent semblaient inalliable avec les principes qu'ils ont consignés dans le premier chapitre de leur constitution. les magistrats bretons obéirent, sans hésiter aux ordres du roi. a peine furent-ils arrivés à Rennes, que le substitut de M. le Procureur Général leur présenta les lettres patentes expédiées sur votre décret, et en requît l'enregistrement. les lettres patentes étaient adressées au parlement de rennes. or, ces onze magistrats formaient-ils alors la chambre des vacations, ou pouvaient-ils se considérer comme le parlement de Bretagne?

Il est manifeste qu'ils ne composaient plus la chambre des vacations, puisque leurs pouvoirs étaient expirés depuis cinq semaines. l'.autorité royale qui les avait investis de cette juridiction commissoire, et leur compagnie qui en avait vérifié le titre constitutif, en avaient également limité la durée. on ne se donne point à soi-même et à l'insu d'une cour souveraine, le droit de la représenter.il n'y a pas de principe de nullité plus certain en toute matière que le défaut de pouvoir. des magistrats qui ont cessé d'être en activité dans une chambre des vacations, sont évidemment sans qualité pour en reprendre les fonctions au delà du terme fixé par le roi, et pour en proroger les séances. ceux que je défends dans ce moment n'étaient pas plus la chambre des vacations le 23 du mois de novembre, qu'ils ne représentaient l'une des autres chambres du parlement de rennes. pénétrés de l'évidence de cette maxime, ils ne prirent aucun arrêté, ne rédigèrent point de remontrance, n'employèrent aucune des formes usitées de la magistrature; et ils se contentèrent d'exposer les motifs de leur refus dans la lettre qu'ils adressèrent au roi. les onze magistrats signèrent individuellement cette lettre officielle, qui n'aurait dû être souscrite que par le président, s'ils avaient délibéré ou écrit en corps.



Formaient-ils eux seuls le parlement de Rennes? On n'osera pas le soutenir sérieusement. l'autorité de cette cour ne leur était pas- dévolue, et il aurait fallu l'assembler pour la faire consentir librement à la cessation de ses fonctions. l'enregistrement que nous avons regardé jusqu'à présent comme une partie intégrante de la loi, sera-t-il donc considéré comme une simple. formalité que l'on puisse suppléer par une présomption de droit? l'ordre public est intimement lié à l'enregistrement des cours. donnerons-nous, messieurs, à des ministres corrompus et corrupteurs, la terrible faculté de neutraliser un parlement, en achetant la soudaine défection de dix ou onze de ses membres? voilà pourtant l'absurde conséquence qu'il faut dévorer, si l'on veut consacrer le principe de ces vérifications clandestines. eh! messieurs, si les parlements avaient enregistré servilement toutes les lois ministérielles qui leur ont été présentées, si une classe de ces compagnies avait suffi pour sanctionner notre législation, la france n'aurait pas reconduit ses droits constitutionnels, et nous ne serions pas assemblés ici, pour délibérer, dans ce moment, sur la conduite des magistrats qui composaient ci-devant la chambre des vacations de rennes.

Je crains, messieurs, de blesser la délicatesse des magistrats de Rennes, en éveillant votre reconnaissance, dans un moment où il me suffit d'avertir votre justice; mais puisqu'on oublie les services que la magistrature a rendus au royaume, il doit être permis de les rappeler, surtout dans cette assemblée. je ne conçois pas, je l'avoue, que l'on ait pu poursuivre ici leur condamnation avec l'ardeur de la vengeance et les sophismes de la haine. il est si triste de haïr, il est si insensé de haïr un corps, quand la cupidité ne généralise pas ces fanatiques aversions! hélas! si nous exercions les fonctions du pouvoir judiciaire, si nous étions contraints par l'évidence d'un délit d'infliger une peine légale à un seul de nos concitoyens, nous ne remplirions qu'à regret un si triste ministère, et l'accent de la douleur exprimerait le sacrifice pénible que notre sensibilité ne pourrait refuser à la loi. comment arrive-t-il donc, messieurs, que des membres du corps législatif s'acharnent sans pudeur devant vous de vains et barbares sophismes pour vous irriter contre les magistrats de rennes; qu'ils emploient leur éloquence à conquérir des supplices; qu'ils sollicitent l'avilissement de la magistrature comme un triomphe; et qu'ils vous présentent des conclusions violentes, dont tout homme délicat serait plus humilié d'être l'auteur que la victime?

Nous ne sommes point appelés messieurs, à remplir les fonctions de juges. notre gouvernement ne serait plus qu'un intolérable despotisme, si les pouvoirs politiques étaient réunis et confondus. celui qui rédige la loi, ne doit jamais en appliquer la décision. nous sommes donc hors de notre sphère d'activité, quand nous prononçons sur les personnes tandis que nos mandats nous ont restreint à délibérer sur les choses, et un législateur magistrat ne saurait être qu'un tyran. c'est le partage, c'est l'incommunicable séparation des pouvoirs, qui est le véritable rempart de la liberté du peuple. l'exemple du procureur du roi de Falaise, qui s'est présenté devant vous dans les liens d'un décret que vous avez anéanti, n'est qu'une surprise faite à vos principes,.et une erreur ne sera jamais un titre pour les représentants de la nation. le peuple nous a transmis tous ses pouvoirs, comme on ne cesse de le répéter; mais nous sommes obligés de les déléguer tous, pour n'exercer que la seule puissance législative, de concert avec le monarque. je ne m'arrêterai donc pas à réfuter les raisonnements sur lesquels on a voulu établir votre compétence dans l'ordre judiciaire. je dirai seulement devant vous que si le despotisme personnifié vient jamais sur la terre, il n'y tiendra certainement pas un autre

langage que celui que nous avons entendu dans cette tribune, sur la réunion et la confusion de tous les pouvoirs.

M. le comte de Mirabeau n'a pas pu méconnaître l'évidence de cette doctrine sur le partage et l'incompatibilité des pouvoirs dans tout gouvernement bien ordonné, mais il nous a dit que si l'Assemblée Nationale n'était pas un tribunal, elle avait du moins ce droit de juridiction inhérent à toutes les compagnies, en vertu duquel elles jugent tous les délits qui .se commettent dans leur sein. il a. imputé aux magistrats bretons, comme un crime punissable, la confiance avec laquelle ils nous ont annoncé que la postérité approuverait leur résistance. il a prétendu que ces magistrats s'étaient reconnu eux-mêmes coupables, en nous déclarant que leur devoir et leur conscience ne leur permettaient pas d'obéir à la loi. il nous a tracé l'effrayante peinture des proscriptions qui menacent le clergé et la noblesse de Bretagne, si ces deux corps résistaient plus longtemps au vúu populaire de cette province. enfin, après un long circuit de menaces, d'invectives, de calculs erronés et de raisonnements sophistiqués, il a conclu que notre décret devait punir les magistrats bretons du délit verbal qu'ils ont commis au milieu de cette assemblée, en les privant de tous les droits de citoyen actifs et que pour faire juger la forfaiture et le crime de lèse-nation dont ils se sont rendus coupables par les refus de l'enregistrement, il fallait les renvoyer au Châtelet, à qui l'assemblée a attribué la connaissance de tous les délits de ce genre. c'est ainsi que l'honorable membre a cru, en aggravant la punition, modifier l'opinion qu'il réfutait. il est indigne de votre sagesse et de votre justice d'approfondir les principes et les assertions du préopinant; et puisque j'ai l'honneur de parler immédiatement après lui, c'est surtout à moi qu'appartient cette discussion.

Je demande d'abord avec surprise, messieurs, ce que pourraient avoir de commun la juridiction de l'Assemblée Nationale sur ses membres, avec le droit de juger nos concitoyens qui sont mandatés à la barre. cette forme d'intimer est absolument inouïe dans l'histoire des états généraux; mais fut-elle admise dans notre droit public, suffirait-il donc aux français de comparaître devant nous, pour devenir aussi nos justiciables? une. simple juridiction de discipline et de police, que toute assemblée doit exercer sur ses membres pour le maintien de l'ordre, se transformerait-elle tout à coup en une attribution ou plutôt en une dévolution légale; et nous déférerait-elle la faculté de juger tous ceux à qui nous accordons la liberté de nous parler?

Je dirai plus, messieurs: nos concitoyens cités à la barre nous. exposeraient leurs opinions avec cette plénitude de confiance qu'inspire la loyauté des représentants de la nation, et nous épierions perfidement leurs paroles sur nos propres foyers pour en faire des délits nationaux? qu'est donc devenue l'antique générosité de la nation française, si cette enceinte sacrée ne lui sert plus d'asile? où est le despote? où est le tyran ombrageux et farouche qui, ne.pouvant découvrir un crime dans un interrogatoire, a jamais abandonné le fond d'une accusation, pour faire des réponses même des accusés la base d'un procès criminel? tout français appelé pour se justifier, qui entre innocent dans ce sanctuaire, ne saurait en sortir coupable, quand on ne peut lui imputer qu'un noble.et digne orgueil; et si sa conduite est à l'abri du reproche, son apologie ne doit jamais lui attirer aucun châtiment.



Comment ose-t-on faire un crime aux magistrats bretons de la confiance avec laquelle ils ont osé se prévaloir de la justice anticipée que l'histoire rendra un jour à leur courageuse fidélité? il n'appartient qu'aux scélérats, que le remords accuse, de douter de cette réparation que la postérité promet d'avance à la vertu malheureuse. tout homme vertueux qui jouit du bon témoignage de sa conscience, se console de l'oppression par le suffrage incorruptible des générations futures au jugement desquelles il cite ses contemporains. cette seconde conscience de la postérité n'est que l'écho de la première; et il faut bien permettre à la vertu qui s'immole au devoir de reposer du moins sur l'espérance de la gloire.

On fait dire à ces magistrats citoyens que leur honneur et leur conscience ne leur permettraient pas d'obéir à la loi. jamais, non jamais ils ne se sont abaissés à une excuse si peu digne de la bonté de leur cause.

IIs auraient énoncé une proposition évidemment absurde, s'ils avaient mis leurs consciences particulières en opposition avec la loi qui est la conscience publique; mais ils n'ont rien dit, ils n'ont rien pensé de pareil; et s'ils s'étaient bornés à vous présenter de tels moyens de justification, que leur généralité rend inadmissibles, ils n'auraient trouvé parmi nous ni accusateurs, ni apologistes. il n'eût fallu que les plaindre et les juger. est-il donc permis, messieurs, de se jouer de son talent avec assez de légèreté, pour donner à des inductions exagérées l'autorité d'une citation littérale?.est-il permis d'accuser, de.dénoncer, de calomnier publiquement des hommes dont on se croit et dont on veut être le juge?.Est-il enfin permis de tordre leurs expressions pour en extraire du venin? L’inventeur de ce délit verbal a cru devoir le punir avec clémence. il savait que dans un moment où vous voulez adoucir la rigueur du code pénal, il ne vous serait pas adopter légèrement un châtiment sévère pour réprimer l'attentat des paroles qu'il leur imputait. un tel système de lois pénales nous conduirait au code sanguinaire et féroce de Dracon. Il vous a donc proposé, à vous, messieurs qui, d'après ses propres principes, ne pouvez jamais être juges, de leur faire expier je ne sais quels mots vains ou indiscrets qu'il leur imputait calomnieusement, en les privant provisoirement de tous les droits de citoyen actif. L’exhérédation civile n'est-elle donc pas un jugement, ou.n'est-elle pas une punition a ses yeux? cette peine est-elle assez légère pour qu'on puisse l'infliger sans être juges ou pour qu'on doive la subir sans être coupable? Vous penserez, sans doute, messieurs, qu'elle est trop sévère si les magistrats ont été fidèles à leur serment, et qu'elle est trop douce s'ils ont été véritablement rebelles à la loi.

L'accusateur des magistrats de Rennes confondant leur cause avec les intérêts de la noblesse et du clergé, menace toutes ces classes de citoyens d'une proscription inévitable, si le peuple compte enfin les individus, prend conscience de sa force, décrète des meurtres par un scrutin épuratoire, et cesse de faire grâce de la vie aux aristocrates qu'il peut massacrer impunément. ah! ne vous enveloppez plus, dirais-je aux instigateurs des fureurs populaires, si je pouvais leur faire entendre ma voix jusqu'aux fond de nos provinces les plus lointaines, ne vous enveloppez plus de toutes ces hypothèses oratoires qui ne sont que des proscriptions mal déguisées; prêchez hautement, si vous l'osez, l'insurrection et le carnage; dites que vos arguments ne seront.désormais que des poignards: mais cessez, cessez de nous menacer de ces lâches assassinats dont les Français sont incapables; et renoncez enfin à nous intimider par de coupables prédictions qui ne nous prouvent que le désespoir de votre cause, et l'impression

que fait sur vous la terreur. l'homme vertueux ne compte pas ses ennemis, il compte ses devoirs, il suit l'impulsion de ses principes, et marche à la mort avec intrépidité. ce malheureux peuple qui ne connaît aujourd'hui ni ses amis, ni ses ennemis; ce bon peuple que l'on égare si aisément par des mots qu'il ne comprends pas, mais qu'on ne parviendra jamais à dénaturer longtemps; ce peuple crédule que l'on abuse pour le dominer, et auquel de fanatiques démagogues peuvent promettre tout, excepté du pain, du travail, de la tranquillité ce peuple sortira un jour de ce songe perfide durant lequel on trafique de ses illusions; et alors, je vous le demande, quels seront les citoyens qu'épouvantera son réveil?.Un mot à jamais mémorable, cité par Plutarque, va nous le prédire, messieurs, dans la Vie de Phocion. sais-tu, disait autrefois à ce grand homme qui dédaigna toujours si fièrement une hypocrite popularité sais-tu, lui disait un sophiste de la Grèèce, que le peuple d'Athène te tuera s'il entre en fureur? Et toi, malheureux, lui répondait Phocion, sais-tu que ce même peuple t'ôtera la vie, s'il reprend jamais son bon sens?

Le même préopinant qui vous a proposé avant faire droit et en vous déclarant que vous ne pouviez pas être juges compétents des magistrats de Rennes, de les déclarer déchus de tous les droits de citoyen actif, vous a invités à les renvoyer au Châtelet pour le crime de lèse-nation dont ils se .sont rendus coupables en refusant l'enregistrement qui leur était ordonné.

Je voudrais d'abord, messieurs, que l'on noua définît bien nettement le crime de lèse-nation, et que l'on fixât l'acception légale de ce mot nouveau dans notre jurisprudence et même dans notre langue. Est-ce une conjuration contre le gouvernement, est-ce un complot contre la constitution, est-ce une conspiration contre les représentants du peuple, est-ce une prévarication dans les fonctions publiques, est-ce une désobéissance à l'autorité légitime, est-ce la démission d'un titre dont on ne croit plus pouvoir être chargé, est-ce enfin une simple erreur de l'esprit que l'on veut désigner par ce crime de lèse-nation, et les paroles ou les simple omissions sont-elles du domaine de cette nouvelle loi? c'est assez, dit montesquieu, que le crime de lèse-majesté soit vague, pour que le gouvernement dégénère en despotisme. or si le crime de lèse-majesté doit être déterminé par les lois avec la plus exacte précision, le crime de lèse-nation doit être bien plus sévèrement circonscrit par le corps législatif, qui institue un tribunal pour le juger. n'imitons pas, messieurs, ces tyrans atrabilaires qui publiaient des lois équivoques ou énigmatiques pour créer à leur gré des coupables. une loi de l'exécrable henri viii, roi d'angleterre, avait déclaré criminel de haute trahison quiconque prédirait la mort de ce prince. le despotisme est si terrible qu'il se tourne contre ceux même qui l'exercent, dit encore montesquieu; dans la dernière maladie de ce prince les médecins n'osèrent jamais dire qu'il fut en danger, et ils agirent en conséquence.

Quand vous aurez défini, messieurs, le vrai sens du crime de lèse-nation, quand vous aurez déterminé la punition par une loi, il n'en sera pas moins incontestable que le tribunal chargé de son exécution ne pourra pas l'appliquer aux magistrats de Rennes. c'est un principe reconnu par tous les peuples policés qu'aucune loi ne peut avoir un effet rétroactif. Or; il n'existe certainement aucune loi qui déclare criminels de lèse-nation les membres d'une chambre des vacations, qui, cinq semaines après la fin de leurs séances ne quittent pas leurs fonctions, mais refusent de les reprendre et d'enregistrer, sans la participation de leur compagnie; des lettres patentes adressées au corps entier d'un parlement, pour proroger les vacances de ce tribunal et

les pouvoirs d'une commission expirée - les. juges du Châtelet ne sont pas les législateurs du royaume - et quand même ils pourraient oublier qu'en qualité de magistrats, les accusés doivent être jugés par le tribunal dont ils sont membres et qu'en qualité de Bretons ils ne peuvent pas être traduits en jugement hors de leur province, les juges du Châtelet répondraient à votre dénonciation, en vous demandant d'abord une loi positive qui ne pourrait jamais être applicable qu'à l'avenir.

Il est donc évident que vous ne pouvez pas renvoyer ces magistrats au Châtelet liés par un serment à conserver dans son intégrité la constitution de leur province, ils n'ont voulut porter atteinte aux droits de leurs concitoyens; ils ont refusé, comme ils le devaient, de concourir à aucun changement relatif à l'administration de la justice, sans le consentement des Etats de Bretagne - la composition de ces états est vicieuse, nous dit-on, et le parlement ne cherche qu'à le perpétuer - je ne sais pas ce que se propose le parlement; je ne m'érige pas en juge des intentions de personne; mais, si on s'élève contre l'organisation défectueuse des Etats de Bretagne, je dirai que le clergé et la noblesse en ont fait noblement l'aveu dans leur dernière assemblée à Saint-Brieuc, et qu'ils ont manifesté le voeu d'une représentation plus favorable aux communes.
D'ailleurs, ce n'était point à onze magistrats qui venaient de composer la chambre des vacations, à juger cette grande question de droit public. ce n'était point à eux qu'il appartenait de consacrer ces innovations, ni même des améliorations qui n'auraient pas été légales. ils ont dû attendre le voeu formel des états, parce que l'assemblée des états est constitutionnelle pour le peuple breton. je réduis donc leur apologie à cet unique point de droit, et je soutiens que ces magistrats sont inattaquables en se retranchant ainsi sous le rempart des lois constitutionnelles de la Bretagne, qu'ils ont solennellement juré de maintenir. nous ne devons pas être surpris qu'ils aient mieux aimé s'exposer aux insurrections populaires, et à l'humiliation de se voir poursuivis comme criminels de lèse-nation que de trahir leurs engagements avec leurs concitoyens - toutes les vertus se touchent et sont liées ensemble dans le coeur humain - des magistrats qui forcent leurs adversaires eux-mêmes à reconnaître leur désintéressement et leur intégrité des magistrats auxquels leur propre accusateur nous a déclaré qu'il devait de la reconnaissance, ne pouvaient coopérer lâchement à la subversion des droits de leur pays..

Le courage avec lequel ils ont refusé d'accepter une nouvelle loi, sans le consentement des Bretons est digne de servir d'exemple aux magistrats qui vont vous promettre, sous la foi du serment, de faire observer la nouvelle constitution du royaume; et vous ne les punirez pas, sans doute, messieurs si une fermeté qu'il est de l'intérêt du pouvoir constituant de présenter à jamais pour modèle à tous les organes du pouvoir judiciaire.

Hopital de Carhaix
Réseau Jord - Interactif Breton de Renseignement et d’Action - 4 Ty Coz 22610 Pleubian - Tel 09 64 32 41 32 - Tel & Fax 02 96 16 58 45 - e mail reseau.jord@wanadoo.fr - site http://reseau.jord.free.fr - Le directeur Gérard Hirel - samedi 3 mai 2008

FICHE

relative à l’Hôpital de Carhaix (Bretagne)

1°) Rapport ministériel français désastreux pour l’Hôpital de Carhaix:

Rapport de mission au Centre Hospitalier de Carhaix - Mars 2008 - Le 07/04/2008. Docteur Marie-Ange Desailly-Chanson, conseiller général des établissements de santé.
Ce rapport clairement rédigé est compréhensible pour des profanes en la matière et mérite d’être lu attentivement. (accessible sur internet)

2°) Analyse succincte de ce rapport par l’hebdomadaire Le Point:

Citation

Effrayant. 14 morts sur 28 opérations du colon et du rectum, des chirurgiens grassement payés par des gardes fictives. Le rapport de mission du Dr Marie-Ange Desailly-Chanson sur l'hôpital de Carhaix dans le Finistère avait été demandé début 2008 par le ministère de la Santé à la suite des controverses sur ce petit établissement du Centre Bretagne et de l'état critique de ses finances (près d'1 300 000 euros de déficit fin 2007). Mais le mal est beaucoup plus profond.

" La défiance est présente dans la population et parmi les médecins libéraux ", " les taux de fuite [des malades habitant le secteur de l'hôpital] sont très importants " (77% en chirurgie), " le nombre d'accouchements est tombé à 245 en 2007 et seulement 1570 séjours de chirurgie ont été réalisés la même année ". Les indicateurs de qualité médicale sont au rouge : " 50% de décès pour les interventions majeures sur l'intestin grêle et le colon en 2006 alors que la moyenne nationale est de 12% ", " les taux d'infection nosocomiale sont souvent au dessus de la moyenne régionale, (...) ainsi que le taux de césarienne ".

L'organisation médicale est catastrophique. " L'hôpital éprouve de grandes difficultés de recrutement ", " le recours à l'intérim est fréquent à des coûts prohibitifs " (1500 à 1800 euros par 24 heures), " certains anesthésistes temps plein réussissent à être absents 15 jours par mois ", " certains praticiens profitent largement des difficultés en abusant du système : petite
activité et fortes rémunérations organisées ", " en plus des salaires des suppléments de rémunération annuelle peuvent dépasser 30 000 euros " par médecin. Seules la médecine et l'ORL bénéficient d'une bonne renommée, constate l'inspectrice qui préconise de fermer la maternité et la chirurgie de l'hôpital de Carhaix.

Fin de citation.

2
3°) Observations complémentaires:
31)Paragraphe 442 du rapport précité (page 26)-extrait.

Il est intéressant de remarquer que parmi ces mêmes spécialités, il est nécessaire de rémunérer en garde sur place des praticiens n'ayant pas le plein exercice. Mais l'absence de réelle activité permet de ne pas appliquer le repos de sécurité le lendemain : des périodes d'absence de huit à quinze jours sont ainsi cumulées et permettent à certains de retourner dans leur pays d'origine et/ou de travailler ailleurs comme cela a été formulé lors de différents entretiens. Au-delà du non respect de la réglementation, en cas de problème médico-légal, ces praticiens s'exposent à des sanctions pénales tout comme les acteurs validant une telle organisation.

32) Quels sont ces pays d’origine?:

Dans une liste non exhaustive de praticiens exerçant ou ayant exercé au centre hospitalier de Carhaix on trouve 13 patronymes extra européens .

33) Milieu dans lequel exerce le Centre Hospitalier de Carhaix:

Municipalité de gauche ayant multiplié les gestes militants pour les Palestiniens (Voyages d’élus dont le maire, Troadec (1), et le président de la communauté de communes, Jeudy (1), dans les camps de réfugiés - invitations - propagande - drapeau palestinien arboré en permanence - support logistique. Ces activités déployées à l’intention des Palestiniens trouve son prolongement naturel dans une propagande permanente distillée contre Israël et contre les Etats Unis. C’est vers l’Islam que se tourne la gauche carhaisienne. Avec les appuis suivants: Anarchistes, LCR, Verts, PCF, Union Démocratique Bretonne, PS et Syndicats de toutes sortes. En fait l’ensemble de la gauche depuis les nihilistes jusqu’à l’aile trotskiste du Parti Socialiste.
(1) Membres du conseil d’administration de l’Hôpital

“ Semaine de la Solidarité Internationale
Ouest France - vendredi 23 novembre 2007
Un maire nigérien en visite à Carhaix (....)
Le vendredi 23 novembre, à la mairie de Carhaix, à 20 h 15, rencontre avec Bihim Attayoub. Présentation du festival du Chameau Shiriken, projection de films et de photos. Soirée organisée par les Amis de l'Azawagh.”

Association France Palestine Solidarité Centre Bretagne - Président Nazim Khalfa
Hôtel de Ville, Place de la Mairie
29 270 Carhaix

On ne peut oublier que des explosifs volés à Plevin (10 km de Carhaix) ont été utilisés en Espagne (plusieurs dizaines de morts) et d’autres retrouvés en Palestine...


“Samedi 12 Novembre 2005 Leila Chahid à Carhaix 3 9h rencontre avec les adhérents de France Palestine à la salle des Halles de Carhaix 10h 30 réception officielle à la Mairie de Carhaix Rencontre avec les élus locaux les syndicats et les partis politiques 11h 30 Conférence de presse ( presse locale, régionale, radio et tv ) 14h Débat public à l’Espace Glenn Moor avec comme autres invités : Jean-Guy Greilfamer de l’association juive de France pour la paix Claude Léostic Vive Présidente de France Palestine Solidarité Le débat commencera avec une liaison téléphonique avec Raed agriculteur palestinien, vivant à Hébron, qui parlera de la vie quotidienne des agriculteurs palestiniens, et
qui risque aujourd’hui une peine de prison et une amende pour être alleé voir ses enfants à Jérusalem.”

Jumelage avec El Arroub ( Palestine)
 Depuis 2003, la Ville de Carhaix est jumelée avec le camp d’El Arroub en solidarité avec la Palestine. Contact Nazim Khalfa Tél. 02.98.93.09.18 ..etc...

34) La gauche à la rescousse:
Altermondialistes, antiracistes, immigrationnistes, laïcistes, tous les anti bretons réunis viennent de se mobiliser pour défendre l’hôpital de Carhaix aux cotés des défenseurs sincères de celui-ci et des idiots utiles, le cheval de bataille étant solide car la nécessité en Centre Bretagne Ouest d’un Centre Hospitalier efficace ne fait aucun doute. Mais il s’agit de savoir dans l’intérêt de qui les précités s’agitent ? des Bretons?. Le contenu du rapport ministériel permet d’en douter.
“ Actualité Finistère 2/5/08 Ouest France (2) - Carhaix :
La riposte n'a pas tardé. « Choqués » par les conclusions du rapport sur l'hôpital de Carhaix, ses défenseurs se sont à nouveau rassemblés. En masse.
Le rapport commandé par l'Agence régionale de l'hospitalisation sur l'hôpital de Carhaix, et aussitôt commenté par le directeur de l'ARH, Antoine Perrin et Roselyne Bachelot, la ministre de la santé , a provoqué une vive émotion dans le Poher. Vigoureusement dénoncé par le comité de défense et les élus, qui contestent son contenu et ses conclusions, il a provoqué une riposte immédiate. Hier à Carhaix, en ce 1er mai, près de 2 000 personnes se sont retrouvées place de la Mairie pour dire leur attachement à leur hôpital.(......)”
(2) Le quotidien Ouest france est immigrationniste, chantre de l’anti Bretagne et islamophile.
4°) Des questions se posent:
- Pourquoi ne manifester que contre les effets (mise en péril l’existence de l’Hôpital )
tout en se voilant la face et en refusant d’évoquer les causes des dysfonctionnements?
- Pourquoi l’Etat français ne s’en prend-il pas également aux causes au lieu de tout casser au
moment même ou il prend des mesure attentatoires à la liberté de circulation des personnes
(matraquage routier rendant les déplacements dangereux voire impossibles) ?
- Pourquoi une telle proportion de praticiens extra européens?
- Qui les a fait venir?- Pourquoi?
- Est-ce la conséquence des quotas ayant frappé les facultés de médecine des années durant?
- Leur formation convient-elle? Compte tenu des résultats du rapport on peut en douter.
- Pourquoi le discutable aspect financier évoqué par le rapport ministériel ne fait-il pas l’objet
d’une enquête judiciaire approfondie?
- Quelle est la part de responsabilité des élus et des entités compromises (état français,partis,
syndicats, associations) dans la déconfiture constatée par la mission ministérielle?


La guerre nécessaire
J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant Le Camp des saints, j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.

Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer(1).


La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme…

Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.

Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.

Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ?
Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé. Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr…

Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’éternelle qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.

Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République. Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde.

Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République… » Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure : « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. » (Président Boumediene, mars 1974.) Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse : « Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée.

Jean Raspail

Les pauvres iront à pied...
Confiscation de véhicules-sanction de plus en plus lourdes-usage de statistiques volontairement faussées-mensonges de toutes sortes-espionnage du peuple. Tout ce que les Français apportent c'est le matraquage du peuple et la marginalisation des plus pauvres surtout en milieu rural. La Bretagne est tout particulièrement touchée. Cette nouvelle tyrannie discriminatoire frappe in fine les enfants européens car ce sont eux qui subissent les conséquences de ces délires totalitaires. Il est temps de muscler des Groupements de Solidarité Populaire pour mettre en échec les nervis de l'oppression. Le devenir de nos enfants justifie une levée offensive.


Un plan pourrait permettre
de confisquer les véhicules
From Le Figaro
A. N.
12/02/2008 | Mise à jour : 08:11 |
Un comité interministériel sur la sécurité routière a lieu mercredimercredi. Voici les grands axes arrêtés par le gouvernement.
Rendez-vous important, destiné à fixer les grandes lignes de la politique du gouvernement, le comité interministériel de sécurité routière, présidé par le premier ministre, François Fillon, se tient mercredi. Il est particulièrement attendu par les associations de lutte contre l'insécurité routière qui redoutent un désengagement de l'État dans ce domaine.

Parmi les thèmes principaux abordés, l'alcool au volant, responsable de la mort de 1 241 personnes en 2007 et devenu, l'an passé, la cause principale d'accidents, avant la vitesse. Le gouvernement pourrait annoncer la multiplication des contrôles et un renforcement de la répression. En cas de récidive en matière de conduite sous l'emprise de l'alcool, le véhicule pourrait être confisqué.

Autre nouveauté, les chauffards pourraient être condamnés à l'obligation d'équiper leur véhicule d'un éthylotest antidémarrage. La prévention routière, espère, quant à elle, que cet équipement sera rendu obligatoire dans les cars scolaires. Autre fléau, la vitesse sera également au cœur des discussions. Sans surprise, le premier ministre devra rappeler les engagements déjà pris par le chef de l'État, notamment l'installation de 2 500 nouveaux radars automatiques d'ici à 2012, au rythme de 500 par an. À ce jour, 1 858 machines sont installées en France et ont rapporté, en 2007, 450 millions d'euros contre 350, en 2006 et 220, en 2005. La suppression des panneaux signalant les radars automatiques, réclamée par des associations de victimes de la route, ne devrait pas être à l'ordre du jour.


Davantage de sanctions
L'installation de nouveaux radars en vue de faire respecter les distances dans les tunnels devrait être prévue. Enfin, les grands excès de vitesse (plus de 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée) devraient être davantage sanctionnés et pourraient donner lieu, eux aussi, à la confiscation du véhicule. Enfin, de nouvelles sanctions viseraient à lutter contre le trafic de points.

L'ensemble de ces mesures suffira-t-il pour atteindre les objectifs du gouvernement ? Ce dernier compte faire passer le nombre de tués sur les routes en dessous de la barre des 3 000 d'ici à 2012.

Si vis pacem para bellum....

Massada ou Samson


Alors qu’une guerre se profile, Martin Birbaum s’interroge : que veut la France au Proche-Orient ?


Un langage presque guerrier «l’Iran, la bombe ou le bombardement». Une gêne après la publication du rapport NIE (sous-tendu par moult raisons politiques ou ayant trait à l’incapacité des services américains de prévoir le 11 septembre). Une réception hallucinante pour «le Guide Suprême» libyen qui annonce la conquête pacifique de l’Europe par l’islam. Une «rupture» diplomatique avec la Syrie qui s’est fichue comme d’une guigne des tentatives de rapprochement français visant un règlement de la situation au Liban. Annoncer vouloir «être à la tête des pays pouvant aider les pays arabes à accéder au nucléaire civile». Faire état des «amis israéliens».

Tout cela donne le tournis tant le produit de convolution de toutes ces attitudes (postures ?) semble déboussoler des cercles plus larges que les journalistes qui préfèrent plutôt s’occuper d’une escapade galante que de déchiffrer les lignes de force de la nouvelle politique arabo/musulmane de la France. Et dans tout cela, un point de focalisation : Israël.

Mais que veut la France d’Israël ? Un seul mot résume tout : apaisement. Rendre des territoires (pour un «état palestinien assuré de contiguïté», soit Gaza réunie avec la Cisjordanie ce qui n’a jamais été fait…) et accepter «d’aider» Mahmoud Abbas et les palestiniens. «Faire des gestes» dit le Président au Caire. En espérant qu’ainsi l’Iran, peut-être, se montrera plus urbain et acceptera l’existence d’Israël (ou que ses supplétifs, le Hezbollah et le Hamas le feront).

La dernière période pendant laquelle la France prôna l’apaisement fut celle de la guerre froide. Il faudrait peut-être constater que toutes ses ouvertures de «paix» vers l'Union Soviétique semblent aujourd’hui risibles. Quand le système communiste s'effondra, ce fut par implosion. L'apaisement et la «realpolitik» de nos gouvernants ne firent que retarder l’effondrement.

La «realpolitik» de la France la pousse à tenter de rallier à sa position tout ceux qui, en Europe, penchent depuis longtemps du côté des palestiniens, des pays arabes et, tout dernièrement, du côté de l’Iran. Avec José Luis Zapatero qui, l’année dernière, s’est fait photographier avec un keffieh palestinien, avec un autre ami d’Israël, Romano Prodi, grand précurseur d’Eurabia, dès qu’il fut Président de la Commission Européenne. Les voilà tous les trois, à Rome, annonçant leur volonté de réaliser l’union euro-méditerranéenne qui, si elle voit le jour, ne comprendra pas Israël car aucun pays arabe riverain n’en veut. Tout cela, soi-disant, pour que l’on fasse la paix.

Mais comment peut-on faire la paix avec des gens qui veulent vous tuer ? Réponse : on ne peut pas. Et tant pis si l’Europe et le reste du monde font semblant de ne pas comprendre les objectifs de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas qui se résument à vouloir la destruction d’Israël. On ne peut qu’être époustouflé par, soit la crédulité de nos gouvernants, soit par leur totale inconscience : il s’agit de l’existence d’un Etat. La France ? Le pays des droits de l’homme ? Comment peut-elle ne pas voir que ce qu’elle tente de faire conduirait à la disparition d’Israël ? La peur de perdre certaines de ses positions économiques dans le monde arabe ou le souhait (depuis De Gaulle) de s’associer au monde arabo-musulman pour faire pièce à l’empire américain, valent-ils le prix de la disparition d’Israël ? Et si la réponse, motivée par ses intérêts géopolitiques, est positive, comment peut-elle croire qu’Israël se laissera faire ?

Israël, depuis quelque temps se trouve devant trois faux postulats : (1) la paix est essentielle à sa survie, (2) tout doit être fait pour l’obtenir sans tenir compte de ce que l’autre partie au conflit fait ou fera et (3) l’autre partie, de guerre lasse, voudra faire la paix. Ces trois postulats, faux en totalité, sous-tendent les positions prises par la France (et à son instar par d’autres pays en Europe). Et surtout leurs conclusions : «la paix contre les territoires» et «la fin du conflit israélo-arabe permettra la paix au Proche-Orient, et partant, dans le monde».

Pourtant, la France devrait avoir comme principale préoccupation (car pays le plus musulman au Nord de la Méditerranée), l’islamisation de l’Europe. «Un philosophe syrien a écrit dans un article, il y a pas bien longtemps, que la seule question au sujet du futur de l'Europe est : « sera-t-elle une Europe islamisée ou s’agira-t-il d’un Islam européanisé ? » Et je suis enclin pour être d'accord avec lui à ce sujet» dit Bernard Lewis (sommité mondiale reconnue pour ses études de l’Islam). Sa justification : «les Européens ont perdu le sens de la fidélité à leurs valeurs et leur propre confiance en soi», en ajoutant «Ils n'ont aucun respect pour leur propre culture et ils se sont confinés pour tout ce qui concerne l'Islam à une attitude d’avilissement, de politiquement correct et de multiculturalisme». Ceux qui ont appelé l’Europe «Eurabia» (Bat Ye’Or), avec un sens prémonitoire remarquable, avaient quand même prévenu leurs compatriotes. En vain. Les statisticiens allemands indiquent que leur pays sera à majorité musulmane en 2046. L’interdiction faite en France de savoir «qui est qui» ne permet pas d’annoncer officiellement que la même chose y arrivera entre 2030 et 2040. Et quand on se gausse du nombre d’enfants nés en 2006, on ne dit pas que 20 % d’entre eux proviennent de l’immigration maghrébine ou noire : moins de 10 % de la population contribuent avec 20 % des naissances … il ne faut pas être grand mathématicien pour comprendre que la France n’aura plus comme ancêtres les «Gaulois».

Bombe pour l’Iran, l’Europe pour les musulmans. Et que pense la France qu’Israël, quand une menace existentielle pèse sur elle, devrait faire ? Il y a quelques mois, un journaliste israélien écrivait : «L’Iran et sa volonté d’acquérir des moyens militaires nucléaires ne constituent pas uniquement une préoccupation israélienne. La question est de savoir si, en ce moment, le monde occidental fera quelque chose pour se défendre. La réponse, d’évidence, est négative. Dès lors, une question plus pertinente serait «dans quel cas le monde occidental agira-t-il ?». Malheureusement, on peut douter que même une frappe nucléaire iranienne sur Israël soit suffisante. L'Iran devrait frapper l'Europe ou l'Amérique avant que l'une ou l'autre fassent quoi que ce soit. Mais si cela est, cela se produirait seulement après que l'Iran aura attaqué Israël. La conclusion est évidente : Israël doit-il attendre qu’il soit attaqué avant de réagir ? (S. Singer – Jerusalem Post) ».

Dès lors, il serait intéressant de faire le point des attitudes des grandes puissances face aux menaces existentielles qui pèsent sur Israël. Naturellement, et bien que l’histoire ne se répète pas, il est instructif de voir ce qui s’est passé depuis la création de l’Etat d’Israël.

Les Etats-Unis, alliés fidèles et irremplaçables, n’ont jamais mis en question leur propre sécurité pour défendre Israël. Certes, depuis les menaces iraniennes, l’Administration Bush a promis qu’elle défendra Israël en cas d’attaque nucléaire de l’Iran. Sans préciser si cela interviendra avant ou après la frappe ce qui, on le reconnaîtra facilement, ne constitue pas une vraie garantie de survie pour Israël. Mais, soit, il y a une garantie. L’histoire, malheureusement, n’est pas là pour prouver la solidité de cette garantie. Cinq exemples édifiants :

a. En 56 (Suez, aventure franco-anglo-israélienne), Eisenhower n’hésita pas à menacer les trois protagonistes des foudres nucléaires (comme Khrouchtchev et Boulganine) pour arrêter la campagne et imposer à Israël de rendre le Sinaï (une première fois ...) car il ne voulait pas que le barrage d'Assouan soit fait par les Soviétiques ;
b. En 67 (cela commença par la fermeture du Détroit du Tiran) on se focalisa sur De Gaulle qui disait qu'il «n'était pas aux affaires quand la France a garanti à Israël, après 56, la libre circulation dans le Détroit» et on oublia que Johnson avait dit "qu'il ne trouvait pas la lettre de garantie signée par Eisenhower pour arrêter la guerre de 56"... heureusement la guerre ne dura que six jours, temps trop court pour imposer quoi que ce soit à Israël ;
c. En 73 quand Israël passa sur l'autre rive du Canal de Suez sur le front égyptien et se trouva à 25 km de Damas sur son front nord, Nixon (Kissinger en réalité) lui imposa l'arrêt des combats car il voulait prendre la place des Russes en Egypte, ce qui fut obtenu avec l’aide d’Anwar El Sadat ;
d. En 91, guerre contre Irak. A la fin, on tordit les poignets d'Israël pour une "conférence de Madrid" (qui conduisit à Oslo et ensuite à plus de morts israéliens en attentats palestiniens que pendant les quarante années précédentes …) car Bush (père) avait promis aux pays arabes coalisés de faire avancer la cause palestinienne ;
e. En 2003, pour les même raisons (cette fois-ci, neutralité des pays arabes "modérés") on imposa à Israël (Bush fils) la "feuille de route" sous le régime duquel on vit encore avec les résultats que l'on connaît ...

Bref, garantie nucléaire américaine ? Peut-être, mais il serait difficile de proposer à Israël de s’y soumettre.

La Russie, adversaire résolu d’Israël depuis sa création (pourtant votée par l’URSS) jusqu’à Boris Eltsine, semblait avoir changé d’attitude, aussi sans doute parce que plus d’un million de russes d’origine ont émigré en Israël. Pourtant, depuis l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine et, surtout depuis que ses intérêts géopolitiques l’ont rapprochée de la Chine et de l’Iran (pour des raisons très différentes), la Russie a changé de nouveau de politique. Retrouvant son statut de grande puissance, contrôlant (pour l’essentiel) l’approvisionnement en gaz de l’Europe, voulant éviter par tous moyens l’extension du «croissant chiite» vers les anciennes républiques d’Asie Centrale ou dans les pays du Caucase, la Russie ne peut pas accepter d’être absente du Proche-Orient, en dehors du «quartette» et de l’ONU. La Russie, non plus, ne soulèvera pas le plus petit doigt pour défendre Israël. Plusieurs fois elle a montré, récemment, clairement, de quel côté elle se plaçait :

1. En 2005 elle fournit à la Syrie des systèmes d’armes (missiles anti-aériens, contrôle par radars sophistiqués, etc.) qui de défensives peuvent facilement être transformées en offensives ou transférées à des organisations terroristes comme le Hezbollah ; les protestations israéliennes ou américaines furent rejetées d’un revers de main ;
2. Au cours de la dernière guerre au Liban, Israël perdit la moitié d’une brigade de chars d’assaut (pourtant considérés, sinon les meilleurs, au moins parmi les meilleurs au monde) attaqués par des RPG russes d’un modèle inconnu par Israël ; leur capacité de pénétration (40 cm d’acier) dépassait la protection des chars Merkava (blindage de 30 cm d’épaisseur) ; preuves à l’appui, Israël protesta, la Russie rejetta la charge mais… quelque temps après, un grand responsable de l’exportation d’armements fut limogé car les RPG en question avaient été fournies à l’Iran ( !?) ;
3. Pendant la même guerre, des stations d’écoute russes, installées sur le sol syrien, obtinrent des informations essentielles sur les communications israéliennes et les mouvements de troupes et furent transmises au Hezbollah ;
4. Sans tenir compte des avertissements américains, elle vient de fournir à l’Iran le combustible nucléaire qui permettra que le réacteur de Bousher devienne critique et, par là-même, un objectif militaire inattaquable vu les conséquences collatérales possibles ;
5. Annonçant son retour en Méditerranée, elle s’est mise à reconstituer les capacités militaires du port de Lattaquié où la Syrie lui a consentie des facilités de base militaire, à quelques encablures des côtes israéliennes.

La Russie (comme la Chine) ne fera rien pour assurer l’existence d’Israël, par exemple, arrêter les activités militaires de l’Iran. Ni l’une ni l’autre ne l’ont fait pour arrêter les activités nucléaires Nord Coréennes.

L’Europe n’a jamais su comment prendre la naissance et le développement fulgurant d’Israël, dont le PNB de plus 170 milliards de $ dépasse celui de tous ses voisins réunis, sans avoir de pétrole ou du gaz à vendre. Elle n’a jamais su en vertu de sa vulgate dominante selon laquelle le sens de l’histoire est celui des pauvres. En ajoutant sa propension à l’apaisement et à arrondir les angles entre Israël et le pays arabes. Parmi les pays du Nord, la Norvège a oublié son interdit, pendant et après la guerre, de toute immigration de juifs, mais s’est découvert un penchant pro-palestinien pour des raisons «morales» sans doute, devenant un adversaire de taille d’Israël : boycotte de ses produits ou des contacts avec ce pays, sous la houlette de syndicats «socialistes» qui se trouvent mieux avec les barbus du Hamas à Gaza qu’avec les syndicalistes (eux aussi socialistes) d’Israël. La Grèce, l’Italie (sauf pendant les gouvernements Berlusconi), l’Espagne, pro-arabes par proximité géographique et intérêts économiques, ne ratent pas une occasion de vilipender Israël. Le ministre des affaires étrangères d’Espagne, premier à avoir rompu l’isolement de la Syrie en allant rencontrer el-Assad le jeune, a présidé (ou pris l’initiative) de presque toutes les compromissions avec Yasser Arafat, tandis que Javier Solana traitait Ariel Sharon de fou tout en allant recueillir les conseils d’un autre guide, Cheïk Yassine. Enfin, les trois grandes puissances : Allemagne, France, Grande Bretagne. L’Allemagne s’interdit, par principe, d’être contre Israël mais … suit toujours ses partenaires européens. La France toute à sa «politique arabe» n’a jamais fait quoi que ce soit pour aider Israël, au contraire. La Grande-Bretagne, dont les leaders «socialistes» de l’époque n’ont fait que compliquer sa création, a semblé se rapprocher d’Israël récemment car Tony Blair a compris, avant et à l’encontre des autres dirigeants européens, que ce qui se passe autour d’Israël constitue les prolégomènes de ce qui risque de se passer en Europe.

Bref, ni la France ni l’Europe ne feront jamais rien pour assurer l’existence d’Israël. Et plus le temps passera, plus elles seront devenues «terre d’islam», plus elles se détacheront des valeurs communes dites judéo-chrétiennes, valeurs pour lesquelles Israël est une référence. C’est le drame auquel on assiste : si un jour l’Europe a une politique étrangère commune, cette politique ne pourra être qu’anti-israélienne. Et si elle ne fait rien pour arrêter les projets nucléaires de l’Iran, elle ne pourra se dédouaner de les avoir laissés tenter une répétition de la solution finale...

Que faire ? La logique froide de la tragédie annoncée laisse, en réalité, une sombre alternative à Israël : Massada ou Samson. Il est fort peu probable que dans ce pays libre et démocratique, ses six millions d’êtres vivants, qui ont remplacés les six millions détruits par la barbarie nazie, accepteraient un nouveau Massada. Et pour le deuxième terme de l’alternative il s’agit de ne pas s’endormir … au moins jusqu’en 2009, année la plus probable de l’accession de l’Iran à la bombe.


© Martin Birnbaum pour LibertyVox

Nation I
Nation 27/12/07

Au commencement est l’instinct de conservation dont la corruption génère la disposition au suicide c’est à dire l’autodestruction de l’èspèce, de la race, de l’ethnie ainsi que de leurs prolongements religieux, culturels, familiaux et individuels. Ernest Renan n’explore pas l’ensemble du sujet lorsqu’il cherche à définir les nations :

“ Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L'existence d'une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie. Oh ! je le sais, cela est moins métaphysique que le droit divin, moins brutal que le droit prétendu historique. Dans l'ordre d'idées que je vous soumets, une nation n'a pas plus qu'un roi le droit de dire à une province : «Tu m'appartiens, je te prends». Une province, pour nous, ce sont ses habitants ; si quelqu'un en cette affaire a droit d'être consulté, c'est l'habitant. Une nation n'a jamais un véritable intérêt à s'annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le vœu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir.”

en premier lieu parce qu’il écrit à la fin du XIXème siècle alors que l’identification des hommes se limite aux aspects directement perceptibles par les organes humains, en second lieu parce que la sémantique à évolué, le sens de certains mots ayant complètement changé, en troisième lieu parce que la science toute entière a elle même progressé notamment pour apporter un éclairage nouveau sur les notions d’acquis et d’inné, pour définir et classer les êtres humains avec les outils mis à la disposition de l’homme par les études génétiques modernes enfin pour prendre en compte les données environementales.
Bien avant Renan, le Comte Arthur de Gobineau avait produit un “ Essai sur l’inégalité des races humaines “ (1853) tout à fait conforme aux pensées de son époque. Nombre d’interprétations avaient suivi et il faut le dire : dans tous les sens, rationnels ou délirants.
Renan dans ses définitions, sans semble-t-il s’y appliquer, élude le problême des races pour la bonne et unique raison que pour lui il n’existe de nations qu’européennes. Son contemporain - et juif - le célèbre Pierre Larousse n’écrit-il pas dans Le Grand Dictionnaire Universel du XIXème siècle (17 volumes, 1866-1877) :

Nègre - "C'est en vain que quelques philanthropes ont essayé de prouver que l'espèce nègre est aussi intelligente que l'espèce blanche. Un fait incontestable et qui domine tous les autres, c'est qu'ils ont le cerveau plus rétréci, plus léger et moins volumineux que celui de l'espèce blanche. Mais cette supériorité intellectuelle qui selon nous ne peut être révoquée en doute, donne-t-elle aux blancs le droit de réduire en esclavage la race inférieure ? Non, mille fois non. Si les nègres se rapprochent de certaines espèces animales par leurs formes anatomiques, par leurs instincts grossiers, ils en diffèrent et se rapprochent des hommes blancs sous d'autres rapports dont nous devons tenir grand compte. Ils sont doués de la parole, et par la parole nous pouvons nouer avec eux des relations intellectuelles et morales, nous pouvons essayer de les élever jusqu'à nous, certains d'y réussir dans une certaine limite”
2
. Ce qui se traduit dans l’édition du petit Larousse de 1909 par:

“Nègre,Négresse n. (latin niger, noir), homme femme à peau noire.- C’est le nom donné spécialement aux habitants de certaines contrées de l’Afrique,de la Guinée, de la Sénégambie, de la Cafrerie, etc...qui forment une race d’hommes noirs, inférieure en intelligence à la race blanche (....)

On comprend mieux Renan.

Puis vient Alexis Carrel avec “ L’Homme cet inconnu ” (1935). Entre Renan et la période actuelle, Carrel s’aperçoit lui aussi que les hommes ne sont pas égaux. Médecin, il ne s’étend d’ailleurs pas lui non plus sur les questions raciales mais sur certaines formes d’eugénisme. Ce qui lui valut l’animosité du parti des assassins (PC) toujours motivé par le souci de camoufler ses épouvantables horreurs en accusant toute la création des pires turpitudes. Ils durent cependant faire profil bas en 1944 car Alexis Carrel comptait de nombreux soutiens américains et Eisenhower reçut l'ordre de « ne pas laisser toucher à Carrel ». Ce dernier meurt à 71 ans, d’une affection cardiaque, le matin du 5 novembre 1944.

Enfin aujourd’hui la génétique fait taire les thuriféraires de l’égalité tandis que les différences interaciales et interethniques ne se discutent même plus mais se mesurent et qu’en outre l’identification individuelle ne pose plus aucun problème.

Les Nations peuvent donc se définir avec rigueur en ce qui concerne ses composantes innées.

Ariane VI ne décollera pas d’Oubangui-Chari, mise en orbite par la science locale!
( à suivre)


Presse Chrétienne
jeudi 27 décembre 2007
Fidèles au Magistère
Il a fait passer de mode les cols roulés.

Telle un iceberg, la presse française est bien plus riche que ne laissent le supposer les rayons des marchands de journaux. En dépit de la qualité de leur contenu, un grand nombre de titres échappent à la curiosité des lecteurs potentiels en raison des contraintes commerciales imposées par une distribution en kiosque.
La presse catholique n’échappe pas à cette règle. Les croyants français disposent chez leur marchand de journaux d’une abondante production de magazines qui va de Témoignage chrétien à Télérama en passant par le Pèlerin. Pourtant, en dehors du quotidien la Croix, la majorité des titres qui se disent chrétiens sont en perte de vitesse. Comment s’en étonner ? Ils véhiculent les valeurs d’une génération de clercs en fin de cycle. Des prêtres qui ont longtemps cru aux idées de l’aile la plus progressiste de Vatican II. Mal conseillés, mal informés, ou tout simplement mal intentionnés, ces curés du rouge au rose ont largement contribué à dénaturer le concile dans la pratique ecclésiale.
Avec Benoît XVI, l’Eglise a finalement tiré un trait sur une expérience de quarante ans qui a échoué. Les prêtres en pull a col roulé et les religieuses habillées chez les Trois Suisses vont progressivement céder la place car ni les uns ni les autres ne séduisent la jeunesse qui se reconnaît dans l’Eglise.
Si la presse qu’aiment à lire les catholiques n’est pas dans les kiosques, où est-elle ? Elle se fait connaître par le bouche à oreille, par la prospection postale, par l’affichage dans quelques points de vente ponctuels… A l’abri des regards, et loin des coups de crosse épiscopaux, elle chemine souterrainement, en attendant de se diffuser au grand jour.
L’Homme nouveau est de cette presse encore discrète. Certes, ce n’est probablement pas le genre de magazine trendy et glossy que fabriquent à la chaîne les éditeurs spécialisés dans le « chrétien cool » pour ados. Néanmoins, dirigé par Philippe Maxence, un journaliste ferme dans ses convictions mais à l’esprit ouvert, ce bimensuel réussit à concilier la qualité de l’information religieuse, un ultramontanisme light et un relatif anticonformisme.
Il est probable que la lecture de l’Homme nouveau déclenche un furieux prurit dans les sacristies où le portrait du père Yves Congar fait face à celui de Hans Kung et dans les palais épiscopaux où les mitrés lisent plus volontiers Libération que l’Osservatore Romano. Mais qu’importent leurs démangeaisons, leur heure est passée.



Un magazine qui annonce l’Eglise de demain

L’avenir de l’Eglise est ailleurs. Il est dans ces jeunes retrouvent les chemins de la foi grâce à une liturgie traditionnelle qui parle plus à leur cœur que la logorrhée progressiste scandée au rythme des djembés.
L’Eglise de demain est probablement à l’image de ces familles que l’on croise dans les pèlerinage, la mère avec une poussette et le père transportant dans un sac à dos le pique-nique de la ribambelle d’enfants qui les suit.
La force du catholicisme du XXIe siècle sera de réunir sous le même toit des sensibilités très différentes, des communautés catéchuménales à des prélatures comme l’Opus Dei ou encore aux Légionnaires du christ, aux jésuites (ou ce qu’il en reste) aux dominicains en passant par les franciscains fondus de télévision de l’Eternal Word Television Network. Quant aux fidèles, ils trouveront eux aussi une voie qui leur conviendra dans une offre religieuse diversifiée mais unie sur l’essentiel.
Comme tout corps vivants, l’Eglise est le lieu d’affrontements où les ambitions bien humaines compliquent des enjeux théologiques bien complexes. Voilà pourquoi, l’un des plaisirs de la lecture régulière de l’Homme nouveau est de suivre les péripéties des combats à crosses démouchetées entre les tenants de la « tradition » au sens large et ceux qui défendent ce qu’ils appellent « les acquis du concile ».
Ainsi, les péripéties de la réception du motu proprio du 7 juillet 2007 de Benoît XVI levant tous les obstacles hiérarchiques à la célébration de messes dans le rite traditionnel, dit « extraordinaire », par opposition au rite conciliaire dit « ordinaire », valent le détour.
Le bimensuel ne se limite pas aux affaire d’Eglise. Il jette un regard curieux et critique sur la société et ça fait du bien de lire d’autres points de vue que ceux des médias conformistes. Par exemple, dans son numéro de fin décembre 2007, le magazine offre un intéressant dossier sur le scoutisme où l’on trouve le récit peu connu des origines des Scouts d’Europe et aussi un papier d’humeur dénonçant le « temps des assassins », quand les terroristes non-repentis d’Action directe se retrouvent en liberté alors qu’un site internet à leur gloire fait un appel permanent à la violence. Mais l’important est ailleurs. Il se trouve en Une dans l’appel de l’abbé Chanut à grandir dans l’espérance chrétienne « maintenant que l’optimisme béat de la période post-conciliaire a fait preuve de sa fatuité prédatrice ».

(.....)

Même pas peur

Les lecteurs de l’Homme Nouveau sont des hommes et des femmes qui ont connu le nadir de la foi catholique et qui pourtant ont persévéré dans leur foi. Après les trente désastreuses années qu’ils ont vécues avec leurs familles, plus grand chose ne peut les abattre. Ils risquent de nous réserver quelques surprises.

Libre pensée en Bretagne
From contreculture.org

Augustin Hamon (1862 - 1945)


Libre-penseur breton (pas de quoi être fier)



Ce qu’il y a de réjouissant chez les donneurs de leçons, c’est leur façon contournée de maquiller le passé pour qu'il s'adapte à leurs préjugés. Le problème chez nous est que la pluie, omniprésente paraît-il, finit toujours par faire couler le maquillage.

On sait depuis des siècles que ce ne sont pas les saints qui gouvernent l’église. De même, les représentants de la libre-pensée française ne sont pas forcément des modèles. On ne leur en veut pas pour cela ; une touche d'humanité pécheresse n'a rien de déshonorant. Toutefois, il en est parmi eux qui exagèrent dans l'immonde.

Augustin Hamon avait pourtant tout pour me plaire. Il est breton et libertaire, sans doute fêtard, une bonne tête de vieux barbu, bref a priori un gars avec qui on ne s’ennuie pas. Sur les sites anarchistes, il est décrit comme traducteur de Georges-Bernard Shaw, auteur de plusieurs livres sur l’anarchisme. Il adhère ensuite à la SFIO et, en 1944, au parti communiste. Un opportunisme de bon aloi, qui n'empêche pas la sincérité ; rien de grave...


Mais il est aussi franc-maçon et membre de l’association des libres penseurs de France. Aïe, le doute surgit ! Le sans-culottisme parisien est déjà pénible, avec son côté franchouillard, prétentieux et parano. Quand un Breton s’en empare, ça devient vraiment toxique.
C’est justement le cas d’Augustin. Il est obsédé par le complot de l’anti-France. En 1889, son ouvrage L’agonie d’une société dénonce le complot juif. Il en remet une louche dans Ministère et mélinite, paru en 1891. En 1937, Les Maîtres de la France dénonce les 200 familles. A sa mort il laisse l’ébauche d’un ouvrage Les Jésuites dans la politique mondiale.

Laissons la parole à notre compatriote, précurseur de l’anti-communautarisme français dans sa version parano.

Source principale : L’antisémitisme de gauche au XIXème siècle. Marc Crapez. Ed Berg 2002.
Pour les amateurs de sensations fortes : voir en comparaison les sites socialistes ou anarchistes français, qui présentent notre homme comme une sorte de saint laïc, en mission dans un pays sauvage peuplé de chouans, de grenouilles de bénitiers et d'arriérés mentaux.



Que la France serait belle sans les étrangers ...

Il y a cent ans, dans notre beau pays de France, la Société noble tremblait sur sa base. La Bourgeoisie revendiquait hautement une place au soleil, pacifiquement d'abord, révolutionnairement ensuite.
Cette bourgeoisie jouit donc du pouvoir depuis un siècle et depuis un siècle elle en a abusé. Égoïste elle a été, égoïste elle est restée, trompant le peuple par de belles paroles, faisant, défaisant ou refaisant les lois politiques, mais négligeant volontairement toutes les réformes sociales auxquelles elle aurait pu travailler.
Dans ce milieu bourgeois, le Juif s'est alors introduit flattant les uns, insultant les autres, se servant de quelques-uns et volant tout le monde. Parti de rien, il arrive à tout dominer. Il a corrompu avec rapidité cette classe qui ne demandait qu'à l'être, parce que l'absence de moralité lui procurait de sérieux bénéfices. [...]

(A. Hamon et G. Bachot. L'agonie d'une société. Histoire d'aujourd'hui. Paris, Savine 1889)


Contre les "accapareurs" !

Nous avons décrit la Société telle que nous la voyons, avec ses iniquités sans nombre.
Nous voulons, dans la mesure de nos moyens, porter un coup de plus aux financiers, aux possédants, aux exploiteurs juifs ou judaïsants.
Après tant d'autres sociologues et socialistes, nous entrons à notre tour dans l'arène, espérant que d'autres de notre génération nous suivront pour nous aider à semer, au milieu du peuple et de l'humanité, le mépris et le dégoût de tous les accapareurs qui répandent la misère autour d'eux, de tous ces dirigeants qui consciemment ou inconsciemment sont les plats valets de cette juiverie qui enserre la race aryenne d'un bout du monde à l'autre, en Russie comme en France, en Italie comme en Angleterre.

(A. Hamon et G. Bachot. L'agonie d'une société. Histoire d'aujourd'hui. Paris, Savine 1889)


Les Juifs sont des parasites

Cependant, ils [les Juifs] n'ont acquis leur fortune que par des spéculations, ce vol légal et honoré de toute la bourgeoisie pourrie. Non seulement ils sont inutiles à tous, mais ils sont un fléau mortel pour la Société. C'est la pieuvre qui s'attache à sa victime et ne la lâche que lorsqu'il ne lui reste plus une goutte de sang. [...]

(A. Hamon et G. Bachot. L'agonie d'une société. Histoire d'aujourd'hui. Paris, Savine 1889)


Les Juifs sont nuls !

Dans la science, ils accaparent les places aux Académies et cependant ils n'ont ni génie, ni même talent hors ligne ; ils savent seulement s'emparer des idées des autres, se les assimiler et faire proclamer à son de trompe qu'ils en sont les auteurs.
C'est ainsi que Maurice Lévy, M. Lœvy et tant d'autres sont arrivés à siéger dans les Académies.
Dans l'art, les youddis ne font que du commerce. Leur peinture, leur sculpture, leur musique, se vendent bien ; mais elles n'ont qu'une valeur conventionnelle, qu'ils savent augmenter par une réclame bien faite. Aucune idée géniale n'a encore jailli du cerveau d'un Juif. Leur nature essentiellement positive s'oppose, d'ailleurs, à la naissance de toute idée nouvelle qui ne saurait rapporter de suite. A quoi leur servirait-il de se fatiguer l'esprit ? L'aryen n'est-il pas là qui travaille et produit au profit du Juif?
(A. Hamon et G. Bachot. L'agonie d'une société. Histoire d'aujourd'hui. Paris, Savine 1889)


Le complot juif contre la France. Au secours !

Cet accaparement de toutes les forces des nations par la race hébraïque ne peut être l'effet du hasard. Il faut qu'un même esprit dirige tous les membres de cette race, qu'une même direction soit donnée à leurs efforts, qu'une profonde solidarité les unisse tous ; autrement ils n'auraient pu arriver aux résultats où ils sont parvenus.
Cette unité d'esprit, de direction, de solidarité existe en effet chez eux. Comme preuve, nous donnons ci-après un extrait d'un discours d'un grand Rabbin prononcé à une réunion secrète :
" Foulé aux pieds, humilié par ses ennemis... le peuple d'Israël pourtant n'a point succombé ; et s'il s'est dispersé sur toute la surface de la terre, c'est que toute la terre doit lui appartenir... A nous appartient ce Dieu du jour qu'Aaron nous a élevé au désert, ce veau d'or, cette divinité universelle de l'époque. Lors donc que nous nous serons rendus les uniques possesseurs de tout l'or de la terre, la vraie puissance passera entre nos mains, et alors s'accompliront les promesses qui ont été faites à Abraham [...] de régner sur la terre. "

Tel est en effet le but poursuivi par les Juifs, telles sont leurs aspirations les plus intimes. Ce discours d'un rabbin révèle et explique bien la conduite des Juifs dans le monde entier. Pour arriver au point où ils en sont, car ils ont presque atteint le but qu'ils se proposent, il leur a fallu une solidarité à toute épreuve, une entente franche et cordiale, une fraternité sincère, qu'ils n'ont pu posséder que grâce à une organisation spéciale, longtemps inconnue au public chrétien, et fort bien exposée par un antisémite slave : Kalixt de Wolski.
Cette organisation, véritable gouvernement occulte, est le kahal (commissaire administratif) et le bet dine (tribunal judiciaire). Les Juifs exécutent aveuglément les prescriptions de ces deux autorités qui ont pour but d'acquérir le plus d'influence possible sur les Juifs et sur les chrétiens. " Les sémites remplissant les fonctions de juges dans les tribunaux des pays qu'ils habitent ne forment pas leur opinion d'après le texte des codes soit civils, soit criminels, qui font loi dans le pays et ne rendent pas leur verdict selon la lettre de ces codes, mais doivent se conformer aux prescriptions du kahal. " Cette assertion éclaire d'un jour nouveau certains verdicts rendus en France par des magistrats juifs tels que Lœw, Bedarrides, etc.

L'état juif, qui étend ses tentacules dans le monde entier où il paraît s'être souvent fondu dans le sein de la nation qu'il dévore et suce, est divisé en districts ayant chacun un kahal et un bet dine. C'est à ces seules autorités que le youd obéit ; ce sont elles seules qui le dirigent dans ses pensées et dans ses actes. Elles possèdent le moyen de donner une sanction à leurs décisions, si les Juifs ne s'y soumettent pas. Elles vendent aux youddis le droit d'exploiter un ou plusieurs chrétiens et lui accordent la propriété de leurs biens. Elles prélèvent un impôt que les Juifs versent d'ailleurs sans difficulté ; car ils savent que, tant qu'ils obéiront, ils seront aidés et poussés en avant. S'ils se révoltaient, ils seraient, comme les chrétiens, des ennemis pour leurs frères qui ne se feraient point faute de les exploiter.

(A. Hamon et G. Bachot. L'agonie d'une société. Histoire d'aujourd'hui. Paris, Savine 1889)


Vivement Hitler !

Les Juifs ne forment pas une secte religieuse comme beaucoup le croient ; c'est une race, un État parfaitement établi, gouverné par un pouvoir occulte.
En Algérie, où le Juif est le maître, il y eut quelques troubles en 1884. Des boutiques furent mises à sac, et quelques immondes Israélites houspillés par la population française [...]. Ces massacres ne sont rien auprès de ceux qu'éprouveront bientôt les Juifs, au jour des revendications sociales. [...]
Malgré leur or, ou plutôt à cause des fortunes qu'ils ont entassées, les Juifs sont destinés à disparaître du sol européen. Le jour où la plèbe de l'Océan Atlantique à l'Oural, de la mer du Nord à la Méditerranée, se soulèvera dans une colère terrible contre les exploiteurs, les Juifs ne trouveront aucun toit pour les abriter, aucun aryen pour les protéger. Ils jetteront leur or, source de tant de crimes et de tant de larmes, aux pieds des vengeurs, mais ce sera en vain ! Qu'importe l'or ou l'argent quand arrive le moment d'une vengeance si impatiemment attendue.
Cette race qui veut conquérir le monde, qui a des richesses considérables, qui est toute-puissante, mais qui ne réussira qu'à succomber finalement sous un cataclysme prochain dont elle ne se fait pas une idée, elle se trompe, si elle croit que la civilisation la protégera [...].
Les temps sont proches où les Juifs devront craindre la juste colère des aryens.

(A. Hamon et G. Bachot. L'agonie d'une société. Histoire d'aujourd'hui. Paris, Savine 1889)

JPLM Mercuriale décembre 2007
org “ de JPLM - 1er décembre 2007


Mercuriale de décembre 2007


            Il existe en France une tradition politique fortement enracinée, qui part des sans-culottes de 1789, passe par les blanquistes au XIXème siècle, traverse le Parti Communiste Français au XXème siècle, et s’exprime aujourd’hui dans la gauche dite laïque et républicaine. Cette gauche trouve son origine, non pas vraiment dans Robespierre et les Jacobins, mais dans les Hébertistes de 1789-1792 : populistes, antireligieux, antiprovinciaux, cocardiers. Aux siècles suivants, le fil rouge en est la Libre Pensée.

         En Bretagne, comme dans beaucoup de régions ou de colonies, la gauche est plutôt une gauche de solidarité. Elle s’est exprimée, non seulement par la revendication sociale, mais aussi par la création de coopératives et de sociétés mutualistes. Plus des deux-tiers du marché bancaire breton est dans les banques mutuelles, et notre agro-alimentaire est dominé par les coopératives. Cette particularité se prolonge aujourd’hui dans les réseaux associatifs, les grands festivals conviviaux et les organisations de solidarité, particulièrement nombreux chez nous.
          La tradition française de gauche laïque est moins une gauche de partage que de dépossession. Sous la bannière de « la patrie en danger », que Blanqui a repris d’Hébert, l’envieux prend volontiers le masque du justicier. Les sans-culottes voulaient déposséder les accapareurs. Les blanquistes en voulaient aux Juifs. Le Parti Communiste aux 200 familles. Aujourd’hui, leurs descendants sont particulièrement indulgents pour le secteur public, qui constitue l’armature de leur Moloch. Mais ils ne comprennent toujours rien à la création de richesse qui se fait mystérieusement dans le secteur privé.
         La démocratie ne peut exister sans identité personnelle et collective. Eh bien, ils combattent aussi la revendication identitaire. Ils n’y voient que turpitudes, subversions étrangères et non-conformités régionales. La dépossession des trop riches de sensibilité, de langues ou de cultures est pour eux une démarche citoyenne.
             En France, plus on idéalise la dépossession (des autres) comme remède aux problèmes sociaux, plus on est à gauche et plus on est laïc. Pour être admis dans cet univers, il faut adopter d’étranges croyances. Ainsi, ils professent qu’il est vital pour la République d’empêcher les poules aux œufs d’or de produire et de se reproduire. Elle ne sont destinées ni à l’élevage intensif ni à l’élevage bio, mais à l’abattoir.

       

  La tradition du nivellement citoyen par l’appauvrissement matériel, spirituel et culturel existe sous une forme chimiquement pure dans la Libre-Pensée. Elle existe sous une forme comestible, édulcorée à l’aspartame électoral, dans la gauche et l’extrême-gauche laïque et républicaine. Les ouvrages de Zeev Sternhell ou de Marc Crapez ont amplement montré les origines ainsi que les penchants douteux de ce que Crapez a nommé la gauche réactionnaire.

           
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La pensée expropriatrice a besoin d’un outil d’expropriation. C’est idéalement la révolution sociale, mais c’est toujours, plus concrètement, l’État centralisé. Pour que cela fonctionne, il faut que les dépossédés potentiels soient emprisonnés dans les frontières de l’Hexagone. Malheureusement pour les rejetons du Père Duchesne, les fortunes sont devenues nomades. La culture bretonne a l’humeur vagabonde et navigue dans des réseaux interceltiques. Les poules aux œufs d’or sont devenues des oies sauvages.

        La Bretagne, qui a largement voté à gauche lors des dernières élections présidentielles, sauvera t’elle la gauche française ? Espérons que non. Elle devrait s’aligner, et donc s’appauvrir. Elle y perdrait ce qui fait son succès : ses élans, ses croyances, son langage. Elle a mille fois plus à gagner en étant républicaine comme les insurgents américains ou à la manière irlandaise, plutôt que de tomber dans la tradition française.
          Ségolène Royal affirmait récemment qu’il fallait "réinvestir et actualiser les mythes hérités du passé". Elle en rajoute sur le national-chauvinisme : "l'oubli du sentiment national se trouve au coeur du mal-être français" ; "le drapeau n'appartient pas au Front national, pas plus que La Marseillaise". Pour Malek Boutih, secrétaire national aux questions de société, il n'existe "qu'une seule France". Ce ne sont pas les pires, mais on voit par là que le nivellement d’école primaire est la seule planche de salut à laquelle s’accrochent nos naufragés. Ils nous parlent de Sixième république et rêvent d'un retour à la Troisième. Les discours boulangistes, antidreyfusards, traîne-sabres et taxis de la Marne se portent bien à gauche par les temps qui courent.
      La gauche laïque et républicaine ne nous veut pas de bien. Elle est égoïste, expropriatrice et mécaniquement anti-bretonne. Laissons-la s’étouffer sous l’édredon de ses vieilles certitudes.

JPLM

Pour qui sonne le glas ?
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Réseau Jord Le 1er aoùt 2007
Interactif Breton de Renseignement
et d’Action
4 Ty Coz 22610 Pleubian
Tel & Fax 02 96 16 58 45
e mail reseau.jord@wanadoo.fr
site http://reseau.jord.free.fr
Le directeur Gérard Hirel

Pour qui sonne le glas ?


Au départ des mythiques aventures de Guillaume Tell se situe une petite scène qui a fait sourire sinon rire tous les enfants d’Europe: le salut dû au chapeau, sensé représenter l’autorité du suzerain, perché au bout d’une pique tenue par un homme d’arme. Le refus opposé par le héros suisse de se plier à ce qu’il considérait comme une exigence attentatoire à sa dignité nous a valu une bien belle histoire.
Si obliger à peut se traduire par interdire de ne pas faire le slogan semé à tous vents par les trublions de 1968 il est interdit d’interdire prend une valeur globale que les nouveaux prophètes, ceux qui savent tout, se sont empressés d’appliquer à la lettre mais comme ils le font toujours, à l’envers; et on a tout interdit.
On a chanté en France la Liberté sœur de la Fraternité et de l’Egalité pour vilipender une virtuelle, injuste et féroce tyrannie, cette dernière brutalement concrétisée sous le nom de démocratie, c’est à dire gouvernement du peuple sans lui, fait comme les Chassepots à Mentana contre Garibaldi : merveille.
Si la pensée humaniste, qui a peut être existé au moins à des fins d’enseignement, distinguait le sens du mot progrès de la signification du mot évolution ce n’est plus qu’un souvenir. Ces messieurs à la science infuse font tout bien puisqu’ils détiennent la Vérité, voilée il est vrai dans une humilité de façade et des politesses de circonstance.
Notre société est tellement évoluée qu’on y jouit de la faculté entière de se réunir, de se déplacer, de penser, de s’exprimer, de s’informer à condition de profiter de ce grand bonheur dans le bon sens défini par ceux qui savent et qui disposent des deux moyens les plus performants pour diffuser la bonne parole: médias et éducation dite nationale. Si en chemin des récalcitrants qui n’ont pas compris se manifestent, ceux qui savent vont au nom de valeurs fondatrices, de postulats indiscutables, de la raison et de bien des abstractions encore, juguler la fronde fût elle majoritaire.
Pour ce faire un arsenal a été constitué; il sera au besoin complété en toute hâte par des textes nouveaux et adaptés aux nécessités du moment . Dans l’hypothèse où cela ne suffirait pas les Illuminés auront recours à toutes les tortuosités utiles pour sauvegarder le maintient du cap défini par leurs soins
Est-il besoin de continuer à décortiquer, chercher des causes et des mobiles puis en analyser une fois de plus les divers aspects ? est-il encore temps surtout?
2
Il est surtout temps de désigner clairement l’ennemi dans cette guerre d’un genre nouveau dont l’enjeu est du ressort de l’instinct de conservation lui même, l’avenir des peuples d’Europe étant en péril mortel. Puis de le neutraliser, lui et ses collaborateurs directs ou indirects.
En Bretagne les nuisances spécifiques générées par la France accentuent le caractère catastrophique de ce que cette dernière subit elle même. L’invasion dénaturante d’extra européens qui compromet actuellement l’identité de la France se superpose en Bretagne à une destruction systématique de l’âme bretonne perpétrée par le pouvoir français depuis plus de deux siècles mais le plus souvent exécutée par des renégats bretons.
L’actualité donne un caractère aigu à la nécessité pour la Bretagne de reprendre sans délai son rang au sein des nations européennes pour ne pas être entraînée dans la dégringolade française et même européenne vers une dhimmitude contre nature .

Sans présumer des mobiles qui orientent les pas des renégats européens pactisant avec l’envahisseur, force est de constater qu’ils sont seuls responsables du chaos en cours. Encouragés et même appelés les ressortissants afro maghrébins ainsi que les tristes capitaux arrachés à la pauvreté ne font que répondre à l’offre et aux facilités qui leur sont faites.
Aussi est ce vers les rouages déboussolés de la mécanique européenne qu’il y a lieu de se tourner pour repérer des points d’application de frappes destinées à faire dérailler la tragique machine folle avant le désastre.

En ce qui concerne la France et, partant, la Bretagne, les trois traditionnels pouvoirs prolongent les délétères actions de collaboration avec l’ennemi commises par la plupart des dirigeants d’Europe .
L’Exécutif précipite à tombeau ouvert le conglomérat française toute entier vers l’asservissement et l’obscurantisme suivi en cela, quand il n’est pas précédé, par la quasi totalité de l’administration agissant par inertie, sottise, idéologie ou intérêt immédiat .
Le Législatif n’est pas une assemblée de représentants du peuple mais un agglomérat de représentants de lobbies plus ou moins influents aux ordres desquels ils se placent pour légiférer. Le seul lien que conservent députés et sénateurs avec les électeurs est la nécessité de se faire élire; cette perversion du suffrage s’atténue toutefois lorsque l’on descend vers le niveau local pour devenir rare dans les élections municipales des petites communes rurales .
Le Judiciaire déraille complètement. A Outreau ce n’est pas le juge d’instruction qui est le coupable c’est toute la machinerie obsolète qui cahote encore, usée et moribonde, que l’on appelle Justice .
Le Législatif débite des lois plus éloignées les unes que les autres de l’intérêt des peuples au gré de ses commanditaires et bien souvent contraires au droit constitutionnel devenu chiffon de papier ce qui n’a rien d’étonnant lorsque l’on sait que les premières constitutions française et déclaration des droits de l’homme (1791 et 1793) étaient, horresco referens, reliées en peau humaine. L’Exécutif les promulgue en les complétant judicieusement par des décrets d’application idoines. Enfin le Judiciaire en rajoute dans le mauvais sens en fonction des perversions des magistrats du siège, de leurs idéologies, de leur souci individuel de faire carrière, de leur degré de lassitude ou de leur sottise. Sauf exceptions la magistrature en poste dans les parquets, hiérarchisée, est aux ordres directs du gouvernement. Elle obéit donc aux injonctions de ce dernier.
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Contrairement à l’opinion répandue le monde judiciaire ne se limite pas à une poignée de magistrats (134 pour la Bretagne) mais s’étend à 7 ou 8000 personnes dans le ressort d’une Cour d’Appel comme Rennes (auxiliaires de justice, experts, policiers et gendarmes, notaires , légistes, personnel de l’administration pénitentiaire...). Aussi le problème se pose-t-il de déterminer la conduite à tenir devant une force publique aveugle et théoriquement irresponsable lorsqu’elle participe à une exaction générée par les irrégularités commises volontairement ou non par les magistrats et les représentants de l’Exécutif.

Les errements contestables des trois pouvoirs sont permis et prolongés par l’intervention de trois formes de pression qui échappent en partie aux cadres légaux.

Les médias comme ils se doit sont les plus visibles exprimant en dehors de toute déontologie les éléments politiquement corrects qui leur sont dictés par les pouvoirs, les lobbies, leur propre idéologie ou aussi celle de certains journalistes. Ils préparent ainsi l’opinion à avaler sans discernement les mensonges les plus variés et à adopter les modes de vie les plus dégradants et les plus démobilisateurs d’autant mieux appréhendés que simultanément se pratique une censure totale sur l’information réelle ainsi que sur tout ce qui pourrait valoriser l’Occident. Censure hermétique car des lois dites scélérates permettent au pouvoir judiciaire de sanctionner toute tentative de dévoiler la vérité ce dont il ne se prive évidemment pas. Le suffrage universel n’y a pas résisté et ne conserve de son lustre mythique que le nom.
De tout cela il ressort que le droit d’informer ou le droit à l’information sont devenus des concepts obsolètes remplacés par le droit de désinformer. Cette situation intellectuellement insupportable dans un pays civilisé prend une dimension tragique dans les contrées peu évoluées où on massacre sans vergogne nombre de collecteurs d’informations.

Archaïque dans sa position stratégique l’Education dite Nationale fait de la propagande, dans l’ombre de la Libre Pensée, du Grand Orient de France et de la nébuleuse marxiste. Voulant absoudre les sauvageons elle culpabilise les petits gaulois et par leur canal nombre de parents.
Prolongement obligé de la chienlit qui s’est faufilée dans la haute administration du Ministère de l’Education Négative depuis 1968 elle s’est auto proclamée chantre de la planification par le bas, du résistancialisme onirique, des cultures primitives que pratiquaient nos ancêtres il y a plusieurs milliers d’années, de la scatologie artistique, de la zoophilie rédemptrice, de la pédophilie pédagogique enfin de tout ce qui peut frelater les sociétés occidentales Épouvantable geôlier d’enfants elle tend à transformer les fils de conquérants en filles soumises. Ses gourous avaient déjà chanté l’avilissement du petit Louis XVII. Après tout elle a de qui tenir. Aujourd’hui ses ressortissants se sentent menacés, ils sont molestés, frappés, poignardés étranglés par ceux la même qu’ils prétendaient intégrer.

Enfin les lobbies directeurs. Il serait présomptueux de vouloir dresser un tableau clair des groupes d’influence totalement disparates dans leur puissance, leurs objectifs, leurs modus operandi , leur répartition géographique dans le monde, leur approche des concepts moraux, les motivations de leurs membres, leurs interactions. Mais une chose est certaine: les représentations nationales y sont englouties et neutralisées, les représentations régionales aussi.
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Ce ne sera qu’au niveau départemental, notamment en Bretagne, que l’on commencera à rencontrer des élus réellement représentatifs d’électeurs puis encore plus dans les conseils municipaux des communes rurales. L’ensemble étant toutefois corrompu par les interactions des lobbies, des médias et de la prétendue Education Nationale. Tous ces vendeurs de prêt à penser commencent à se regrouper en résidences protégées, à ne plus emprunter les transports en commun, à ne plus circuler dans les zones dites à risques , à éloigner leur progéniture des quartiers et régions infréquentables sans plus se soucier des idiots utiles qu’ils ont lancé sur les pistes impraticables de l’accueil de l’autre, des métissages de cultures, de régressions comportementales de toutes sortes.


Jean Raspail qui a fort bien annoncé le désastre dans “ le Camp des Saints” paru en 1973 exprime une certaine amertume dans un interview accordé au Figaro le 17 juin 2004 : “Je n’ai pas grand chose à ajouter, sinon que les carottes sont cuites” en étayant son pessimisme avec la relation d’ événements d’actualité . Qu’aurait-il dit fin novembre 2005 ! Il cite le XXe chant de l’Apocalypse :” Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien aimée.”
Il se ressaisit pourtant en évoquant la résistance d’isolats d’où partirait une sorte de reconquista .
Sous cette forme ou en suivant des stratégies différentes la perpective s’impose en effet de ne pas attendre une intégration à l’envers , l’éradication des cultures européennes, l’abandon de nos enfants à une résurgence délirante de la préhistoire. Retentit la voix de l’instinct de conservation dont la mise en sommeil semble difficilement réalisable : elle ne dépend même pas de notre volonté et encore moins de celle des dévoyés qui tentent de l’imposer.

Point n’est besoin de discourir sur le contenu de l’instinct de conservation naturel qui est celui de la race, de la communauté d’appartenance, de la famille avant d’être celui de l’individu, la conservation de ce dernier étant la plus ponctuelle mais évidemment bien utile composante de l’ensemble. Il ne s’agit pas là d’un choix mais d’une donnée naturelle immuable.
L’ennemi est désigné : les Européens qui ouvrent les portes à cette forme d’envahissement que constituent les mouvements migratoires sud - nord, qui créent les conditions favorables à leur mise en route et tentent de paralyser la résistance des autochtones.
Le reste est épreuve de force.Qu’importent les motivations des soldats de l’ennemi . Il s’agit pour les peuples d’Europe de neutraliser traîtres renégats et idiots utiles: l’enjeu étant la survie de notre race, de nos nations, de nos coutumes, de nos religions, de la sécurité de nos familles et de la liberté de nos enfants. En effet une fois en nombre les immigrés envahisseurs s’organisent et tentent d’imposer leurs lois et coutumes transformant ainsi envahissement en invasion.

La tâche semble tellement complexe, le machiavélisme des pouvoirs si menaçant, la pression mensongère des lobbies, des médias et de la prétendue Education Nationale si lourde que nombre de bonnes volontés choisissent l’esquive. Or, d’une part, à l’étude, l’ennemi révèle
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rapidement des faiblesses, d’autre part des mesures d’organisation simples suffisent pour le neutraliser, enfin l’enjeu est tel qu’il n’y a plus d’autre choix que la prise en main de notre destin où la déchéance totale. A ceci s’ajoute la synergie que génèrent les leaders lorsqu’ils sortent de la tranchée , synergie qu’il y a lieu d’amplifier et d’entretenir par une action psychologique et une pugnacité appropriées.

La première faiblesse de l’ennemi est son absence d’homogénéité. Aux nihilistes d’habitude dont le comportement est dicté par des délabrements psychiques de toutes sortes viennent s’ajouter les membres d’organisations politiques structurées aux mobiles multiples: recherche de voix, ressentiment des incapables, désir morbide d’autodestruction, sottise des idiots utiles, appât du gain et sans doute aussi cette forme d’angelisme qui confond individu et multitude.

Fer de lance actuel de la nébuleuse anti-bretonne avance une bande hétéroclite de laissés pour compte qui, conscients des carences profondes dont ils sont affligés, tentent de se valoriser en prenant fait et cause pour des factions sensées véhiculer des valeurs progressistes, donc nouvelles, donc susceptibles de leur donner les chances qu’à leurs yeux leur ont refusé des valeurs dites conservatrices. Nihilistes d’apparence ils n’ont bien évidemment pas les capacités des étudiants russes de 1905 et camouflent leur indigence intellectuelle derrière une logorrhée impalpable allant jusqu’à la découverte de croix celtiques carrées (authentique) et autres billevesées. Ce troupeau, en ce qui concerne la Bretagne, peut être évalué à 200 individus mobilisables à ce niveau (200) à Nantes et à Rennes et au niveau de 50 ailleurs. Il apparaît parfois difficile de mettre en évidence les entités à qui profite le crime pour des attaques physiques aux objectifs aussi variés en apparence que l’Institut de Locarn, la commémoration de la bataille de Ballon par Adsav, le soutien défensif apporté à un historien de pacotille, ou encore une cabale montée contre une exposition artistique spécifiquement bretonne. Quelque part plane toujours l’ombre de la Libre Pensée, du Grand Orient de France, du brouet marxiste trotskiste ou stalinien, de tous leurs exsudats ainsi que des perverses et dangereuses Fraternelles habilement utilisées par le Grand Orient. De cette diversité résulte la possibilité d’en situer tous les acteurs à l’occasion des fêtes de partis, des réunions, manifestations, opérations de racolage organisées par leurs prolongements habituels. Sans oublier les prétendues composantes dites progressistes du mouvement breton qui sont en réalité des appareils à ratisser large en matière d’élections ou de pervers montages ayant pour vocation le pourrissement des mouvements culturels bretons par l’intérieur.

La seconde est l’accointance en apparence contre nature des précités avec les thuriféraires du mondialisme, ces derniers semblant avoir choisi une ligne de conduite allant de carpe diem à après nous le déluge, approuvant sans états d’âme mais pour leur tranquillité du moment toutes les délirantes élucubrations des premiers. On ne peut plus attendre qu’ils se réveillent comme le colonel Nicholson dans Le Pont de la Rivière Kwaï qui, s’apercevant brutalement de sa tragique et irréparable erreur, s’écriait : “mon Dieu qu’ai-je fait !”.
Et pourtant il y a un dénominateur commun à ces deux catégories on ne peut plus éloignées par leur mode de vie, leurs aspirations, leurs fortunes et leurs comportements c’est l’absence de barrières morales qu’elles soient religieuses ou laïques issues de la religion. Ce qui ne les empêche pas de parler sans vergogne au nom de valeurs et de principes moraux.
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Ils sont amputés de cette capacité de résistance et de persévérance que confère à l’homme ses croyances et sa grandeur. Le premier coup de canon les met en difficulté.
L’apparente collusion mondialistes - altermondialistes - internationalistes et dans une certaine
mesure certains universalistes a une pierre angulaire sur laquelle elle se brise : le nationalisme .

Ni les unes ni les autres parties de la collusion précitée ne mérite de quartiers . Ils suffit de ne pas les laisser se réfugier dans l’irresponsabilité et les prendre à partie dans le cadre de la loi du talion. Nul n’est invulnérable. Clausewitz résume d’une façon lapidaire l’équilibre de la Guerre (en substance): si l’ennemi perd plus en vous contrariant qu’en étant d’accord avec vous il vous écoute .

La troisième c’est l’intéressant comportement de leurs turbulents protègés qui par leur agitation frénétique ont mis pratiquement tout le monde d’accord en Europe: contre eux. Ce qui fait que leurs défenseurs ne peuvent que revêtir le manteau des cocus magnifiques. Leur discours sur l’Islam modéré les a définitivement disqualifiés; on le serait à moins : une dizaine de morts en France fin 2005, des viols, des violences et... 45500 voitures brûlées au cours de l’année. 2006 affiche aussi des enlèvements, actes de barbarie et assassinats. L’Islam tolérant semble assez mythique. Sa seule loi c’est la sienne!
Les agités de l’Islam ont le mérite d’indisposer tout le monde ce qui facilite de toute évidence la montée de souffles comme celui qui est magistralement décrit dans Le Seigneur des Anneaux tout en permettant de neutraliser collaborateurs et renégats. Il faut sortir de la tranchée et dans un premier temps expliquer avant d’en finir. Dans ces années 2004, 2005, 2006 et 2007 l’Islam repousse les frontières du supportable tant qu’il peut: invasion physique, attentats terroristes, culpabilisation par idiots utiles interposés, attaques de convois, émeutes gigantesques, meurtres, vols, viols, violences,incendies, pillages, attaques d’ambassades, vociférations de toutes sortes .“ Préparez vous au véritable holocauste “ proclame une pancarte islamique portée par une femme voilée (2006) formule tout à fait conforme à la Sourate XLVII,verset 4: “quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage,et serrez les entraves des captifs que vous aurez fait “. Parallèlement des musulmans montrant patte blanche exploitent idiots utiles et renégats pour assurer la progression rampante de l’Islam dans les sociétés européennes . Quel illuminé prétendrait encore croire aux vertus de la discussion !? Autant mettre à la frontière un juge d’instruction pour arrêter une horde sauvage . Il appartient aux peuples de prouver leur capacité de survie, donc de se prendre par la main .


La quatrième c’est la disparition du mythe du bon nègre de Y’a bon Banania, le bon sauvage cher à Rousseau s’avérant à l’usage assez agressif vis a vis des bons petits blancs des lycées bcbg parisiens , qui fils de politiquement corrects ont pu comprendre ces dernières années à coups de poings dans la gueule que la population des banlieues était moins fréquentable dans la réalité qu’en théorie.
Alors que les Européens en étaient encore au mythe du bon nègre, éternel brimé qui mérite compassion, les mahométans, eux, avaient compris depuis longtemps le parti qu’ils pouvaient en tirer outre le fait de les mettre en esclavage ....jusqu’à nos jours (chrétiens du Soudan). Et ainsi on a pu voir débarquer à Paris sur la manifestation bcbg de lycéens des troupeaux de
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sauvages vociférants dont le comportement bestial a dessillé les yeux de nombre d’autruches d’habitude. L’aura exotique de ces vecteurs de violences débridées et de multiples maladies toutes plus inquiétantes les unes que les autres pâlit au crépuscule. On entrevoit déjà un retour à la case départ.

La cinquième c’est la mise en route de la communauté juive qui entend maintenant s’exprimer sur ce qu’elle pressentait depuis longtemps à savoir que l’indiscutable constante islamique est de détruire Israël ce qui n’est pas du goût des Juifs qui entendent encore et une fois de plus qu’ils doivent disparaître de la carte. Ils auraient du se méfier lorsque l’exsudat communiste stalinien MRAP défilait à Paris aux cris de mort aux juifs ou que la communauté noire américaine s’en prenait violemment à eux . S’il ne faut pas se tromper d’ennemi il ne faut pas non plus se tromper d’amis .
La communauté juive est un atout d’importance pour L’Europe toute entière. En effet européens d’origine et de fait pour la plupart, les Juifs constituent un lien de sang entre les États Unis, le Moyen Orient et l’Europe. Leur peuple court en permanence un danger mortel en Israël aussi ne peuvent-ils pas baisser la garde . Ils se sont dotés des moyens nécessaires pour affronter la haine délirante de l’Islam au moment même où l’Europe en pleine décadence morale semble succomber à l’invasion afro-maghrébine aussi représentent-ils à la fois un exemple, un moteur et un acteur pour le réveil des Européens. Réalité et nécessité faisant loi il n’est plus temps de se quereller sur le sexe des anges mais de faire face en rangs serrés aux graves turbulences qui s’annoncent.


La sixième c’est qu’il ne reste aux détenteurs de la vérité que la force des autres pour essayer d’imposer le résultat de leurs errements qui n’ont aucun étaiement moral. Ces autres sont éminemment vulnérables, car l’absence d’élément moral justifie totalement le déploiement d’une forme de légitime défense populaire et même l’application de la loi du talion à l’encontre de ce qu’on appelle la force publique qui dans le cas d’espèce devient une force d’oppression illégitime donc justiciable de l’appel à toutes formes de neutralisation.
Sans puissance spécifique les pouvoirs devenus illégitimes placent ainsi les entités chargées de mettre en application leurs contestables décisions en position de malfaiteurs: la défense populaire devient alors, elle, légitime.

Enfin et septièmement il y a la contagion: amoralité, matérialisme, ignorance, sottise, sauvagerie et obscurantisme primitif engendrent les déviances les plus folles, du satanisme aux violences sanglantes en passant par le culte d’Orange Mécanique. Les peuples européens commencent à prendre conscience des liens de cause à effet existant entre les discours déliquescents des bonimenteurs renégats et les comportements délirants ainsi engendrés .

La position bretonne est hors classement, elle constituerait un huitièmement si son cas n’était
pas spécifique. En effet la présence de la France en Bretagne est illégitime car elle est le résultat de multiples coups de force qui s’échelonnent de 1488 à 1789 la Bretagne politique ayant été rayée de la carte européenne dans la sanglante tourmente générée par la sanguinaire révolution française . L’application des lois françaises y est donc illicite et les actes accomplis
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par les pouvoirs publics français illégaux .
Cependant et paradoxalement la prise en main de l’ordre public par ces derniers puise dans les coutumes de la guerre une forme particulière de légitimité : les puissances occupantes doivent assurer dans les pays conquis ou contrôlés la continuité de la vie publique et de ce fait peuvent y prendre les mesures nécessaires. Mais elles ne doivent pas tenter d’altérer ni le peuplement ni la culture ni la religion ni l’économie du pays occupé ce que la France n’ a eu cesse de faire en force depuis 1789 notamment. Cette dernière particularité induit un terrible corollaire : le droit et le devoir pour le peuple breton de reprendre le combat pour la Libération Nationale. Étant bien entendu que si ces droits et devoirs sont imprescriptibles leur application doit être actualisée en fonction de la conjoncture et ne pas constituer un remake romantique, anachronique ou irrationnel.
Au préalable les millions de Bretons présents en Bretagne ainsi que les millions de Bretons expatriés ont besoin d’ être éclairés sur la véritable nature de leur patrie, des ennemis de cette dernière, des dangers qui la menacent enfin des renégats qui la trahissent. Ce sont ces derniers, les plus dangereux, qui doivent être les premiers désignés à la clameur publique et à la vindicte populaire. Le but technique global étant de neutraliser tous les acteurs œuvrant à la destruction de l’âme bretonne et de positionner le mouvement nationaliste breton avec un rapport de forces inversé imposé par la volonté du peuple rassemblé.



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Delenda Carthago

Les ennemis de la Bretagne
From contreculture.org

Les trois couleurs de la pensée libre, unique et indivisible
La Libre pensée






La libre pensée ne constitue souvent qu'une croyance,
qui dispense de la fatigue de penser
(Gustave Le Bon, sociologue 1841-1931)



Comment se fait-il que les mouvements laïcs, qui menaient au XIXème siècle des luttes d’émancipation, se soient englués au XXIème siècle dans un entêtement réactionnaire ? Ils ne jurent plus que par la Constitution de 1958 et l’obéissance aux lois républicaines.


La Raison, chère aux philosophes des Lumières, est devenue la raison d'État...


1 - Au départ : Un combat contre les monopoles du clergé


"Le cléricalisme, voilà l'ennemi !"
(Gambetta)
La Libre Pensée, c’est d’abord le reflet d’une période révolue. C’est l’esprit républicain qui existait sous le second empire et la Troisième république. Elle représentait l’adhésion populaire de cette époque à la philosophie des Lumières, tout comme le pèlerinage de Lourdes représente l’adhésion populaire à la religion catholique. Dans l’un et l’autre cas, il ne faut pas y voir un système philosophique ou théologique cohérent, mais l’appartenance à un camp, à une façon de penser et de ressentir ; un savoir et un savoir-vivre.
Dans la pratique, le combat laïc, dont la Libre Pensée était l’avant-garde, est à l'époque une réaction populaire contre les monopoles du clergé. Cette réaction se cristallise en particulier autour des enterrements. La revendication minimale qui rassemble les libres penseurs est celle du droit de mourir et d’être enterré hors de toute religion.
A partir de cette base commune, les revendications se diversifient. C’est la laïcisation de l’éducation, des services hospitaliers, de l’armée. C’est aussi la laïcisation de l’espace et du temps, du nom des rues, des statues, des fêtes chômées, du droit de procession. C’est encore bien d’autres revendications, le plus souvent du domaine symbolique, sur le serment judiciaire, la présence de crucifix dans les lieux publics, le catéchisme ou les émissions religieuses.
Cette grande période revendicative se situe entre 1848 et 1905. C’est celle des enterrements civils, glorieux pour les uns comme Victor Hugo, difficiles et courageux pour les anonymes. Mais les victoires du camp laïc s’accumulent. Le personnel des hôpitaux se laïcise à partir des années 1870. Au cours des années 1880, un ensemble de lois sont votées pour la laïcisation de l’éducation. Les cimetières sont laïcisés en 1881. En 1889, les séminaristes sont astreints au service militaire. Le 9 décembre 1905 est votée la loi de séparation des églises et de l’Etat
Emile Combes


2 - Deuxième phase : le blasphème et l’outrance

Après cette période essentiellement revendicative vient celle des grands pamphlétaires laïcs, grosso modo entre 1905 et 1960.

Le précurseur en avait été Leo Taxil. Taxil fait paraître La Bible amusante à partir de 1897 sous la forme de 67 petits fascicules. Cet ouvrage fait suite à une fantastique imposture. Léo, après avoir été un anticlérical militant, s'est converti et est resté au sein de l'église pendant 12 ans. Il a même été reçu en audience par le pape Léon XIII. Après ces 12 années, il redevient anticlérical militant. Fier comme un gamin, il se flatte dans la dédicace de sa Bible amusante d'avoir mystifié le pape et mis en défaut le dogme de l'infaillibilité pontificale.
Léo Taxil

Après Léo Taxil émergent les noms de Sébastien Faure, Joseph Turmel ou André Lorulot. L’objectif est moins de faire rire que de salir. L’histoire sainte, la Bible, les rites religieux sont roulés dans la scatologie et la pornographie. Les caricatures des moines et des prêtres expriment une haine et un mépris du même tonneau que les sentiments racistes ou antisémites.


3 - Les cinq piliers de la sagesse libre-penseuse

Pendant la première moitié du XXème siècle, la Libre Pensée construit, au nom de la raison, un corpus fondée sur cinq piliers : anticléricalisme, racisme, antisémitisme, antiféminisme, pacifisme. C'est André Lorulot, dans son abondante production, qui se chargera de fixer ce corpus, conforme aux écrits de Voltaire, ou du moins compatible avec eux.
Ce corpus est aussi en ligne avec les libres penseurs "scientifiques" de la fin du XIXème siècle, qui fondèrent le journal La Libre Pensée : voir Gellion-Danglar.

On peut remarquer que ces cinq piliers sont, non des projets, mais des rejets. Cette singularité donne de la cohérence au corpus et aussi à son aspect extérieur : celui de la contestation, du refus tous azimuts. De là à considérer l'attitude libre-penseuse comme une attitude de révolte ou même comme une attitude authentiquement révolutionnaire, il n'y a qu'un pas. Il suffit de considérer comme inacceptable tout à la fois le pouvoir occulte des Jésuites, l'action dissolvante des droits ethniques, l'or des Juifs, l'influence des femmes soumises et les malheurs de la guerre.
L'anticléricalisme :

C'est le pilier principal. Au temps de Voltaire, le haut clergé représentait un pouvoir et un ordre qui s'opposait à la montée de la bourgeoisie, dont Voltaire est le représentant. Cette tendance réactionnaire est restée dominante en France durant tout le XIXème siècle et une bonne partie du XXème siècle. Toutefois, il s'est progressivement développé en sein du christianisme d'autres conceptions de la société humaine. Aujourd'hui les chrétiens ne sont pas significativement différents, dans les choix socio-politiques, de la moyenne de la population.

L'anticléricalisme de Lorulot n'est pas lié aux tendances réactionnaires de l'église. Il s'oppose tout autant au syndicalisme chrétien, aux résistants chrétiens (lui qui collabora avec les nazis), à tous les réformateurs chrétiens qu'il considère a priori comme des imposteurs. Pour lui, comme pour Gambetta avant lui, "le cléricalisme, voilà l'ennemi". Les écrits de Lorulot montrent à l'évidence que c'est le cléricalisme et non le conservatisme qui est l'ennemi.

La particularité de l'anticléricalisme de Lorulot, qui donnera sa marque à la Libre Pensée, c'est l'obsession paranoïaque du complot jésuite.

" Les Jésuites se sont toujours cachés. (...) La Société a des agents un peu partout, qui sont chargés de rechercher certains ouvrages et de les anéantir. (...) Leur seul but, c'est la domination universelle. (...) On les sent partout, on ne les trouve nulle part. Comment les frapper ? Ils sont insaisissables. Comment se défendre de leurs intrigues ? Ils restent toujours dans l'obscurité. Comment déjouer leurs plans ? Ils ont des émissaires dans tous les partis, qui servent leur politique, qui embrouillent toutes les situations et bernent même les hommes d'avant-garde !...(...)
Les Jésuites constituent pour le progrès et pour la paix une menace effrayante. L'église catholique, dont ils sont la plus fanatique, la plus intolérante incarnation, n'a pas modifié son état d'esprit. (...) L'Eglise n'a pas désarmé. Elle est prête à persécuter, aujourd'hui comme autrefois. Elle veut dominer le monde entier.
André Lorulot. La documentation antireligieuse. Octobre 1933.( Cité par P.A. Taguieff. Voir bibliographie )
NB : Aujourd'hui, l'Opus Dei a remplacé les Jésuites dans l'imaginaire complotiste des libres-penseurs.


Lorulot n'oppose pas non plus l'amour des hommes à l'amour de Dieu, l'amour de la vie présente à celle de l'au-delà.
Il n'aime pas les hommes et il le dit clairement, en particulier dans sa brochure "Les hommes me dégoûtent" (1939)

Ce n’est pas un chapitre, c’est un volume entier, et un gros volume, qu’il faudrait écrire, si l’on voulait énumérer les différentes catégories de tourtes et de nouilles qui évoluent sur la planète (...)

Mais il y a des petites girouettes imbéciles, en quantité innombrable. Elles changent d’opinion sans savoir pourquoi ni comment, parce qu’on leur dit de changer. Le cerveau de ces gens-là doit ressembler à une éponge : il absorbe tout ce qu’on lui présente. (...)

Eblouir les autres ! Mâles ou femelles, ils ne pensent qu’à cela ; ils ne vivent que pour cela. En boucher un coin aux copains et surtout aux copines, avec une robe neuve, un chapeau dernier cri. Quand ils vont visiter des amis, ce n’est pas par amitié, c’est pour les faire bisquer en étalant un manteau « qu’ils n’avaient pas encore vu », des bottines et un sac à main inédits. Et les autres seront obligés d’admirer, ou de faire semblant, la mort dans l’âme. (...)

Quel plaisir peut-on éprouver à éblouir des imbéciles ? Des esprits superficiels, dont l’opinion ou le jugement n’ont absolument aucune importance et aucune valeur ? C’est au fond pour les dominer, leur faire croire qu’on a du pèze en masse et qu’on ne se refuse rien, se griser d’une supériorité factice – et souvent même inexistante. (...)

Parmi les actions quotidiennes de l’homme combien sont vraiment libres, spontanées, sincères ? Pas beaucoup. On obéit à la routine, à l’habitude, à la mode. (...) La servitude de la mode, jusqu’à présent, pesait surtout sur les femmes. Mais les hommes d’aujourd’hui, les jeunes surtout, se montrent aussi stupides, aussi moutons. Cela tient sans doute à leur médiocrité mentale, au vide désolant de leur cerveau ; à leur manque absolu de personnalité. Nos contemporains sont complètement privés d’originalité : L’humanité ressemble à un grand troupeau. On pense en série. On agit de même. (...)

Tout le monde est hypocrite. L’ambiance nous y oblige. Moi comme les autres. Il est presque impossible d’être franc et sincère, dans toutes les circonstances et avec tous les individus. On ne peut pas toujours proclamer la vérité, dire carrément ce que l’on pense. On craint de déplaire ou de froisser. Alors on fait semblant d’approuver des choses qui nous répugnent. Une telle attitude n’est pas reluisante.(...)

Par moment la vie elle-même me dégoûte. Je la trouve tellement grise, monotone, quotidienne... Et sans issue. A quoi bon tant lutter, tant souffrir, tant peiner, puisqu’il faudra, bientôt peut-être (et très rapidement, de toutes façons) renoncer à tout et succomber devant la mort – encore une belle dégoûtation.
Répéter toujours les mêmes paroles, et refaire interminablement des gestes identiques, on s’en fatigue... Et certains jours, l’accablement est si grand que l’on cède à l’amertume. On est sur le point de lâcher pied et de renoncer à tout. (...)
On ne devrait pas trop demander à la vie. On ne devrait pas trop réfléchir, pas trop penser, pas trop rêver. Les exigences du cœur et de l’esprit, quand elles sont trop grandes, finissent par vous accabler.
Au fond, pourquoi les hommes tiennent-ils tant à la vie ? Je le comprends de moins en moins.
Ils s’ennuient. Ils souffrent. Ils n’arrêtent pas de récriminer et de geindre. (...)
Ils imaginent les amusements les plus variés et les plus cocasses et le lendemain d’une cuite répugnante, ils vous diront : « J’ai bien rigolé ! ». Mais ils ne donnent le change à personne. S’ils arrivent à s’étourdir, la tristesse et l’ennui les reprennent bien vite... (...)
Ils ne s’amusent guère, mais ils font semblant de s’intéresser à une foule de choses qui sont à la mode, pour faire comme les autres, pour ne pas avoir l’air d’être des arriérés. (...)

D’accord. Je suis déterministe. Je sais que les individus sont le produit du milieu dans lequel ils vivent et par lequel ils sont façonnés. C’est pour cela que je n’ai pas de haine contre eux. Du dégoût, oui. De la haine, non. Car ce n’est pas leur faute s’ils sont ridicules, égoïstes, jaloux et cruels.
La vipère non plus n’est pas responsable. Ce n’est pas sa faute si elle est née vipère et si elle possède un mortel venin. On l’écrase quand même, la vipère...
Tout le texte, et surtout la dernière phrase, donne la chair de poule.
Darwinisme social, élitisme, mépris des individus : voilà l'essence du totalitarisme et du fascisme. Il suffit de (re)lire Annah Harendt ou Zeev Sternhell.

" Quelques-uns des discoureurs de l'opinion adverse me forcèrent à quitter le chantier, sous peine de dégringoler d'un échafaudage. Seul, ne pouvant envisager aucune résistance, j'optai pour la première alternative et je partis, plus riche d'une expérience. Je m'en allai plein de dégoût, mais si empoigné qu'il m'aurait été désormais tout à fait impossible de tourner le dos à cette situation (...)

Alors je me demandai en moi-même : Sont-ce donc là des hommes dignes d'appartenir à un grand peuple ? Angoissante question : car si c'est oui, un tel peuple justifie t-il les peines et les sacrifices qu'exige des meilleurs la lutte qu'ils devront livrer ? Et si c'est non, notre peuple est vraiment bien pauvre en hommes. En ces jours d'inquiétude, d'anxiété et de méditation profonde, je voyais grossir l'armée menaçante de ceux qui étaient perdus pour leur peuple (...)

Qu'un homme se lève, renseigné à fond sur la détresse de son peuple, et que, sachant parfaitement de quoi il souffre, il essaie sérieusement de le soulager : dès qu'il aura fixé le but à atteindre et choisi la voie qui peut y conduire, aussitôt des esprits étroits et même très étroits surveilleront attentivement et passionnément les agissements de cet homme, qui aura attiré sur lui les regards du public. Je comparerai ces gens-là aux moineaux qui ont l'air de se désintéresser de tout, mais observent, au contraire, longuement et avec la plus grande attention le compagnon plus heureux qui a trouvé un petit morceau de pain : et ils l'en dépouillent tout à coup, au moment où il s'y attend le moins (...).

Nos hommes d'Etat de pacotille font, en comparaison, figure de pitoyables nains, et quel dégoût vous saisit à la gorge quand ces zéros se permettent l'inconvenance de critiquer un homme qui leur est mille fois supérieur ! "
(Adolf Hitler, Mein kampf, 1926)
Le racisme :

Voltaire avait fait du polygénisme un argument contre le monogénisme biblique, c'est-à-dire contre la croyance que toute l'humanité descendait d'une couple unique primordial. Le polygénisme est l'idée que les races humaines n'ont rien à voir entre elles. Ceci aboutit chez Voltaire à un racisme fondé sur la Raison.
Cette idée, dans le contexte colonial de la Troisième République, avait non seulement un intérêt intellectuel, mais aussi un intérêt politique au service de l'expansion coloniale. Les libres penseurs Victor Hugo et Jules Ferry représentent ce racisme utilitaire.

Les écrits militants de la Libre Pensée ne sont pas en retrait par rapport à ce racisme laïc. Entre l'élitisme nazi de la "race des seigneurs" et celui de ces libres penseurs, il n'y a pas vraiment de différence.

Gaétan Delaunay, en 1880, lie anticléricalisme et racisme :



Les religieux sont "moins verticaux que les laïcs" ; "leur direction un peu oblique rappelle celle des Hottentots".


"Ils marchent les genous fléchis et ont très peu de mollets, ce qui les rapproche des nègres".


"Leur lèvre inférieure (...) avance comme chez les nègres prognathes, l’arcade dentaire étroite comme chez les idiots (...) et l’espace interorbitaire est petit, signe d’infériorité qui prouve l’étroitesse du cerveau (...)"


Extrait de Histoire naturelle du dévôt, Dr Gaétan Delaunay, Paris Strauss, 1880

Extrait de "La bible amusante" de Léo Taxil

C'est encore Lorulot qui sera le plus explicite :

"Et Jésus était aussi barbare, aussi rétrograde, aussi magicien que son entourage incrédule, ignare et superstitieux.
Les Juifs de son temps étaient détenteurs d'une mentalité exactement semblable à celle des Arabes et des Nègres d'aujourd'hui."
La Vie comique de Jésus. André Lorulot. Ed. L'idée Libre 1934

Chez les nazis, racisme et eugénisme sont liés. Chez les libres penseurs aussi.

Il faut enseigner aux hommes qu’ils n’ont pas le droit de créer plus d’enfants qu’ils ne peuvent en élever raisonnablement. Il faut leur dire que c’est un crime que d’imposer la vie à de futurs malheureux — ou à des malades, à des souffreteux. Les lois de la sélection humaine consciente doivent être étudiées et répandues (...).
L'église et la guerre. André Lorulot (1932)


... En favorisant consciemment et systématiquement la fécondité des éléments les plus robustes de notre peuple. on obtiendra une race dont le rôle sera, du moins tout d'abord, d'éliminer les germes de la décadence physique et, par suite, morale, dont nous souffrons aujourd'hui.
Car, lorsqu'un peuple et un Etat se seront engagés dans cette voie, on se préoccupera tout naturellement de développer la valeur de ce qui constitue la moelle la plus précieuse de la race et d'augmenter sa fécondité pour qu'enfin toute la nation participe à ce bien suprême : une race obtenue selon les règles de l'eugénisme.
(Adolf Hitler, Mein kampf, 1926)

L'antiféminisme :

Lorulot est ce qu'on pourrait appeler un militant de l'antiféminisme. Il a écrit plusieurs brochures sur l'infériorité des femmes.
Les éditions de l’idée libre ont publié en 1923 le compte rendu de la conférence prononcée par André Lorulot à "Conflans-Honorine" le 12 février 1921 et intitulée Notre ennemie : la femme. Tout un programme.


Voici quelques extraits du Catéchisme du parfait mouton, de notre théoricien de la Libre Pensée . On y trouve les raisons qui, à partir de la différence entre l'homme et la femme, en déduisent que cette dernière n'est pas douée pour penser librement.

- Les femmes sont-elles favorables à l’esprit moutonnier ?
- Elles l’assimilent et l’observent mieux que les hommes. Les qualités qui caractérisent le parfait Mouton se développent chez la femme d’une façon extraordinaire.
A quoi tient cette supériorité « moutonnière » de la femme ?
A son tempérament. Etant plus faible que l’homme, elle craint davantage l’Autorité. Elle aime à être dirigée et dominée. Certaines femmes poussent très loin l’amour…de la cravache. Les mauvais traitements imposés par leur Maître semblent leur procurer parfois une véritable jouissance. Aussi les femmes sont-elles bien éloignées, à part quelques exceptions, de vouloir s’émanciper.

(...) La Femme est misonéiste ; elle a horreur du changement. Elle ne croit pas au progrès.

(...) La mentalité féminine ressemble beaucoup à celle de l’enfant. Elle subit le prestige de l’uniforme, de beaux képis, des galons et des décorations. Voilà ce qui la subjugue. Elle aime le brillant officier comme elle aime le boxeur, le chanteur langoureux, le toréador, l’aviateur, ou le souteneur à face bestiale, tandis qu’elle dédaigne ou méprise le penseur, le savant ou le philosophe. Il lui faut du panache et du biceps, deux choses qui s’accordent parfaitement avec le vide du cerveau.

(...) la Femme est avant tout dominée par le désir de paraître ; elle vit pour la galerie. N’ayant guère de vie intérieure, sa préoccupation essentielle consiste à briller, à être admirée. Elle tient compte, avant tout, de l’opinion des autres, et c’est cela qui caractérise le parfait Mouton.

- Le sexe masculin ne se laisse-t-il pas, lui aussi, gouverner par la Mode ?
- Assurément, mais à un moindre degré. Pour la Femme, le souci de ses vêtements, de ses chapeaux, manteaux, chaussures, bijoux, fourrures et falbalas variés, absorbe au moins les trois-quarts de son activité. (...)

Extrait du Catéchisme du parfait mouton. André Lorulot. Ed L’idée Libre, Herblay

NB : A propos de femmes, les conférenciers de la Libre Pensée ne s'embêtaient pas. Sébastien Faure, lors de ses tournées, était logé par un militant local. Au nom de l'ouverture d'esprit propre à tout libre penseur, il exigeait de celui-ci de coucher avec la femme ou la fille de la maison.

"De même que la femme est peu touchée par des raisonnements abstraits, qu'elle éprouve une indéfinissable aspiration sentimentale pour une attitude entière et qu'elle se soumet au fort tandis qu'elle domine le faible, la masse préfère le maître au suppliant, et se sent plus rassurée par une doctrine qui n'en admet aucune autre près d'elle, que par une libérale tolérance. La tolérance lui donne un sentiment d'abandon ; elle n'en a que faire. Qu'on exerce sur elle un impudent terrorisme intellectuel, qu'on dispose de sa liberté humaine : cela lui échappe complètement, et elle ne pressent rien de toute l'erreur de la doctrine. Elle ne voit que les manifestations extérieures voulues d'une force déterminée et d'une brutalité auxquelles elle se soumet toujours."
(Adolf Hitler, Mein Kampf, 1926)



L'antisémitisme libre-penseur, aux sources du nazisme français :



Deux caricatures du Juif dans "La vie comique de Jésus" de Lorulot en 1934... et en 1941, dans une exposition nazie.
Des ressemblances évidentes.
" Marie s'était assise au pied de Jésus, contemplant ses yeux bleus, sa barbe et son nez en quart de brie"
André Lorulot. La vie Comique de Jésus. Ed L'idée libre 1934. p170


L'antisémitisme libre-penseur trouve sa source dans Voltaire (voir Le racisme des Lumières). La logique voltairienne déduit l'abjection du christiannisme de l'abjection du Nouveau Testament, et celle-ci de l'abjection du judaïsme. Ce raisonnement déductif camoufle sans doute une induction qui fait remonter la passion anticléricale vers la haine du judaïsme.

Anatole Leroy-Beaulieu, dans Les doctrines de la haine (1902), démontre la proximité de la paranoïa antisémite et de l'anticléricalisme :

L'anticlérical raisonne tout comme l'antisémite ; il voit lui aussi, partout, des influences occultes et des moteurs secrets. La différence est que l'un attribue tout au génie corrupteur d'Israël, tandis que l'autre rejette tout sur l'esprit d'intrigue et de domination de Loyola. (...) C'est que l'antijuif et l'antijésuite sont deux visionnaires, également atteint d'une monomanie soupçonneuse, analogue à la folie des persécutions, qui leur fait voir partout un ennemi secret et omnipotent.


Gustave Frison publie de 1878 à 1885 un hebdomadaire satirique et anticlérical, Le Monde Plaisant. L'antisémitisme se cache sous la rigolade épaisse. Dans La vie de Jésus raconté par un matelot, les pharisiens sont des "synagoguenauds". Le Christ est identifiable, en tant que juif, par son "blaire".

Anatole France, libre penseur à la fois subtil et acharné, associe anticléricalisme et antisémitisme dans son roman L'orme du mail, paru en 1897 (Voir Anatole France). Ici, la charge est plus précise contre le juif cynique, intrigant, aimant l'argent, lié à la franc-maçonnerie. Le prêtre est pervers, trafiquant, stupide, laid.

Lorulot, en 1911, dans sa brochure Fusilleurs et fusillés, rejoint l'antisémitisme d'extrême-gauche à propos de l'affaire Dreyfus.

Il n’est pas superflu en nous reportant dix ans en arrière de nous rappeler l’attitude et les paroles de certaines fractions très avancées des partis politiques de l’époque. Avec quelles tirades enflammées, avec quels programmes chambardeurs n’est-on pas parvenu à embrigader la masse ouvrière et à la pousser en avant ; pour sortir du bagne un grand capitaine, juif et millionnaire (...).
(Fusilleurs et fusillés, 1911)

Au cours des années 1930, André Lorulot publie la Bible comique illustrée, puis la Vie de Jésus illustrée.
Les deux livres sont clairement antisémites. A une époque où l'antisémitisme allemand virait à l'attentat contre l'humanité, la Libre-Pensée contribuait en France à la diffusion de ces idées criminelles.

Dans La Bible comique illustrée on trouve, outre la répétition du mot "Youpins" pour désigner les Juifs, les citations suivantes :

Après avoir interprété le rêve de Pharaon, Joseph, "en bon juif", se rend compte qu'il a "un filon à exploiter".

Les enfants d'Israël sont un peuple de lâches, "toujours disposés, pour avoir la vie sauve, à livrer leurs épouses ou leurs fillettes à la prostitution des rois ou au sadisme échevelé des foules ivres de sang et d'ordure"


Voici quelques extraits de La vie de Jésus illustrée, parue en 1934.

Les Juifs sont esclaves de l'argent : " Luc n'était pas d'accord avec Matthieu sur ce point. Il ne parle pas des mages et les remplace par des bergers, ce qui est beauoup moins reluisant. (...)
Mais les bergers ne firent aucun cadeau (Luc était moins bon juif que Matthieu)." (p41)

Les juifs sont fous : Il devrait pourtant y avoir dans un peuple aussi... émotif que le peuple d'Israël, autre chose que des névropathes ? (p 55)

Les juifs sont xénophobes : "N'allez point vers les Gentils (c'est-à-dire les étrangers) et n'entrez point dans les villes des Samaritains (et lui même y entrait) mais allez plutôt aux brebis perdues d'Israël" (Mat., X 5-6).
Ici se reconnait l'esprit juif, que Jésus combat en d'autres circonstances -il se contredisait lui-même avec une inconséquence et une facilité extraordinaire- à moins que ce ne soient les Évangélistes qui aient fabriqué leurs récits avec des morceaux disparates et d'origines différentes. (p 93)

Les juifs sont sales : "Les vieux Juifs s'arrachaient les cheveux à la poignée, sans pitié pour les innombrables bestioles dont ils menaçaient ainsi la sécurité". (p 103)

André Lorulot
(A ne pas confondre avec l'abbé Pierre, malgré la ressemblance)
Les Juifs sont méchants :" Sa fureur ne le cédait en rien à celle des vieux youpins orthodoxes : "Race de vipères, comment pouvez-vous dire de bonnes choses, vous qui êtes méchants ?" (Mat XII, 34) (p 104)

Les juifs sont rapaces :"Et il resta 12 paniers de morceaux de pain dont personne ne voulut, ce qui est peu vraisemblable.
Ces 5 000 Juifs n'auraient pas manqué de remplir leurs poches avec le supplément" (p 115)

De nouveau la saleté : "Plusieurs disciples de Jésus avaient mangé sans se laver les mains et les Pharisiens étaient indignés de ce grave manquement à la Loi Juive.
Les Juifs étaient en effet à cheval sur l'hygiène (cela peut surprendre, mais celà est ou plutôt, celà était). (...)
Jésus et ses disciples ne trouvèrent rien de mieux que de faire l'éloge de la saleté. (Nous avons vu plus haut que Jésus faisait l'apologie de la paresse -paresse et saleté vont parfaitement ensemble. (...)
Haine de l'amour, mépris de la chair, respect de la crasse, tels ont été les principaux caractères du catholicisme" (P 119)




Le pacifisme libre penseur, allié objectif de l'armée allemande :

André Lorulot commença sa carrière politique par le terrorisme anarchiste du début du XXème siècle.
Il se détacha assez rapidement de ses compagnons, pour des raisons peu claires. D'un côté, dans son ouvrage "Chez les loups", Lorulot se présente comme un pacifiste et un légaliste. De l'autre, Victor Serge l'accuse dans ses Mémoires d'avoir été purement et simplement un informateur de police (Source : Facing the ennemy. A history of anarchist organization from Proudhon to may 1968. Alexandre Skirda. AK Press).

Le pacifisme objectivement pro-allemand de Lorulot ne se démentira ni avant , ni pendant la guerre 39-45.
Plusieurs de ses brochures lieront son anti-cléricalisme et son pacifisme, de façon obsédante. Selon lui, toutes les guerres sont dûes aux religions.


La seule complaisance qu'il aura en faveur de la guerre sera pour l'épopée napoléonienne et pour le génocide vendéen.

Les guerres napoléoniennes ont aliéné à la France les sympathies de l’Europe, c’est un fait. Mais ces guerres n’étaient-elles pas une réaction contre la politique cléricale et monarchique, qui visait à encercler la France révolutionnaire et à abattre brutalement la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen ? Cette déclaration ne fut-elle pas condamnée solennellement par le Pape ? Le même pape ne fut-il pas l’instigateur des guerres de Vendée — et du régime terroriste qui devint par la suite indispensable.
En 1815, lorsque Napoléon succomba, les cléricaux et les royalistes accueillirent à bras ouverts l’envahisseur étranger. L’écrasement de la France voltairienne fut considéré par l’Église comme un triomphe !

L'église et la guerre. André Lorulot (1932)


L'assassinat de Jaurès est selon lui un crime des... catholiques de gauche.

Certains ont insinué que c’était l’Allemagne, tellement son désir était grand de précipiter les choses. Personne ne prend au sérieux une semblable fantaisie.
D’autres accusent Iswolsky, l’agent du tsarisme et cette thèse est, assurément, beaucoup plus plausible que la première.
Mais on n’a pu établir l’existence d’aucun relation entre les milieux russes et l’assassin et Jaurès, le sinistre Villain.

Par contre, au lendemain de l’assassinat, on apprenait que le dit Villain était membre du Sillon de Marc Sangnier. C’est le propre père de Villain qui en fit la confidence à un rédacteur du Matin. Le Sillon n’était pas considéré, en effet, comme une entreprise de violence, mais comme un mouvement démocratique et libéral.
Les apparences évangéliques du Sillon n’empêchaient pas ce groupement d’être dirigé par les Jésuites. Son chef, Marc Sangnier, suivait d’ailleurs les retraites fermées de la Villa Manrèse, à Clamart, où il allait prendre les mots d’ordre des Révérends Pères. (On peut d’ailleurs observer que les Jésuites contrôlent d’une façon toute spéciale le mouvement catholique « de gauche ». Ainsi les Jeunesses Ouvrières Chrétiennes, les Syndicats catholiques, les Semaines sociales, etc., etc., sont dirigés par eux.)

L'église et la guerre. André Lorulot (1932)


"Bienheureux les pacifiques, parce qu'ils seront appelés enfants de Dieu" (Quelle erreur ! Ils seront appelés bolchevicks, vendus à l'Allemagne et défaitistes ... par les cléricaux)
La vie comique de Jésus. André Lorulot (1934)



Le pacifisme libre penseur se concrétisera avant l'invasion allemande par un appel à la négociation avec le nazisme, et ensuite par un refus de la Résistance. Lorulot place sa confiance en Pierre Laval, futur champion de la Collaboration.

À la tête de l’armée française, les Jésuites ont placé le général Weygand (« il est enfoncé dans les curés jusqu’au cou », disait Clémenceau). Or ce général-capucin, tout récemment encore, a prononcé un discours des plus chauvins, rempli de méfiance à l’égard de l’Allemagne, à l’heure même où MM Laval et Briand allaient négocier à Berlin.

L'église et la guerre. André Lorulot (1932)


D'autres libres-penseurs, soudainement et mystérieusement en possession de suffisamment d'argent, éditeront à cent mille exemplaires et diffuseront en septembre 1939 le tract "Paix immédiate", qui est un appel à ne pas résister.

TEXTE COMPLET DU TRACT "PAIX IMMEDIATE"

Malgré tout l'effort des pacifistes sincères, le sang coule. Déjà presque toute l'Europe est dans la guerre. Le monde entier va sombrer dans le sang des hommes.
Tous le savent, tous le sentent.
La tristesse infinie des mobilisés eux-mêmes et la douleur pathétique de leurs proches en sont la preuve.
Pas de fleurs aux fusils, pas de chants héroïques, pas de bravos au départ des militaires et l'on nous assure qu'il en est ainsi chez tous les belligérants. La guerre est donc condamnée dès le premier jour par la plupart des participants de l'avant et de l'arrière.
Alors faisons vite la paix.
N'attendons pas qu'elle nous soit offerte par les fauteurs de guerre.
Le prix de la paix ne sera jamais aussi ruineux que le prix de la guerre. Car on ne construit rien avec la mort. On peut tout espérer de la vie.
Que les armées, laissant la parole à la raison, déposent les armes !
Que le coeur humain trouve son compte dans une fin très rapide de la guerre.
Réclamons la paix ! Exigeons la paix !

Signataires : Alain, Victor Margueritte, Germaine Decaris, Félicien Challaye, Vigne, Georges Dumoulin, Georges Pioch, Lucien jacques, Thyde Monnier, Giroux, Lecoin, Charlotte Bonnin, Yvonne et Roger Hagnauer, Vives, Marie Langlois, Robert Tourly, René Gérin, Maurice Wullens, Henri Poulaille, Marceau Pivert, Zoretti, Georges Yvetot, Jeanne et Michel Alexandre, Robert Louzon, Hélène leguerre, Emery, Henri Jeanson, Jean Giono.


4 - Libre pensée et nazisme

Au début de la guerre, le gouvernement Pétain ordonna à la Libre Pensée de cesser toute activité. Tout en jouant les rebelles, elle obéit. Il n'existe aucun document prouvant l'existence d'une Libre-Pensée clandestine.

En 1940, la priorité d'André Lorulot, le principal animateur de la LP, n'est pas la résistance aux nazis, mais bel et bien la négociation avec eux pour faire reparaître son journal, l'Idée Libre. Il entre en pourparlers, sans état d'âme, avec les Kommandantur de Versailles et de Paris.
Dans ses lettres à Jean Bossu, il se plaint du refus de ses manuscrits par la censure alors qu'ils sont "tout à fait anodins". En tout cas, il faut en déduire qu'ils ne sont pas antinazis.
Fin 1943, il se plaint d'être déchu de sa qualité de libraire. "On veut favoriser les gros en éliminant les petits". L'ennemi n'est pas le nazisme, mais la concurrence déloyale.
En 1945, il se plaint encore du manque de papier pour son activité d'imprimeur. Cette fois-ci, la faute n'est pas dûe aux nazis, mais c'est pire : "Vous avouerez que nos Jésuites vont fort, plus fort même que les Allemands ! C'était pas la peine de faire tant de bluff après la Libération..." (lettre du 24 mars 1945 à Jean Bossu).

Des orateurs connus de la Libre Pensée, comme l'ex-abbé Jules Claraz, ou Sébastien Faure (qui mourra en 1942), prennent le chemin de la Collaboration avec les nazis. Des libres penseurs célèbres comme Alexandre Zevaès et bien d'autres (voir Bête immonde et Roparz) feront eux aussi le choix allemand.

Simon Epstein, auteur de l'essai Les dreyfusards sous l'occupation analyse le cas de Victor Margueritte, libre penseur et signataire du tract Paix immédiate :
"Des gens comme Victor Margueritte préfèrent la paix, dans leur échelle de valeur, à leur compassion pour les Juifs. Ils pensent que ceux qui protestent contre les persécutions en Allemagne veulent déclencher une nouvelle guerre. Ils assimilent l'antiracisme à un acte d'hostilité à l'égard d'une Allemagne qu'ils jugent, somme toute, pacifique et champêtre."

Dans son ensemble, la Libre Pensée a approuvé en 1939 la stratégie de non-résistance de Louis Lecoin. Le tract Paix immédiate est signé par le philosophe Alain, Marcel Déat (futur chef de la collaboration), Félicien Challaye et Jean Giono (dénoncés comme collaborateurs par le CNE après la guerre), Marcel Yvetot (vieux libre-penseur, un des fondateurs de la CGT). Les communistes, qui soutiennent à l'époque le pacte germano-soviétique, poursuivent une stratégie très voisine. Les signataires de "Paix immédiate" qui se dédisent (comme Déat) furent traités de dégonflés par les communistes.

Tout ceci n'empêche pas les libres-penseurs d'être en 1944 parmi les épurateurs les plus féroces. Sans avoir jamais résisté eux-mêmes à titre collectif, ils dénoncent dans le numéro 1 du journal La Libre Pensée (avril 1945) les... résistants catholiques. Ceux-ci, qui ont payé lourdement le prix du sang depuis d'Estienne d'Orves, sont accusés de protéger le clergé. La Libre Pensée, qui se considère désormais comme résistante, conclut que le clergé était forcément et unanimement collaborationniste.

Résumons. Avant la guerre, la Libre Pensée a exprimé ses penchants antisémites, racistes, antiféministes. Pendant la guerre 39-45, elle a largement démontré qu'elle était compatible avec le nazisme.
Après la guerre, elle veut soumettre les autres à un devoir de mémoire, pour éviter de s'y soumettre elle-même.
Soyons réalistes ; il ne faut pas demander la grandeur de l'âme à ceux qui en nient l'existence.


5- La phase finale : État laïc, État total

Dans sa phase première, la Libre Pensée considérait le pouvoir d’État comme un moyen d’atteindre ses objectifs. Elle conservait néanmoins une distance et même une hostilité envers le militarisme et le patriotisme. Dans la phase actuelle, qui est sans doute la phase terminale, le pouvoir d’État est devenu pour les libres penseurs un idéal en soi. Même en conservant leur vieille phraséologie idéaliste ("Ni Dieu ni Maître !" ; "A bas la calotte et vive la sociale !"), chacun sait qu'ils se recrutent dans la petite bourgeoisie voltairienne et les professions protégées. Même s'ils psalmodient "République", "Service public" ou "Démocratie française", c'est leur patron, l'État bureaucratique, qu'ils célèbrent.

La création culturelle, l'initiative économique, la démocratie ne mobilisent que ceux qui y croient.
A force de rejeter toutes les croyances, le monstre froid du pouvoir central est devenu leur seule réalité.

Illustrations :



"Non aux transferts de compétences" : L'énarque parisien est-il le réceptacle de la compétence et le garant de l'unité française ? Manifestation nationale
Le samedi 11 décembre 1999 à 16H
De la Nation à la République
Pour la défense de l’unité et de l’indivisibilité de la République
de la démocratie et de la laïcité

A l’initiative de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, réunie en congrès national à saint-Jean-de-Moirans du 26 au 28 août 1999, les militants, les laïques, les républicains, les démocrates et les associations soussignés décident de s’adresser aux citoyens de ce pays.

L’unité de la République est menacée

Le 7 mai 1999, le gouvernement a signé la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, élaborée par le Conseil de l’Europe qui, dans la droite ligne des diverses institutions européennes, entend promouvoir une Europe des régions remettant ainsi en cause la souveraineté des Etats-nations. (...)
Cette Charte s’inspire d’un modèle de société contraire à l’unité de la République.(...). De plus en plus de pouvoirs et de décisions sont transférés aux régions et à leur superstructure : l’Union européenne. (...)
En 1958, à l’appel notamment de la Libre Pensée, de nombreux citoyens ont voté contre [la] Constitution, la considérant comme antidémocratique. Une majorité a voté pour. Aujourd’hui, nous dénonçons ces projets de révision qui inscrivent officiellement la Charte européenne comme un instrument contre l’unité de la République et de la Nation. (...)


"Allocution" France Culture Janvier 2003 (Texte complet )

La Régionalisation
Amis auditeurs, amis de la Libre Pensée, bonjour. Au micro ce matin Roger Lepeix, du Bureau Exécutif de la Libre Pensée. (...)
Comme le Premier Ministre vient de le rappeler, il s’agit bien de transférer à d’autres, aux Régions en premier lieu, mais pas seulement, des prérogatives qui relèvent actuellement de l’Etat. Ce n’est pas l’État qui se décentralise, c’est-à-dire qui envoie ses services dans les départements, mais c’est l’État qui se disloque, c’est la République, ou ce qu’il en reste, qu’on fait éclater et dont on disperse les dépouilles aux quatre coins de l’hexagone.

Cette destruction de la République (...) n’est pas compatible avec la Constitution telle qu’elle est aujourd’hui. Certes cette Constitution n’est pas parfaite, loin de là, mais des acquis républicains y sont encore inclus, qui ont résisté aux gouvernements successifs. Seule une modification de la Constitution peut permettre l’éclatement de la République (...).
La Libre Pensée espère avec ces quelques réflexions avoir au moins contribué à définir les enjeux, et à proposer des axes de résistance. Déjà cette résistance s’organise. Par exemple, un appel de personnalités vient d’être publié, pour s’opposer à la révision de la Constitution, et défendre la République Une et Indivisible.
Nous espérons que (...) la civilisation ne connaîtra pas le recul historique qu’on lui promet avec cette soi-disant décentralisation. (...)

La Libre Pensée pourrait dire exactement la même chose, de façon plus simple :
"Tout dans l'État, rien hors de l'État, rien contre l'État"
(Mussolini. 1925)


Repères historiques :

Jules Simon est le père fondateur de la Libre-Pensée française.
Voici son portrait, qui éclaire l'esprit libre-penseur d'aujourd'hui...

Simon Jules (Lorient 1814 - Paris 1896). Agrégé de philosophie, il suppléa Victor Cousin à la Sorbonne (1839). Il fut élu député en 1848 et refusa, en 1852, de prêter serment à Napoléon III. Son opposition fut toutefois toujours modérée, comme son caractère, mais celà lui permit d'avoir l'air d'être un républicain fidèle, alors qu'il n'était qu'un bourgeois prudent. Il fut l'un des trois Jules du Gouvernement de la Défense Nationale et sut, aussi bien que les autres, trahir patriotiquement le peuple de Paris. Thiers le garda comme ministre de l'Instruction publique et n'eut qu'à se féliciter de son ardeur à réprimer toute vélléité d'approbation de la Commune dans le corps enseignant. L'Assemblée Nationale fut moins reconnaissante : les cléricaux y suscitèrent une opposition qui l'obligea à démissionner, en mai 1873. Il fut par la suite président du Conseil de décembre 1876 à mai 1877 ; cette fois ce fut Mac-Mahon qui le renversa en lui envoyant publiquement une lettre insolente, qui entraîna sa démission. Ainsi put-il conserver sa réputation de bon républicain, et sa mine, si bien décrite par Vallès : "Patouillard, félin, avec des gestes de prêtre, les roulement d'yeux d'une sainte Thérèse hystérique, de l'huile sur la langue et sur la peau..."
(Bernard NOËL, Dictionnaire de la Commune Tome 2, Ed Flammarion Paris 1978, p 237)


Histoire chronologique de la Libre Pensée :

1848 : Apparition des premières associations de libres penseurs en France. Le chef de file en est Jules Simon (en 1886, celui-ci sera président d’honneur de la Ligue nationale contre l’athéisme...).
1862 : Création du groupe Agis comme tu penses, Association internationale de libres penseurs.
1866 : Création du Comité des libres penseurs pour les enterrements civils. Création du journal La Libre Pensée. Voir Gellion-Danglar.
1869 : Création de la Société civile des familles affranchies. La société, outre la solidarité entre ses membres, se donne pour but « de rendre les derniers devoirs à chacun de ses membres, vivant et s’engageant à mourir hors des religions reconnues ».
1870 : Dans le journal de Blanqui La patrie en danger, Henry Verlet propose la création d’une grande Association de libres penseurs. L’objectif n’est pas de rompre les monopoles du clergé, mais de le remplacer. Dans l’article 2 de son statut, Verley propose : « Elle réclame l’instruction (...) exclusivement laïque et matérialiste ».
Fin des années 70 : Des sociétés de Libre Pensée se créent un peu partout.
1879 : Création d’une association nationale de libre pensée, la Société pour la propagation de la foi civile. Cette association, avec son langage d’Opus Dei républicain, conserve néanmoins un objectif pluraliste et s’adresse à ceux qui « entendent soustraire leurs dépouilles à la prise de possession du clergé ».
Cette société est cannibalisée par la Fédération de la Libre Pensée parisienne, plus attirée par la dictature que par le pluralisme. Selon Jacqueline Lalouette, ceux-ci « étaient, eux, non seulement athées et matérialistes, mais entendaient encore que tout le monde le fut ».
1880 : Création de l’Union démocratique de propagande anti-cléricale, création de la Franc-maçonnerie, présidée par Victor Schoelcher, anti-esclavagiste et colonialiste. Voir Abolition du travail forcé.
1881 : Création de la Ligue anti-cléricale de Léo Taxil.
1890 : Création de la Fédération française de la Libre Pensée.
1907 : Création de l’Union des libres penseurs et des libres croyants, à laquelle adhère Ferdinand Buisson.
1912-1913 : Constitution de l’Union fédérative de la Libre Pensée de France et des colonies.
Sous la direction d’André Berthelot, fils de Marcelin Berthelot, en réaction contre l’Union fédérative, appel aux libres penseurs à se grouper en « cercles civiques ».
1914-1918 : Les libres penseurs se fondent dans l’union sacrée. La France d’abord ! Mais ils ne retrouveront plus leur lustre d’avant-guerre, dans une France qui s’est battue avec Jeanne d’Arc pour symbole et le Sacré Coeur pour emblème. L’Union fédérative, qui comptait 12 000 membres en 1914, n’en compte plus que 2 500 en 1920.
1921 : Création d’une organisation dissidente, la Fédération nationale de Libre Pensée et d’action sociale, qui entend combattre « tous les dogmes religieux ou patriotiques ».
1924 : Réunification, sous le titre de Fédération nationale des libres penseurs de France et des colonies.
La même année, les communistes créent l’Union fédérale des libres penseurs révolutionnaires de France qui deviendra, en 1932, l’Association des Travailleurs sans Dieu. Aragon était membre du bureau.
1940 : André Lorulot entame des contacts et persiste dans des pourparlers avec la Kommandantur de Versailles, puis de Paris, pour faire reparaître le journal de la Libre Pensée, L’idée Libre.
1945 : Parution du journal la Libre Pensée
1948 : La Libre Pensée publie la liste de tous les préfets et élus qui assistent à des cérémonies religieuses. Libre penseur, épurateur, délateur, tout ça c'est un peu la même chose.
1962 : La Libre Pensée se prononce pour le Non au référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel. La démocratie laïque est à la démocratie ce que la Libre Pensée est à la liberté de penser.
1963 : En Mars, mort d’André Lorulot, Président de la Libre Pensée.
1977 : En Septembre, disparaît Jean Rostand, Président d’Honneur de la Libre Pensée. La Fédération Nationale proteste contre la récupération par l’Eglise du vieux libre penseur.
1995 : Création de l'Association des Libres-penseurs de France, "Association loi 1901 déclarée à la Préfecture de PARIS créée après la prise de pouvoir des trotskistes lambertistes à la Fédération nationale de la Libre Pensée. Elle a pour but de rassembler tous les camarades de France qui dégoûtés des positions politiques de la Fédération nationale l'ont quittée et ont abandonné leur militantisme libre penseur. L'ADLPF est membre de l'Union Mondiale des Libres Penseurs." (voir site http://www.librespenseursdefrance.org)


Aujourd'hui, la Libre Pensée se prend pour la police culturelle de Gambetta.

Il faudrait les prévenir que le grand homme a eu un grave accident en 1882 et qu'il n'a pas survécu.


Bibliographie partielle : La libre pensée en France 1848-1940. Jacqueline Lalouette. Ed Albin Michel 2001
L'imaginaire du complot mondial . Pierre-André Taguieff. Ed 1001 Nuits 2006
Les ouvrages de Lorulot (certains sont téléchargeables sur internet)
La Bible amusante de Léo Taxil
Pour la légende dorée de la Libre Pensée, voir les sites libres penseurs...

Choisir
Le 19 Août 2007

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L’argent

Friday 17 August 2007
L’argent
Yves Meaudre (http://www.libertepolitique.com)

L’argent… sur lequel Péguy et Bernanos ont écrit les plus belles pages. L’argent, dont Jésus condamne de façon implacable le service : « Si vous le servez, vous ne pouvez pas servir Dieu ! » Le mot est aussi tranchant que le fil de l’épée. Il n’y a aucune concession. Le choix est clair, le service de l’argent damne plus sûrement que la concupiscence, le pouvoir, les vanités du monde. Le Christ met en garde contre ces fautes mais il ne les met pas au même niveau d’exposition à l’enfer qu’il le fait avec l’argent.

Un chapiteau de la magnifique église d’Anzy-le-Duc, en Bourgogne, représente avec dérision l’avare. Tombant du ciel, nu, ses fesses en l’air, ridicule, le cupide est précipité tête en avant, les bras tirés vers le bas, entraîné par le poids d’une bourse d’or qu’il ne veut pas lâcher à tout prix. Pourtant il voit bien clairement que celle-ci l’entraîne vers les deux mains ouvertes d’un diable ricanant, qui l’attend aussi sûr que le renard de la fable sait que le fromage de Maître Corbeau lui tombera dans le bec.

L’avarice est toujours teintée d’indignité, de ridicule ; elle est toujours l’objet d’un profond mépris. Les métiers d’argent dans les familles aristocratiques, dévouées jusqu’à leur dégénérescence au service des armes ou de la prêtrise, étaient infâmants. Maintenant, la nécessité a obligé de prendre en compte sa réalité, et la présence de l’élite dans sa gestion, devrait dompter celui qui peut être un esclave supportable ou un redoutable maître.

Lors d’une retraite dans les années soixante-dix, à Châteauneuf-de-Galaure, je me souviens du père Finet nous racontant cette anecdote. Le Père interroge Marthe Robin :
— Marthe, quel est le plus grand danger pour le monde : le communisme (on était à l’époque de Brejnev) ? la franc-maçonnerie (la loi sur l’avortement se préparait) ?
— Non, non, Père Finet.
— Alors c’est quoi ?
— Non c’est l’argent.
Bon ! m’étais-je dit, cela n’a rien de nouveau ni d’extraordinaire. Pour moi qui appartiens à une génération qui a consacré sa vie à se battre contre l’idéologie marxiste, cela ne m’avait pas marqué. Aujourd’hui, à l’âge mûr, je comprends extraordinairement cette prophétie.

L’effacement des nations

L’argent interdit toute souveraineté aux États liés par trop d’intérêts réciproques ; un coup de Bourse peut mettre à genoux le pays le plus fort et le plus prospère. Les massacres au Soudan, des Hmongs du Laos, aujourd’hui, ces génocides se passent sous nos yeux sans que nous émettions le moindre toussotement. Et que dire de la Libye criminelle, de la Birmanie où Aung San Su Ky est enfermée à vie… Les intérêts des pétroliers sont trop importants.

On le voit avec les méthodes d’enrichissement des mafias communistes chinoises ou russes, qui font travailler des centaines de milliers de gens dans des conditions où les descriptions de Zola sont reléguées à la Bibliothèque rose.

Et tout le monde y participe, l’achat des chemises fabriquées pour des grandes marques dans des conditions de servilité terrifiante fait le bonheur du consommateur européen. Les usines de fabrication se ferment les unes après les autres pour utiliser une main d’œuvre esclave ! Les semelles de chaussures arrivent quarante fois moins chères en France que ce que peuvent fournir les dernières entreprises du Bourbonnais, acculées au dépôt de bilan.

Il suffit de lire le remarquable livre de Philippe Cohen et Luc Richard, La Chine sera-t-elle notre cauchemar ? (1001 Nuits), pour découvrir que le Parti communiste actionnaire dans toutes les entreprises des compradores marxistes, maîtrise toute l’économie ultra capitaliste. C’est lui qui décide de faire emballer les produits de la nourriture d’une province limitrophe d’une région qu’on veut développer industriellement pour avoir immédiatement à sa disposition une main d’œuvre affamée qui se précipite désespérée et prête à tous les compromis. À Shangai, il existe une « aristocratie ouvrière » payée normalement, visible qui rassure l’investisseur européen. Mais dans l’arrière-cour, trois millions de soutiers illégaux prêts à tous les compromis pourvu qu’ils soient nourris, fabriquent une part du bénéfice gigantesque. L’enrichissement phénoménal des compradores et du parti, c’est eux. L’Angleterre d’Oliver Twist est une référence dorée pour ces populations qu’on rejette, les tâches faites. Souvent on ne les paie pas, les menaçant de prison, en cas de réclamation, pour présence illégale sur un territoire non autorisé.

C’est ainsi que se construisent aujourd’hui les infrastructures des Jeux Olympiques !

L’effondrement des nations pour le profit d’une mondialisation financière est une véritable catastrophe. Hier le politique commandait à l’économie qui commandait à la finance. Aujourd’hui, c’est la finance qui commande au politique. Quoiqu’en dise Zbigniew Brzezinski (ancien conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter), l’économie mondialisée n’enrichit pas les peuples mais quelques minorités. Celles-ci sont de plus en plus réduites et de plus en plus riches. Il faut lire la thèse de l’abbé de Varax sur les transnationales [1]. Le monde va-t-il appartenir à 300 familles ? La paix par l’économie mondiale ou, aujourd’hui, les financements promis par l’Américain béat, ne sont pas promesses de paix, mais de déstabilisation et de conflits sans fin. On livre des Rafales à des pays voyous. Aujourd’hui la Libye, demain la Chine ; on équipe nos ennemis de notre technologie la plus avancée. Est-ce bien raisonnable ?

L’enrichissement effréné de quelques-uns (quelques poussières de millions en Chine, des centaines d’oligarques en ex-Union soviétique) se fait sur l’appauvrissement et l’asservissement dramatique de milliards d’hommes. Alors que l’Afrique est en liquidation et que ses habitants la fuient par toutes ses frontières, le nombre de gisements pétroliers y est en progression constante. Les concessions sont achetées aux mafias gouvernementales au prix d’une corruption tenace dans laquelle la Chine — toujours elle — mène la danse. Alors que la manne pétrolière devrait enrichir des populations aujourd’hui désespérées, elle amène la guerre et la désintégration des États.

Jean Vanier insiste pour qu’on fasse couler des « trickle » [2] d’eau de paix dans ces déserts en feu. Rencontré récemment, j’ai trouvé le fondateur de l’Arche dans l’espérance, bien sûr, mais inquiet. Le nombre des conflits se multiplie, les menaces de déflagrations politiques et militaires ne cessent de croître. Il m’a renvoyé à la lecture du livre d’Andrea Riccardi, un constat sévère sur l’état du monde : Vivre ensemble (DDB, 2007).

En France, patrimoines menacés, familles déchirées

Plus insidieusement, en France, on voit l’immobilier des campagnes partir en flèche en raison de la mondialisation des acheteurs. Autrefois on croyait ce genre de spéculation réservée aux grandes villes ou à la Provence encanaillée par les bobos. Dans certaines régions on assiste à des augmentations de 400 % en six ans ! Des familles aux revenus très modestes se retrouvent assujetties à l’ISF. Des mafias russes achètent en Périgord ou en Bourgogne de grandes maisons familiales jusque là péniblement entretenues, pour des sommes gigantesques. Ils s’installent, paient (cash) aux maires les infrastructures de la commune et exigent que ceux-ci ne soient pas trop regardant sur ce qui se passe dans leurs nouveaux châteaux, hier sanctuaire de familles nombreuses vivant en osmose avec les villageois.

Ces dynasties partageaient les joies et les drames de leur commune et de la nation tout entière. Leurs noms figuraient sur les stèles des « morts pour la France », la Résistance en avait fait ses chefs naturels. On donnait aux aînés — hors part, en raison des charges lourdes que représentaient de telles bâtisses — pour servir l’unité familiale et abriter les vieux célibataires. Aujourd’hui, leurs vielles maisons sont devenues l’objet de spéculation folle, les prix s’emballant, le goût du lucre chavirant les consciences, les familles les plus unies se divisent, exaspérées par l’or.

L’avenir est aux pauvres

L’Évangile de Matthieu 12 (46,50), « qui est mon frère, qui est ma sœur ? », prend lourdement tout son sens : « C’est celui qui fera la volonté de mon Père. » Des familles s’entretuent pour des héritages, des enfants attaquent leur mère, spolient leurs frères, des héritiers d’histoire familiale héroïque jusqu’aux dernières guerres se dégénèrent. Je trouve aujourd’hui une âpreté et une violence consécutives de la déchristianisation des mœurs et de la perte du sens de l’honneur et de la dignité de beaucoup de familles. Ce que j’écris se vit à grande échelle aujourd’hui sous mes yeux, partout en France. Ce que j’écris est malheureusement bien réel.

Avoir tellement prêché la miséricorde fait que la peur de l’enfer s’est évanouie. Pourtant depuis neuf cent ans, le bonhomme ridicule d’Anzy-le-Duc est toujours là. Il écrit en lettres de pierre l’actualité du drame de la domination de l’argent. L’avarice mène inéluctablement à l’enfer. C’est une certitude. Le mépris et la honte de la richesse exaltés par le pharisianisme socialiste, avaient malgré tout des racines légitimes, catholiques. Il obligeait à considérer qu’une vie consacrée à s’enrichir corrompait et détruisait l’image de l’homme et de la société. Les Français qui avaient heureusement entretenu une mauvaise conscience vis-à-vis de la possession des biens sont en train d’évacuer cette culpabilisation comme les femmes leur pudeur en mai 68. Ils veulent pouvoir impunément consacrer leur énergie à la course aux richesses. Le monde qu’ils construiront sera alors glacial.

Jean Vanier, constatait, il y a quelques semaines que les jeunes sont beaucoup plus généreux mais que souvent, leurs parents les étouffent vite pour les obliger à la sécurité matérielle. Alors que le monde n’a jamais été aussi insécurisé et instable. Qu’il est absurde de faire un business plan de carrière. Le monde a vraiment besoin de l’esprit “chevalier”. Il faut abandonner ses fiefs, ses sécurités matérielles et psychologiques pour sauver notre Jérusalem céleste. Il nous faut découvrir un vrai saint Bernard montant sur un Vézelay médiatique pour nous en persuader. L’argent est la pire des dictatures, seuls les pauvres sauveront le monde et apporteront la paix, c’est le message de l’Évangile. Mais comme je suis dans l’Espérance, je sais qu’après avoir vaincu le nazisme, puis le marxisme, l’argent sera vaincu… par les pauvres. C’est pourquoi il faut les servir.

Yves Meaudre est directeur général des Enfants du Mékong.

[1] Patrick de Varax, L’Église face aux grande sociétés transnationales, thèse de licence canonique sous la direction du R.P. Giovanni Manzone, université pontificale du Latran, Institut de théologie pastorale Redemptor Hominis, spécialisation en doctrine sociale de l’Église.
[2]“Trickle” : goutte-à-goutte, perfusion.

Delenda Carthago

Réseau Jord Le 10 juillet 2007
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Pour qui sonne le glas ?


Au départ des mythiques aventures de Guillaume Tell se situe une petite scène qui a fait sourire sinon rire tous les enfants d’Europe: le salut dû au chapeau, sensé représenter l’autorité du suzerain, perché au bout d’une pique tenue par un homme d’arme. Le refus opposé par le héros suisse de se plier à ce qu’il considérait comme une exigence attentatoire à sa dignité nous a valu une bien belle histoire.
Si obliger à peut se traduire par interdire de ne pas faire le slogan semé à tous vents par les trublions de 1968 il est interdit d’interdire prend une valeur globale que les nouveaux prophètes, ceux qui savent tout, se sont empressés d’appliquer à la lettre mais comme ils le font toujours, à l’envers; et on a tout interdit.
On a chanté en France la Liberté sœur de la Fraternité et de l’Egalité pour vilipender une virtuelle, injuste et féroce tyrannie, cette dernière brutalement concrétisée sous le nom de démocratie, c’est à dire gouvernement du peuple sans lui, fait comme les Chassepots à Mentana contre Garibaldi : merveille.
Si la pensée humaniste, qui a peut être existé au moins à des fins d’enseignement, distinguait le sens du mot progrès de la signification du mot évolution ce n’est plus qu’un souvenir. Ces messieurs à la science infuse font tout bien puisqu’ils détiennent la Vérité, voilée il est vrai dans une humilité de façade et des politesses de circonstance.
Notre société est tellement évoluée qu’on y jouit de la faculté entière de se réunir, de se déplacer, de penser, de s’exprimer, de s’informer à condition de profiter de ce grand bonheur dans le bon sens défini par ceux qui savent et qui disposent des deux moyens les plus performants pour diffuser la bonne parole: médias et éducation dite nationale. Si en chemin des récalcitrants qui n’ont pas compris se manifestent, ceux qui savent vont au nom de valeurs fondatrices, de postulats indiscutables, de la raison et de bien des abstractions encore, juguler la fronde fût elle majoritaire.
Pour ce faire un arsenal a été constitué; il sera au besoin complété en toute hâte par des textes nouveaux et adaptés aux nécessités du moment . Dans l’hypothèse où cela ne suffirait pas les Illuminés auront recours à toutes les tortuosités utiles pour sauvegarder le maintient du cap défini par leurs soins
Est-il besoin de continuer à décortiquer, chercher des causes et des mobiles puis en analyser une fois de plus les divers aspects ? est-il encore temps surtout?
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Il est surtout temps de désigner clairement l’ennemi dans cette guerre d’un genre nouveau dont l’enjeu est du ressort de l’instinct de conservation lui même, l’avenir des peuples d’Europe étant en péril mortel. Puis de le neutraliser, lui et ses collaborateurs directs ou indirects.
En Bretagne les nuisances spécifiques générées par la France accentuent le caractère catastrophique de ce que cette dernière subit elle même. L’invasion dénaturante d’extra européens qui compromet actuellement l’identité de la France se superpose en Bretagne à une destruction systématique de l’âme bretonne perpétrée par le pouvoir français depuis plus de deux siècles mais le plus souvent exécutée par des renégats bretons.
L’actualité donne un caractère aigu à la nécessité pour la Bretagne de reprendre sans délai son rang au sein des nations européennes pour ne pas être entraînée dans la dégringolade française et même européenne vers une dhimmitude contre nature .

Sans présumer des mobiles qui orientent les pas des renégats européens pactisant avec l’envahisseur, force est de constater qu’ils sont seuls responsables du chaos en cours. Encouragés et même appelés les ressortissants afro maghrébins ainsi que les tristes capitaux arrachés à la pauvreté ne font que répondre à l’offre et aux facilités qui leur sont faites.
Aussi est ce vers les rouages déboussolés de la mécanique européenne qu’il y a lieu de se tourner pour repérer d’éventuels points d’application de frappes destinées à faire dérailler la tragique machine folle avant le désastre.

En ce qui concerne la France et, partant, la Bretagne, les trois traditionnels pouvoirs prolongent les délétères actions de collaboration avec l’ennemi commises par la plupart des dirigeants d’Europe .
L’Exécutif précipite à tombeau ouvert le conglomérat française toute entier vers l’asservissement et l’obscurantisme suivi en cela, quand il n’est pas précédé, par la quasi totalité de l’administration agissant par inertie, sottise, idéologie ou intérêt immédiat .
Le Législatif n’est pas une assemblée de représentants du peuple mais un agglomérat de représentants de lobbies plus ou moins influents aux ordres desquels ils se placent pour légiférer. Le seul lien que conservent députés et sénateurs avec les électeurs est la nécessité de se faire élire; cette perversion du suffrage s’atténue lorsque l’on descend vers le niveau local pour devenir plus rare dans les élections municipales des petites communes rurales .
Le Judiciaire déraille complètement. A Outreau ce n’est pas le juge d’instruction qui est le coupable c’est toute la machinerie obsolète qui cahote encore, usée et moribonde, que l’on appelle Justice .
Le Législatif débite des lois plus éloignées les unes que les autres de l’intérêt des peuples au gré de ses commanditaires et bien souvent contraires au droit constitutionnel devenu chiffon de papier ce qui n’a rien d’étonnant lorsque l’on sait que les premières constitutions française et déclaration des droits de l’homme (1791 et 1793) étaient, horresco referens, reliées en peau humaine. L’Exécutif les promulgue en les complétant judicieusement par des décrets d’application idoines. Enfin le Judiciaire en rajoute dans le mauvais sens en fonction des perversions des magistrats du siège, de leurs idéologies, de leur souci individuel de faire carrière ou de leur degré de lassitude. Sauf exceptions la magistrature en poste dans les parquets, hiérarchisée, est aux ordres directs du gouvernement. Elle obéit donc aux injonctions de ce dernier.
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Contrairement à l’opinion répandue le monde judiciaire ne se limite pas à une poignée de magistrats (134 pour la Bretagne) mais s’étend à 7 ou 8000 personnes dans le ressort d’une Cour d’Appel comme Rennes (auxiliaires de justice, experts, policiers et gendarmes, notaires , légistes, personnel de l’administration pénitentiaire...). Aussi le problème se pose-t-il de déterminer la conduite à tenir devant une force publique aveugle et théoriquement irresponsable lorsqu’elle participe à une exaction générée par les irrégularités commises volontairement ou non par les magistrats et les représentants de l’Exécutif.

Les errements contestables des trois pouvoirs sont permis et prolongés par l’intervention de trois formes de pression qui échappent en partie aux cadres légaux.

Les médias comme ils se doit sont les plus visibles exprimant en dehors de toute déontologie les éléments politiquement corrects qui leur sont dictés par les pouvoirs, les lobbies, leur propre idéologie ou aussi celle de certains journalistes. Ils préparent ainsi l’opinion à avaler sans discernement les mensonges les plus variés et à adopter les modes de vie les plus dégradants et les plus démobilisateurs d’autant mieux appréhendés que simultanément se pratique une censure totale sur l’information réelle ainsi que sur tout ce qui pourrait valoriser l’Occident. Censure hermétique car des lois dites scélérates permettent au pouvoir judiciaire de sanctionner toute tentative de dévoiler la vérité ce dont il ne se prive évidemment pas. Le suffrage universel n’y a pas résisté et ne conserve de son lustre mythique que le nom.
De tout cela il ressort que le droit d’informer ou le droit à l’information sont devenus des concepts obsolètes remplacés par le droit de désinformer. Cette situation intellectuellement insupportable dans un pays civilisé prend une dimension tragique dans les contrées peu évoluées où on massacre sans vergogne nombre de collecteurs d’informations.

Archaïque dans sa position stratégique l’Education dite Nationale fait de la propagande, dans l’ombre de la Libre Pensée, du Grand Orient de France et de la nébuleuse marxiste. Voulant absoudre les sauvageons elle culpabilise les petits gaulois et par leur canal nombre de parents.
Prolongement obligé de la chienlit qui s’est faufilée dans la haute administration du Ministère de l’Education Négative depuis 1968 elle s’est auto proclamée chantre de la planification par le bas, du résistancialisme onirique, des cultures primitives que pratiquaient nos ancêtres il y a plusieurs milliers d’années, de la scatologie artistique, de la zoophilie rédemptrice, de la pédophilie pédagogique enfin de tout ce qui peut frelater les sociétés occidentales Épouvantable geôlier d’enfants elle tend à transformer les fils de conquérants en filles soumises. Ses gourous avaient déjà chanté l’avilissement du petit Louis XVII. Après tout elle a de qui tenir. Aujourd’hui ses ressortissants se sentent menacés, ils sont molestés, frappés, poignardés étranglés par ceux la même qu’ils prétendaient intégrer.

Enfin les lobbies directeurs. Il serait présomptueux de vouloir dresser un tableau clair des groupes d’influence totalement disparates dans leur puissance, leurs objectifs, leurs modus operandi , leur répartition géographique dans le monde, leur approche des concepts moraux, les motivations de leurs membres, leurs interactions. Mais une chose est certaine: les représentations nationales y sont englouties et neutralisées, les représentations régionales aussi.
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Ce ne sera qu’au niveau départemental, notamment en Bretagne, que l’on commencera à rencontrer des élus réellement représentatifs d’électeurs puis encore plus dans les conseils municipaux des communes rurales. L’ensemble étant toutefois corrompu par les interactions des lobbies, des médias et de l’Education Négative. Tous ces vendeurs de prêt à penser commencent à se regrouper en résidences protégées, à ne plus emprunter les transports en commun, à ne plus circuler dans les zones dites à risques , à éloigner leur progéniture des quartiers et régions infréquentables sans plus se soucier des idiots utiles qu’ils ont lancé sur les pistes impraticables de l’accueil de l’autre, des métissages de cultures, de régressions comportementales de toutes sortes.


Jean Raspail qui a fort bien annoncé le désastre dans “ le Camp des Saints” paru en 1973 exprime une certaine amertume dans un interview accordé au Figaro le 17 juin 2004 : “Je n’ai pas grand chose à ajouter , sinon que les carottes sont cuites” en étayant son pessimisme avec la relation d’ événements d’actualité . Qu’aurait-il dit fin novembre 2005 ! Il cite le XXe chant de l’Apocalypse :” Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien aimée.”
Il se ressaisit pourtant en évoquant la résistance d’isolats d’où partirait une sorte de reconquista .
Sous cette forme ou en suivant des stratégies différentes la perpective s’impose en effet de ne pas attendre une intégration à l’envers , l’éradication des cultures européennes, l’abandon de nos enfants à une résurgence délirante de la préhistoire. Retentit la voix de l’instinct de conservation dont la mise en sommeil semble difficilement réalisable : elle ne dépend même pas de notre volonté et encore moins de celle des dévoyés qui tentent de l’imposer.

Point n’est besoin de discourir sur le contenu de l’instinct de conservation naturel qui est celui de la race, de la communauté d’appartenance, de la famille avant d’être celui de l’individu, la conservation de ce dernier étant la plus ponctuelle mais évidemment bien utile composante de l’ensemble. Il ne s’agit pas là d’un choix mais d’une donnée naturelle immuable.
L’ennemi est désigné : les Européens qui ouvrent les portes à cette forme d’envahissement que constituent les mouvements migratoires sud - nord, qui créent les conditions favorables à leur mise en route et tentent de paralyser la résistance des autochtones.
Le reste est épreuve de force. Point n’est besoin de connaître les motivations des soldats de l’ennemi . Il s’agit pour les peuples d’Europe de neutraliser traîtres renégats et idiots utiles: l’enjeu étant la survie de notre race, de nos nations, de nos coutumes, de nos religions, de la sécurité de nos familles et de la liberté de nos enfants. En effet une fois en nombre les immigrés s’organisent et tentent d’imposer leurs lois et coutumes transformant ainsi envahissement en invasion.

La tâche semble tellement complexe, le machiavélisme des pouvoirs si menaçant, la pression mensongère des lobbies, des médias et de l’Education Négative si lourde que nombre de bonnes volontés choisissent l’esquive. Or, d’une part, à l’étude, l’ennemi révèle rapidement
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des faiblesses, d’autre part des mesures d’organisation simples suffisent pour le neutraliser, enfin l’enjeu est tel qu’il n’y a plus d’autre choix que la prise en main de notre destin où la déchéance totale. A ceci s’ajoute la synergie que génèrent les leaders lorsqu’ils sortent de la tranchée , synergie qu’il y a lieu d’amplifier et d’entretenir par une action psychologique et une pugnacité appropriées.

La première faiblesse de l’ennemi est son absence d’homogénéité. Aux nihilistes d’habitude dont le comportement est dicté par des délabrements psychiques de toutes sortes viennent s’ajouter les membres d’organisations politiques structurées aux mobiles multiples: recherche de voix, ressentiment des incapables, désir morbide d’autodestruction, sottise des idiots utiles, appât du gain et sans doute aussi cette forme d’angelisme qui confond individu et multitude.

Fer de lance actuel de la nébuleuse anti-bretonne avance une bande hétéroclite de laissés pour compte qui, conscients des carences profondes dont ils sont affligés, tentent de se valoriser en prenant fait et cause pour des factions sensées véhiculer des valeurs progressistes, donc nouvelles, donc susceptibles de leur donner les chances qu’à leurs yeux leur ont refusé des valeurs dites conservatrices. Nihilistes d’apparence ils n’ont bien évidemment pas les capacités des étudiants russes de 1905 et camouflent leur indigence intellectuelle derrière une logorrhée impalpable allant jusqu’à la découverte de croix celtiques carrées (authentique) et autres billevesées. Ce troupeau, en ce qui concerne la Bretagne, peut être évalué à 200 individus mobilisables à ce niveau (200) à Nantes et à Rennes et au niveau de 50 ailleurs. Il est impérieux de n’engager la conversation avec ce genre de philosophes de comptoir qu’avec des moyens dissuasifs aussi primitifs que les intéressés. Mais surtout il y a lieu de mettre en évidence les entités à qui profite le crime pour des attaques physiques aux objectifs aussi variés en apparence que l’Institut de Locarn, la commémoration de la bataille de Ballon par Adsav, ou encore le soutien défensif apporté à Christian Hamon , agent double occasionnel, historien de pacotille, auteur d’un très discutable ouvrage sur le Bezenn Perrot. Quelque part plane l’ombre de la Libre Pensée, du Grand Orient de France, du brouet marxiste trotskiste ou stalinien et de tous leurs exsudats. De cette diversité résulte la possibilité d’en situer tous les acteurs sur le plan géographique: Fêtes du parti des assassins (PC), Fêtes de la rose (PS), réunions, manifestations, opérations de racolage organisées par leurs prolongements habituels (Anacr-Bretons d’Île de France...) et ceux de la LCR (LDH-AC!-SUD...). Sans oublier de prétendues composantes du mouvement breton qui sont en réalité des appareils à ratisser large en matière d’élections (UDB) ou de pervers montages ayant pour vocation le pourrissement des mouvements culturels bretons par l’intérieur (Associations manipulées)

La seconde est l’accointance en apparence contre nature des précités avec les thuriféraires du mondialisme, ces derniers semblant avoir choisi une ligne de conduite allant de carpe diem à après nous le déluge, approuvant sans états d’âme mais pour leur tranquillité du moment toutes les délirantes élucubrations des premiers. On ne peut plus attendre qu’ils se réveillent comme le colonel Nicholson dans Le Pont de la Rivière Kwaï qui, s’apercevant brutalement de sa tragique et irréparable erreur, s’écriait : “mon Dieu qu’ai-je fait !”.
Et pourtant il y a un dénominateur commun à ces deux catégories on ne peut plus éloignées par leur mode de vie , leurs aspirations, leurs fortunes et leurs comportements c’est l’absence
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de barrières morales qu’elles soient religieuses ou laïques issues de religions. Ce qui ne les empêche pas de parler sans vergogne au nom de valeurs et de principes moraux. Ils sont amputés de cette capacité de résistance et de persévérance que confère à l’homme ses croyances et sa grandeur. Le premier coup de canon les met en difficulté.
L’apparente collusion mondialistes - altermondialistes - internationalistes et dans une certaine
mesure certains universalistes a une pierre angulaire sur laquelle elle se brise : le nationalisme .

Ni les unes ni les autres parties de la collusion précitée ne mérite de quartiers . Ils suffit de ne pas les laisser se réfugier dans l’irresponsabilité et les prendre à partie dans le cadre de la loi du talion. Nul n’est invulnérable . Clausewitz résume d’une façon lapidaire l’équilibre de la Guerre (en substance) : si l’ennemi perd plus en vous contrariant qu’en étant d’accord avec vous il vous écoute .

La troisième c’est l’intéressant comportement de leurs turbulents protègés qui par leur agitation frénétique ont mis pratiquement tout le monde d’accord en Europe : contre eux. Ce qui fait que leurs défenseurs ne peuvent que revêtir le manteau des cocus magnifiques. Leur discours sur l’Islam modéré les a définitivement disqualifiés ; on le serait à moins : une dizaine de morts en France fin 2005, des viols, des violences et... 45500 voitures brûlées au cours de l’année. 2006 affiche aussi des enlèvements, actes de barbarie et assassinats. L’Islam tolérant semble assez mythique. Sa seule loi c’est la sienne!
Les agités de l’Islam ont le mérite d’indisposer tout le monde ce qui facilite de toute évidence la montée de souffles comme celui qui est magistralement décrit dans Le Seigneur des Anneaux tout en permettant de neutraliser collaborateurs et renégats.Il faut sortir de la tranchée et dans un premier temps expliquer avant d’en finir. Dans ces années 2004, 2005, 2006 et2007 l’Islam repousse les frontières du supportable tant qu’il peut: invasion physique, attentats terroristes, culpabilisation par idiots utiles interposés, attaques de convois, émeutes gigantesques, meurtres, vols, viols, violences,incendies, pillages....attaques d’ambassades, vociférations de toutes sortes .“ Préparez vous au véritable holocauste “ proclame une pancarte islamique portée par une femme voilée (2006) formule tout à fait conforme à la Sourate XLVII,verset 4: “quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage,et serrez les entraves des captifs que vous aurez fait “. Parallèlement des musulmans montrant patte blanche exploitent idiots utiles et renégats pour assurer la progression rampante de l’Islam dans les sociétés européennes . Quel illuminé prétendrait encore croire aux vertus de la discussion !? Autant mettre à la frontière un juge d’instruction pour arrêter une horde sauvage . Il appartient aux peuples de prouver leur capacité de survie, donc de se prendre par la main .


La quatrième c’est la disparition du mythe du bon nègre de Y’a bon Banania, le bon sauvage cher à Rousseau s’avérant à l’usage assez agressif vis a vis des bons petits blancs des lycées bcbg parisiens , qui fils de politiquement corrects ont pu comprendre ces dernières années à coups de poings dans la gueule que la population des banlieues était moins fréquentable dans la réalité qu’en théorie.
Alors que les Européens en étaient encore au mythe du bon nègre, éternel brimé qui mérite compassion, les mahométans, eux, avaient compris depuis longtemps le parti qu’ils pouvaient
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en tirer outre le fait de les mettre en esclavage ....jusqu’à nos jours (chrétiens du Soudan). Et ainsi on a pu voir débarquer à Paris sur la manifestation bcbg de lycéens des troupeaux de sauvages vociférants dont le comportement a dessillé les yeux de nombre d’autruches d’habitude. L’aura exotique de ces vecteurs de violences débridées et de multiples maladies toutes plus inquiétantes les unes que les autres pâlit au crépuscule. On entrevoit déjà un retour à la case départ.

La cinquième c’est la mise en route de la communauté juive qui entend maintenant s’exprimer sur ce qu’elle pressentait depuis longtemps à savoir que l’indiscutable constante islamique est de détruire Israël ce qui n’est pas du goût des Juifs qui entendent encore et une fois de plus qu’ils doivent disparaître de la carte. Ils auraient du se méfier lorsque l’exsudat communiste stalinien MRAP défilait à Paris aux cris de mort aux juifs ou que la communauté noire américaine s’en prenait violemment à eux . S’il ne faut pas se tromper d’ennemi il ne faut pas non plus se tromper d’amis .
La communauté juive est un atout d’importance pour L’Europe toute entière. En effet européens d’origine et de fait pour la plupart, les Juifs constituent un lien de sang entre les États Unis, le Moyen Orient et l’Europe. Leur peuple court en permanence un danger mortel en Israël aussi ne peuvent-ils pas baisser la garde . Ils se sont dotés des moyens nécessaires pour affronter la haine de l’Islam au moment même où l’Europe en pleine décadence morale semble succomber à l’invasion afro-maghrébine aussi représentent-ils à la fois un exemple, un moteur et un acteur pour le réveil des Européens. Réalité et nécessité faisant loi il n’est plus temps de se quereller sur le sexe des anges mais de faire face en rangs serrés aux graves turbulences qui s’annoncent.


La sixième c’est qu’il ne reste aux détenteurs de la vérité que la force des autres pour essayer d’imposer le résultat de leurs errements qui n’ont aucun étaiement moral. Ces autres sont éminemment vulnérables, car l’absence d’élément moral justifie totalement le déploiement d’une forme de légitime défense populaire et même l’application de la loi du talion à l’encontre de ce qu’on appelle la force publique qui dans le cas d’espèce devient une force d’oppression illégitime donc justiciable de l’appel à toutes formes de neutralisation.
Sans puissance spécifique les pouvoirs devenus illégitimes placent ainsi les entités chargées de mettre en application leurs contestables décisions en position de malfaiteurs: la défense populaire devient alors, elle, légitime. Et ce d’autant plus que les décisions initiales faussement prises “au nom du peuple” ne sont sous-tendues par aucun élément moral.

Enfin et septièmement il y a la contagion: amoralité, matérialisme, ignorance, sottise, sauvagerie et obscurantisme primitif engendrent les déviances les plus folles, du satanisme aux violences sanglantes en passant par le culte d’Orange Mécanique. Les peuples européens commencent à prendre conscience des liens de cause à effet existant entre les discours déliquescents des bonimenteurs renégats et les comportements délirants ainsi engendrés .

La position bretonne est hors classement, elle constituerait un huitièmement si son cas n’était pas spécifique. En effet la présence de la France en Bretagne est illégitime car elle est le
8
résultat de multiples coups de force qui s’échelonnent de 1488 à 1789 la Bretagne politique ayant été rayée de la carte européenne dans la sanglante tourmente générée par la sanguinaire révolution française . L’application des lois françaises y est donc illicite et les actes accomplis par les pouvoirs publics français illégaux .
Cependant et paradoxalement la prise en main de l’ordre public par ces derniers puise dans les coutumes de la guerre une forme particulière de légitimité : les puissances occupantes doivent assurer dans les pays conquis ou contrôlés la continuité de la vie publique et de ce fait peuvent y prendre les mesures nécessaires. Mais elles ne doivent pas tenter d’altérer ni le peuplement ni la culture ni la religion ni l’économie du pays occupé ce que la France n’ a eu cesse de faire en force depuis 1789 notamment. Cette dernière particularité induit un terrible corollaire : le droit et le devoir pour le peuple breton de reprendre le combat pour la Libération Nationale. Étant bien entendu que si ces droits et devoirs sont imprescriptibles leur application doit être actualisée en fonction de la conjoncture et ne pas constituer un remake romantique, anachronique et irrationnel.
Au préalable les millions de Bretons présents en Bretagne ainsi que les millions de Bretons expatriés doivent être éclairés sur la véritable nature de leur patrie, des ennemis de cette dernière, des dangers qui la menacent enfin des renégats qui la trahissent. Ce sont ces derniers, les plus dangereux, qui doivent être les premiers désignés à la clameur publique et à la vindicte populaire. Le but technique global étant de neutraliser tous les acteurs œuvrant à la destruction de l’âme bretonne et de positionner le mouvement nationaliste avec un rapport de forces inversé imposé par la volonté du peuple rassemblé.



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Delenda Carthago

Tocsin
*
Réseau Jord Le lundi 25 juin 2007
Interactif Breton de Renseignement
et d’Action
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Le directeur Gérard Hirel
FICHE

relative aux nuisances générées par le déroulement d’une rave party dans des terres agricoles
et aux remèdes envisageables

I) Constat:

CITATION

Teknival sauvage à Guiscriff ?
24 June 2007  |   General  |   Email    |   Print

VANNES (NOVOpress Breizh) - Les collectifs organisateurs du Teknival breton 2007 ont confirmé ce soir que Guiscriff faisait bien partie des 2 ou 3 sites repérés pour la manifestation qui se déroulera du 29 juin au 1er juillet prochain. Pourtant, c’est le camp militaire de Coëtquidan qui aurait leur préférence. Rappelons que les organisateurs du Teknival 2007 ont rompu les négociations avec la préfecture qui leur proposait le site de Trélivan, jugé trop petit et peu adapté à la manifestation pour laquelle on attend entre 20000 et 60000 personnes. La mairie de Trélivan et le propriétaire des terrains ont déposé samedi un référé contre la réquisition de ces terrains. L’affaire se corse donc depuis que les raveurs ont choisi d’opter pour la rave sauvage .


FIN DE CITATION

Sans droit ni légitimité une bande d’aigrefins s’apprête à imposer l’arrivée quelque part dans la campagne bretonne de hordes infernales composées de perturbés mal dans leur peau. Les autorités françaises tentent de légitimer la représentativité de collectifs anonymes aux mobiles non définis dont les financements sont indéterminés. Le comportement des pouvoirs publics français rend suspectes les motivations réelles des ces derniers et les Bretons ne peuvent s’en tenir qu’aux résultats concrets obtenus lors des raves précédentes et aux constatations effectuées pour mesurer la perversité des manœuvres entreprises par l’administration française.

2
1°) un effectif de l’ordre de 40 000 pauvres diables défavorisés par la nature en quête de
jouissances dégradantes à caractère suicidaire qu’ils recherchent dans la boue, le vacarme tonitruant, l’usage de stupéfiants, l’exhibitionnisme, l’alcool et l’anonymat singulier que procure la promiscuité des foules.

2°) un marché de drogues de toutes natures dont le chiffre d’affaire pourrait expliquer à lui seul l’existence de raves tout en rendant perplexe quant aux facilités accordées en la matière par les autorités françaises.Dans le prolongement de la rave meurtrière ( assassinat barbare de Mathilde Croguennec) de Carnoët, 94 % des personnes condamnées en correctionnelle pour trafic de drogues étaient venus spécialement sur place se livrer à leur sinistre commerce.

3°) une extraordinaire pollution par le bruit jusqu’ à plusieurs kilomètres, le son énorme participant en outre à l’abrutissement de l’assistance concurremment avec la drogue et l’alcool.

4°) 40 000 individus séjournant deux ou trois jours dans les conditions précitées laissent nécessairement sur le terrain plusieurs dizaines de tonnes de matière fécale, d’urine, de vomissures, d’aiguilles de seringues ainsi que quantité d’ ordures les plus variées le tout plus ou moins porteur de germes nocifs pour les hommes et les animaux.

5°) nuisances multiples inhérentes à la présence d’une foule dont les composantes perdent le peu de discernement dont ils disposent en temps ordinaire: larcins, bris de clôture jets d’immondices, encombrement de la voie publique, inobservation de toute règle de vie commune...

6°) la présence d’ une telle multitude entraîne l’arrivée de forces de l’ordre. Cette pression policière supplémentaire est subie par la population locale actuellement déjà placée sous un véritable régime colonial comparable à celui qui était imposé à l’Afrique Equatoriale Française en 1920.

7°) contagion de la déliquescence: la jeunesse est toujours curieuse, heureusement, mais dans le cas d’espèce la jeunesse bretonne est menacée de dégénérescence par contagion.

II) Orientations pour organiser une défense:

a) zone concernée:
- communauté de communes où doit se dérouler la rave
- communautés de communes voisines
toutes les communes bretonnes seront un jour concernées par des
événement cataclysmiques aussi - ou plus - graves aussi ne faut-il pas
hésiter à faire jouer la solidarité de proximité
b) moyens :
- toute la population est concernée aussi s’agit-il d’un cas de force majeure ( danger immédiat pour les personnes et les biens) vis à vis de l’emploi
3
- tracteurs, automobiles, engins de chantier, remorques, vieux outils
agricoles, billes de bois, barbelés, téléphones portables, outils divers...

c) schéma général:
- interdire les accès aux champs (tranchées - vieux engins agricoles - vieilles remorques remplies - billes de bois )
- défendre l’intégrité de chaque obstacles avec un groupe d’hommes ( 15 )
disposant des moyens nécessaires pour assurer leur propre auto défense
- tenir les carrefours à 5 / 10 km du site prévu avec des matériels lourds
protègés par de solides équipes ( 20 hommes par carrefour )
- établir un quartier général dans la mairie la plus directement concernée
- réaliser un réseau de transmissions par portables chaque chef de groupe
sur le terrain ayant un téléphone (lieu, numéro et nom connu au quartier
général et si possible de tous les chefs de groupe)
- positionner au Q.G. une forte réserve scindée en 2 groupes et disposant
de véhicules ainsi qu’un centre de transmissions à plusieurs portables
dont les numéros doivent être connus par les chef de groupe / terrain
- positionner dans une mairie (la plus commode ou la plus proche du site)
de chaque communauté de commune voisine une réserve sérieuse
disposant d’un portable, de véhicules et éventuellement d’engins
lourds
-les réserves sont destinées à renforcer en cas de besoins les groupes -
terrain mais aussi à intervenir pour la protection des personnes et des
biens ponctuellement menacés


d) orientation pour une méthode

1 - surveiller le terrain (site) dès l’annonce pour y détecter les camouflages
de drogue (trous dans la terre-arbres creux-ruines - véhicules vides)
2 - surveiller les allées et venues suspectes (véhicules de la région
parisienne notamment)
3 - faire le point des moyens
4 - organiser les moyens (groupes/terrain, réserves, transmissions, engins,
transport, divers)
5 - établir et distribuer les missions et les conduites à tenir en cas
d’incident
6 - donner des consignes fermes de comportement ( pour ne pas perdre de
vue le but à atteindre c’est à dire évacuer la rave ne jamais discuter et le
cas échéant, en légitime défense, faire usage de ses moyens).
7 - pendant l’évènement orienter l’action dans le sens du but recherché
8 - après l’évènement conserver la cohésion nécessaire pour neutraliser
d’éventuelles aigreurs de la justice et des autorités françaises qui,
carentes en la matière, n’ont plus rien à dire.
Fin






Fouquier-Tinville délirant
Contre la cauchemardesque déroute judiciaire française, une seule solution: la création de Groupements de Solidarité Populaire (GSP) pour neutraliser par la force la tyrannie psychopathique des déjantés précités.

samedi 23 juin 2007, 18h44
Fillettes placées après une simple lettre de dénonciation: les parents veulent porter plainte
MONTPELLIER (AP) - Un jeune couple de Belpech (Aude), dont les deux petites filles ont été placées dans deux familles d'accueil après une lettre de dénonciation accusant le père de pédophilie sur la plus jeune, a annoncé samedi son intention de porter plainte.

Les enfants ont été rendus à leurs parents après qu'un examen médico-légal a établi que l'enfant n'avait pas subi de sévices.

Catherine Keller, infirmière à la maison de retraite de Belpech, a déclaré samedi à l'Associated Press que son mari Stéphane et elle-même avaient l'intention de porter plainte. "Notre avocat (Me Yves Férès, Carcassonne, NDLR) attend le retour de vacances du procureur pour lui communiquer l'ensemble des pièces du dossier", a confié la mère. "Nous ne voulons pas engager des poursuites qui ne pourraient pas aboutir, voire qui pourraient se retourner contre nous".

Les deux fillettes, âgées de deux ans et demi et trois ans et demi, avaient été placées dans deux familles d'accueil distinctes entre le 24 mai et le 8 juin sur la base d'une lettre de dénonciation accusant le père de pédophilie sur la plus jeune de ses filles.

Selon le courrier parvenu au parquet de Carcassonne, la plus petite des deux soeurs aurait été surprise le 10 mai par une employée de la crèche en train d'enfoncer une brindille dans les fesses de son doudou. Elle aurait dit: "Papa a mis son kiki dans mon kiki".

Catherine Keller s'est étonnée que le délateur ait mis du temps à envoyer la lettre. "Si on juge un enfant en danger, on n'attend pas quinze jours. Cela semble le temps nécessaire pour bien ficeler un règlement de compte", a-t-elle souligné, précisant que la lettre n'était pas anonyme. Selon elle, son auteur l'a signée mais ne décline pas son état civil. "Les services de gendarmerie m'ont déclaré avoir identifié la personne qui a rédigé la lettre".

Le père siège depuis un an au conseil d'administration de la crèche de Belpech, gérée par l'association Familles Rurales. D'après Mme Keller, ses positions n'auraient pas plu à tout le monde. "Il a dit qu'il ne comprenait pas que la directrice ne soit présente que deux jours par semaine. D'autre part, il s'étonnait que des atteintes soient portées à certaines employées pour les faire licencier", a-t-elle poursuivi. L'enquête pénale suit son cours. Pour déterminer si la fillette devait être auditionnée par la gendarmerie, Catherine Keller a amené vendredi sa fillette chez un pédopsychiatre de Narbonne.

Cette mère de famille a dénoncé "un emballement des procédures qui n'a pas lieu d'être". "Une enquête préalable aurait évité tout ça. On ne comprend pas les motivations qui ont mené à ce signalement", a-t-elle confié. Et d'ajouter: "Je n'ai aucun doute sur mon mari. Notre couple est plus solide que jamais. Nous ne sommes pas des parents parfaits, mais nous ne sommes pas des parents maltraitants. Nous aimons nos enfants". Depuis leur retour au domicile familial, les deux fillettes sont, d'après leur mère, "perturbées". "L'angoisse de la séparation est exacerbée", conclut-elle. AP

Guy Môquet
Réseau Jord - Interactif breton de renseignement et d’action - 4 Ty Coz 22610 Pleubian - Tel & Fax 02 96 16 58 45 - e mail reseau.jord@wanadoo.fr - site http://reseau.jord.free.fr - Le directeur Gérard Hirel - samedi 19 mai 2007. Mise au point historique
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“Qui était Guy Môquet selon la vulgate communiste:
 C'était un jeune lycéen parisien de 17 ans. Son père était député communiste du 17e arrondissement de Paris.
   Déchu de son mandat sous Vichy, il est déporté avec 26 autres députés communistes au bagne de Maison Carrée en Algérie. Son fils Guy est arrêté pour fait de résistance à 16 ans: il connaît d'abord la prison en région parisienne, à Fresnes et à la Santé, puis à Clairvaux et enfin en Bretagne, à Châteaubriant. Désigné comme otage par Pucheu, ministre du gouvernement de Pétain, il est fusillé le 22 Octobre à Châteaubriant.”

Tout cela est faux:

“Guy Môquet était le fils du député communiste du XVIIe arrondissement de Paris Prosper Môquet. Le parti communiste ayant été dissous par Édouard Daladier en septembre 1939, Prosper Môquet est arrêté le 10 octobre 1939, déchu de son mandat de député en février 1940 et plus tard déporté en Algérie. ” (Wikipedia)

Les faits et les dates:
1) Signature le 23 août 1939 du Traité Germano-Soviétique
2) Du 1er septembre 1939 au 21 juin 1941 date à laquelle l’Allemagne attaqua préventivement l’URSS le parti communiste, interdit par le gouvernement de la III° République pour collusion avec l’ennemi, a soutenu l’action de la Werhmacht:
- renseignements à l’ennemi
- démoralisation des armées
- troubles aux arrières
- propagande antimilitariste
- fraternisation avec l’ennemi
- sabotages multiples de l’armement dont certains auteurs ont
été condamnés à mort par la III° République
Pendant ces 22 mois de collaboration active avec l’ennemi sur les 68 qu’a duré la guerre le Parti communiste n’a engagé aucune résistance contre l’Armée allemande.
C’est en tant que ressortissant communiste que le jeune Guy Môquet à été arrêté pour propagande le 13 octobre 1940 alors même qu’il ne sera question de “résistance contre l’Armée allemande” au sein du Parti Communiste que le 22 juin 1941.

3) Le 22 juin 1941 le PCF se lance dans la guerre pour défendre la patrie - L’URSS - et libérer le pays - La France - puis y prendre le pouvoir par les armes. Entre autres initiatives et pour accélérer la levée de partisans le parti décide de procéder à des attentats sanglants susceptibles de générer des répressions révoltantes et mobilisatrices.
2
Pierre Georges dit Colonel Fabien réalisa lui-même ce qui fut considéré comme le premier attentat meurtrier contre les troupes d'occupation en abattant un officier de la Kriegsmarine, l'aspirant Moser, le 21 août 1941, au métro Barbès-Rochechouart à Paris. Cet attentat et ceux qui suivirent entraînèrent les représailles escomptées de la part des Allemands.
Comptant sur les zones ouvrières de Loire Inférieure Le PCF y dépêche un commando de 3 hommes ayant pour mission d’y assassiner un officier supérieur allemand. Le Lieutenant Colonel Karl Holtz commandant de la garnison de Nantes fut donc abattu le 20 octobre 1941.
La Werhmacht imposa alors au gouvernement de l’Etat Français de lui fournir une liste de 50 otages devant être fusillés en représailles. Le ministre de l’Intérieur, Pierre Pucheu, informé dès le lendemain de l’attentat de l’appartenance politique des meurtriers, désigna en premier lieu 27 communistes internés à Châteaubriant. L’atroce complément puisé dans la population bretonne porta le nombre d’otages à 48. Ils furent fusillés.
Guy Môquet se trouvait incidemment parmi les 27 communistes incarcérés antérieurement et désignés comme otages. Interpellé à la date précitée - le 13 octobre 1940 - il n’avait pas pu participer en tant que communiste à des actions contre la Werhmacht, sa lettre ne fait d’ailleurs aucune référence à la France ni à la mythique Résistance .

Le massacre dit de Châteaubriant a été délibérément provoqué par le PCF qui porte l’entière responsabilité de la tragédie dont une des innocentes victimes a été Guy Môquet. Un des auteurs de l’attentat qui a coûté la vie au Lieutenant-Colonel Holtz et induit sciemment la répression, Roger Brustlein, à tout avoué devant caméra.

Il n’en reste évidemment pas moins que la lettre adressée par Guy Môquet à sa mère est un texte poignant compte tenu des circonstances et que les autorités allemandes ont manqué de discernement politique tant à l’égard du jeune Môquet qu’en perpétrant une sorte de dissuasion coutumière mais on ne peut plus anachronique. La décision finale ne faisait par ailleurs pas l’unanimité au sein de la Werhmacht puisque le général commandant les forces d’occupation en France était lui même hostile au recours à un tel procédé archaïque dont il avait perçu les effets pervers.
Nul ne songe dans cette affaire à la Bretagne qui a eu à déplorer la perte de 21 de ses enfants ainsi envoyés à la mort par le PCF en complément des 27 communistes .
Près d’un millier de Bretons seront par la suite sacrifiés dans des conditions analogues ou tout simplement assassinés sans aucune nécessité militaire par les partisans du parti des lendemains qui chantent de 1943 à 1946.

Nicolas Sarközy aurait-il été mal renseigné ou mal inspiré?. Et Ouest France aussi sans doute qui publie sur le sujet un ahurissant condensé de contre vérités dans son édition du 19 mai 2007.

Delire americain
From Le Salon Beige

Avec des amis comme eux on n' a plus besoin d'ennemis! Jugez en plutôt:

Citation

14 mai 2007


L'Europe vue des Etats-Unis


Europae gentes commente une analyse d'une stratégie américaine sur l'Europe : faire de celle-ci un barrage anti-slave avant qu'elle ne devienne un barrage anti-chinois.

Selon Dimitri Kitsikis cette stratégie se traduira géographiquement par une partition de l’Europe en deux entités disjointes. D’un côté une Europe occidentale « catholico-protestante » dont la frontière à l’Est serait représentée par une frontière allant de l’Albanie au Sud à l’Estonie au Nord. De l’autre, une Europe orientale « orthodoxe et musulmane » affaiblie, incluant une grande Albanie (avec l’annexion du Kosovo), la Macédoine, la Grèce, la Bulgarie et rattachée à la Turquie.


Dimitri Kitsikis : « Cette frontière, que j’avais établie dans mes recherches dès les années 1960, et qui indique la séparation, depuis Charlemagne, entre les deux Europe, de civilisation occidentale à l’Ouest (…) orthodoxe et musulmane à l’Est, reprise après 1993 par Samuel Huntington, dans sa théorie du conflit des civilisations, indique la limite orientale d’une Union européenne intégrée, tolérée par les Etats-Unis, afin d’empêcher la constitution d’un axe Paris – Berlin – Moscou qui pourrait s’avérer un dangereux concurrent de Washington ».


On ne peut être plus clair !! Et l’auteur de préciser : « Le pape Benoît XVI (…) a essayé de surmonter cette division, en réconciliant le christianisme occidental, déshellinisé, selon ses propres termes, depuis la Renaissance (….) ce qui ne fait pas l’affaire de Washington et ce qui explique le peu d’empressement des Etats-Unis (…) à se placer résolumment derrière Benoît XVI ».

Fin de Citation

Vote breton

Réseau Jord - Interactif Breton de Renseignement et d’action - 4 Ty Coz 22610 Pleubian - Tel & Fax 02 96 16 58 45 - e mail reseau.jord@wanadoo.fr - site http://reseau.jord.free.fr -----Le directeur Gérard Hirel - Le jeudi 10 mai 2007.


“... ce sont les tyrans maladroits qui se servent de
baïonnettes! L’art de la tyrannie consiste à faire la
même chose avec des juges. “ Camille Desmoulins



FICHE
relative au vote du peuple breton ( présidentielles françaises de 2007)

I) Les faits:
- Une carte des résultats du 2° tour souligne sans ambiguïté la spécificité du vote breton, la Bretagne étant redessinée dans ses frontières historiques par des résultats pratiquement inversés par rapport à la France. Cette observation est nette, les département voisins ( Manche-Mayenne-Maine et Loire-Vendée) ayant eux donné leur préférence à Sarközy. Ce qui n’empêche pas le professeur de sciences politiques Jean Baudouin sollicité par Ouest France pour analyser le résultat breton du 2° tour d’affirmer péremptoirement “il serait absurde de reparler d’un particularisme breton” alors même que le titre de son article dit le contraire: “Pourquoi la Bretagne a voté à contre courant?” et dans le texte: “Cependant il est clair que la Bretagne a voté assez largement à contre courant des grandes tendances nationales” .
- Le département du Morbihan semble faire cavalier seul or il n’en est rien car le vote vers Ségolène Royal met aussi en évidence une forte poussée de l’électorat vers cette dernière dans une zone initialement fortement ancrée à droite.
- Gros département des Pays de Loire, la Loire Atlantique affiche la particularité bretonne contrairement aux autres départements de sa région économique.

II) Des explications:
Pour rendre à Jean Baudouin tous ses mérites on doit convenir avec lui du bien fondé des trois explications qu’il avance
- Bonnes gestions municipales
- “ la Bretagne connaît depuis un demi siècle un processus de tertiairisation. La fonction publique de plus en plus territoriale, les populations enseignantes et étudiantes, le tissu associatif animé par les élus socialistes, tout cela pèse en faveur du vote socialiste”.
- “ le bon report vers Ségolène Royal des voix qui s’étaient portées au 1° tour sur François Bayrou. Les deux tiers environ.”
Mais ces explications sont loin d’être les seules.

2
III) Bien d’autres encore:
-l’indigence morale ambiante avec peut-être une aversion marquée pour le règne de l’argent , les systèmes de type maffieux et la logorrhée méditerranéenne
- le terrorisme intellectuel d’autant plus efficace qu’il est perpétré par des fonctionnaires apostats de la Justice , de l’Administration , de l’Education nationale ainsi que par les collaborateurs des supports médiatiques qui remplissent leurs charges en fonction de leur idéologie d’appartenance. Ils se comportent en Bretagne à peu près comme leurs prédécesseurs le faisaient en Afrique en 1930 induisant ainsi une forme de clientèlisme servile.
- une forme d’inertie quasi fataliste entrainant un retard dans l’évaluation des données politiques du moment.
- le détournement des associations transformées en outils de propagande.
- la destruction par l’intérieur des associations censées défendre et promouvoir la culture bretonne
- le support logistique apporté par les municipalités socialistes à la gauche politique anarcho marxiste, fer de lance de la mouvance et instrument de terrorisme qu’il soit intellectuel ou physique utilisé pour étouffer toute manifestation de particularisme.
- l’aboutissement de deux siècles de négation très active de l’identité bretonne notamment depuis 1905 par le truchement des hussards noirs de la république.
- la crédulité propre aux populations colonisées soucieuses de ressembler aux colonisateurs qui leur fait élire les acteurs de leur dégénérescence (l’actuel président de la région dite Bretagne est un socialiste appartenant à l’ultra jacobine Fraternelle Parlementaire
(Grand Orient de France). Ce Président formule des promesses n’aboutissant évidemment jamais relayé pour cette manoeuvre par tous ses coreligionnaires, fonctionnaires apostats ou animateurs infiltrés des associations.
- la dilution des énergies bretonnes dans de vaines actions humanitaires vers lesquelles se précipitent des pauvres gens en mal de reconnaissance quand ce ne sont pas des femelles défavorisées par la nature en quête d’émotions inconnues.

IV) Un terrain empreint de lâcheté:
- une droite qui n’ose rien.
- des hommes dévirilisés abandonnant femmes et enfants à des
sauvages au nom - et avec l’excuse - de l’anti racisme.
- des frileux et des complexés de toutes sortes.
- des chantres de la repentance et de la dhimmitude.
- des enfants sans autres repères que la honte et le rejet de soi même.
- la trahison des notables;
- l’égocentrisme entretenu par les médias et l’administration française
- la désertion des leaders potentiels.

V) Il ne s’agit pas d’un vote à proprement parler idéologique mais d’un vote contre, contre tout...en quelque sorte un vote de désespoir schizophrénique sur fond de suicide.



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L'identité bretonne menacée
Le 5 mai 2007
Extrait de http://www.contreculture.org ( JPLM ) site qu'il est indispensable de consulter.

 Mercuriale d’avril (et début mai) 2007
 
Qu'est-ce que l'identité nationale française ?
Il faut bien un ministère pour imposer une réponse officielle et indiscutable à cette question. Une réponse qui fasse autorité dans la sphère publique.
 
Il existe dans le monde des identités ouvertes et des identités fermées, des identités composées et des identités monochromes. On ne peut pas comparer l’identité bretonne, insuffisante donc ouverte, et l’identité française qui se veut une totalité, un objectif final. L'identité bretonne est un point de départ.
Cette différence dans la conception de soi et du monde perdure depuis des siècles, et c’est une des raisons pour lesquelles nous autres Bretons sommes volontiers indépendantistes. La France ne veut pas être une pièce de notre puzzle identitaire ; elle veut remplacer le jeu tout entier. C’est une prétention que nous avons du mal à comprendre ; et plus la France décline, plus nous avons du mal à nous y soumettre.

La France, objet fini, massif et monochrome, ne nous convient pas. Le monolinguisme et la monoculture procèdent de l'arrogance.
Sans doute serions-nous plus à l’aise en étant citoyens britanniques, eux qui peuvent assumer dans la sphère publique leur nationalité anglaise, écossaise, galloise ou irlandaise. Anne de Bretagne, que n'as-tu épousé le Prince de Galles au lieu de ces maudits rois de France !
 
Polyculture et multilinguisme : Sans doute portons-nous une vieille tradition de paysans et de marins. Mais au-delà des vieux clichés jaunis, nous avons une chance que n’ont pas les rejetons de la vieille république une et indivisible. Nous sommes divers et divisibles, mais toujours Bretons. Va comprendre, Charles !
 
Qu’ils créent un ministère de l’identité nationale ! Cela promet des tranches de rigolade mondiale, quand ledit ministère rejettera les vraies différences humaines dans la sphère privée et peindra de la même couleur les Bretons, les Antillais, les Juifs et tous les immigrés. Bien sûr, pour ne pas être complètement ridicule, on nous parlera des petites patries et de la grande Patrie, des langues régionales et de la langue nationale, de l’appartement Bretagne dans l’immeuble France. La France nous donne le choix entre la négation et la dépendance.

L'identité française s'exprime par une carte que peuvent contrôler les policiers. Le Français est une créature de papier. D’où son goût pour les diplômes et son aversion pour les sans-papiers.

Notre identité bretonne est un point de départ. Leur identité française est un achèvement. C'est le mur ultime de leur impasse.

JPLM





818 - Morvan Lez Breizh
1491 - Alain d'Albret
1532 - Edit d'union
1675 - Code paysan
1911  Proclamation du Parti Nationaliste Breton
1944 - Breiz Atao / Bezenn Perrot
1970 - "Comment peut-on être Breton ?" 

Ni bédouins ni zoulous en Bretagne!
From Observatoire de l'islamisation 


     Un reportage de France 2 diffusé récemment est riche d’enseignements. Effectué dans le quartier musulman de Châteaudun, il laisse la parole à ses habitants. L’absence de perspectives d’avenir mine le moral, les pères s’inquiètent pour leur progéniture. Les jeunes, au contraire du politiquement correct, reconnaissent volontiers que si ils ont certes des papiers français, ne sont pas français au sens culturel et profond du terme, et ne rêvent que d’une chose : retourner « au pays », en Turquie ou au Maghreb. On y apprend que le Maire UMP de la ville a offert un terrain pour bâtir une impressionnante mosquée, dont les riverains français ne veulent pas.

Quatre réflexions peuvent être tirés de ce reportage :

-         les partisans de la France multiculturelle et les immigrationnistes sont responsables du drame humain du déracinement, l’échec de leur idéologie cosmopolite est patente. En favorisant l’entrée d’immigrés sans perspectives d’emplois dans un pays en crise économique, ils ajoutent la misère économique à la misère de l’exil qui brise les attachements vitaux à la patrie charnelle.


-         les musulmans en France ont plus d’affinités avec la communauté islamique mondiale qu’avec leur pays d’hébergement. Il se regroupent naturellement entre eux, la libanisation de la France sème les germes d’une société multi conflictuelle.


-         les français de souche, qui n’ont jamais été consulté démocratiquement sur la poursuite d’une immigration massive, à qui ont cache les chiffres astronomiques des entrées sur le territoire, doivent subir l’islamisation et accepter des mosquées défigurant nos paysages.


-         l’UMP par sa politique d’immigration massive ( 150 000 naturalisations/an, 200 000 titres de long séjours/an, droit du sol, regroupement familial, régularisations de clandestins (90 000 depuis 2002) est avec le PS responsable d’une situation qu’au lieu de corriger, elle s’efforce de renforcer avec le concours du contribuable par des subventions déguisées aux mosquées, en cédant du foncier public.

Décharge publique
30 avril 2007
La Bretagne n'a aucune vocation à devenir une poubelle ni une terre d'immigration pour indésirables de toutes sortes rétrocédés par la France.

Citation from novopress

Ils sont revenus !

30 April 2007  
Ils sont revenus !

Entrée avec son mari et leur premier enfant illégalement en France en 2001, Shpresa Raba, mère de famille (trois enfants de 7, 4 et 3 ans) de 25 ans a été expulsée (avec toute sa famille) vers le Kosovo en décembre 2006.

Le père ne travaillait pas, la mère élevait les trois enfants, et ils vivaient on ne sait trop de quoi…

Or madame et l’ensemble de la famille viennent tout juste de revenir en France, contre 7.000 € versés à un “passeur”. On serait en droit de se demander comment il ont pu obtenir une telle somme d’autant qu’ils ont déclaré, pour justifier de leur demande d’asile, être en danger au Kosovo, ne pas pouvoir y travailler, et ne bénéficier d’aucun soutien familial là-bas.

On s’étonne déjà moins quand on sait que Jack Lang a organisé une conférence, avec madame Raba version relookée (voir photo), à l’Assemblée Nationale. La famille est ainsi soutenue par le PS via Jack Lang, les Verts via madame Voynet, le Réseau Education sans Frontières, Alain Krivine (LCR), Nicole Borvo (PCF), des organisations syndicales (CGT, CFDT, Unsa, SUD…) et des droits de l’hommistes (Cimade, LDH, Mrap…), et quelques “artistes”, comme il se doit, dont Guy Bedos.

Ainsi l’Assemblée Nationale a abrité une conférence de presse, organisée notamment par l’un des soutiens de la candidate aux présidentielles, dans laquelle une personne déclarée hors-la-loi et recherchée s’est exprimée sans être inquiétée…

Félicitons en tous les cas leur comité de soutien qui a réussi le tour de force de placer ce dossier dans l’entre-deux tours.

La question immigrationniste fait cruellement défaut dans le débat pour les présidentielles. Madame Royal ne s’est pas exprimée sur ce point et Christiane Tobira (qui représente la candidate socialiste) a déclaré que si « Ségolène Royal avait tâtonné en matière d’immigration, elle avait aujourd’hui les idées claires… Elle est du côté de l’humanité ». Chose qui ne veut absolument rien dire… Les gens qui s ‘interrogent sur le fait que leurs cotisations sociales augmentent alors que les médicaments sont dérémboursés, que les assurances santé se payent de plus en plus cher, que la plupart des spécialistes demandent des dépassements d’honoraires qui sont de leur poche (soit directement soir indirectement via l’augmentation de leur assurance santé), alors que des personnes n’ayant jamais cotisé, en effraction car arrivés illégalement en France et non autorisés à y rester, sont-ils des êtres inhumains ?

Que les donneurs de leçons et d’humanité artistico-syndicalo-socialistes s’engagent solennellement à entretenir de leurs deniers la famille Raba jusqu’à la majorité de ses enfants mais de grâce qu’ils ne mettent pas en accusation ceux qui ne bénéficient pas des mêmes réseaux d’entraide et qui ont des difficultés à payer leur impôt parce qu’ils ne souscrivent pas à l’implantation de cette famille étrangère !
Que le Réseau Éducation sans Frontière construise des écoles au Kosovo !
Que le Réseau Éducation sans Frontière s’interroge sur le sort et les conditions de vie des enfants serbes du Kosovo qui vivent dans des conditions inhumaines depuis maintenant 8 ans !

M. Sarközy, quant à lui, a orchestré le retour de cette famille dans son village natal, ce qui en aurait coûté quelques 100.000 € au contribuable français (selon le RESF. Frais en grande partie dus au fait que les associations droit-de-l’hommistes s’opposent, par tous les moyens, à ces retours, poussant les services de l’Etat à “ruser” et donc à débourser davantage*), pour un résultat nul puisqu’ils sont de nouveau en France et en situation irrégulière. Cela ne témoigne t-il pas de la faillite du système Sarközy en matière de gestion des sans papiers ?

En 2006, 4.000 Roms albanophones ont été ainsi reconduits dans leur pays, combien sont revenus dans les semaines, les mois qui ont suivi faute d’une véritable politique en la matière ?
Combien reviendront encore ?

Mimi Danton, pour novopress

* Les Raba ont ainsi été convoyés de Gray (Haute-Saône) à Lyon, de Lyon à Paris, puis de Paris à Lyon, de Lyon à Toulouse, enfin de Toulouse à Pristina (Kosovo), pour déjouer les actions des associations de défense des sans-papiers.

Fin de citation

L'invasion des barbares
29 avril 2007
Vaincre ou périr!

From Polemia
  

POLITIQUE ET INSTITUTIONS


Le 27 Avril 2007 


Quand on s’allie avec les islamistes

Depuis bientôt quarante ans, les musulmans sont le segment de population qui connaît la plus forte croissance d’Europe de l’Ouest. Le vote musulman va par conséquent prendre une importance de plus en plus considérable.

On a d’ailleurs commencé à observer le phénomène en septembre 2002, lors des élections allemandes, où le socialiste Gerhard Schroeder a battu son adversaire conservateur Edmund Stoiber avec très peu d’avance – à peine 8.864 voix. Or, il existe en Allemagne près de 700.000 électeurs turco-allemands – en plus des près de 3 millions d’immigrés turcs qui ne votent pas (ou, plutôt, pas encore). Les musulmans ont voté massivement pour M. Schroeder.

Ils ont fait de même en 2005 mais, à cette occasion, le vote des Allemands « de souche » s’est reporté à droite avec une telle force que le candidat chrétien-démocrate, Angela Merkel, a pu l’emporter de justesse. Toutefois, les années passant, il va devenir de plus en plus difficile de contrer le vote du bloc musulman.

L’année dernière, c’est le vote musulman qui a fait pencher la balance à gauche aux élections locales des Pays-Bas et de la Belgique. L’Institut de recherche sur les migrations de l’université d’Amsterdam a constaté que 84% des immigrés turcs aux Pays-Bas ont voté à gauche, ainsi que 90% des Marocains. A Anvers, le plus grand port de Belgique, le parti anti-islamique Vlaams Belang a récolté 33,5% des voix aux élections locales d’octobre. Le sociologue Jan Hertogen a calculé que sans le vote immigré, le VB aurait fait 40,4% et aurait battu les socialistes.

Un grand nombre d’immigrés venus en Europe ces dernières décennies ont été attirés par les prestations sociales accordées généreusement par l’Europe de l’Ouest aux « défavorisés ». Aujourd’hui, alors que de plus en plus de jeunes musulmans arrivent en âge de voter, les partis politiques européens cherchent à satisfaire les particularités islamistes : des politiciens de gauche en Europe introduisent des horaires de piscine séparés pour les femmes, imposent la nourriture halal aux cafétérias et exigent la suppression de l’enseignement de l’Holocauste dans les écoles.

Les experts qui prédisent une orientation de l’Europe de l’Ouest vers des politiques de droite anti-immigration se trompent : cette tendance va disparaître à la fin de la décennie, quand l’impact du vote immigré fera basculer la politique européenne à gauche de manière spectaculaire. Les chances pour la droite de gagner aux élections vont en s’amenuisant. La droite anti-immigration le sait. Comme l’a déclaré Filip Dewinter, dirigeant du VB à Anvers, après les élections de l’an dernier : « Je suis réaliste. Le nombre d’électeurs potentiels pour notre parti décline d’année en année… En dix ans, le nombre de nouveaux Belges à Anvers – dont la moitié sont des Marocains – a doublé. …Si le nombre d’étrangers à Anvers continue de se développer au rythme actuel de 1,5 pour cent l’an, il y aura dans 20 ans plus de personnes d’origine étrangère que d’origine indigène dans cette ville. »

Le vote musulman aura également un impact majeur sur les prochaines élections présidentielles françaises du 22 avril. Plus de 10% de l’électorat français est musulman. Compte tenu du fait que les musulmans représentent la part la plus jeune de la population, celle qui constitue près d’un quart des moins de 20 ans, leur importance politique ira croissant. Dans certaines villes françaises, déjà la moitié de la population est musulmane. Il va donc devenir impossible pour la droite de gagner des circonscriptions urbaines, à moins que les Français « de souche » ne votent unanimement à droite.

Nicolas Sarkozy, candidat du parti de centre-droit UMP actuellement au pouvoir, semble convaincu que beaucoup de Français autochtones pourraient, en effet, faire cela. C’est pourquoi il dénonce vivement l’emprise islamiste dans les banlieues, telles que la banlieue parisienne. Si la stratégie de M. Sarkozy se révèle la bonne, cela montrera que bien des Français ont fini par comprendre que ces élections sont pour eux la dernière chance de préserver quelque chose de l’ancienne France.

Toutefois, certains politiciens européens de droite dure semblent convaincus que l’islamisation de l’Europe de l’Ouest est devenue inévitable. Tout comme les partis de gauche, ils espèrent parer leur déclin électoral en concluant des alliances avec les islamistes. C’est ce qui explique pourquoi, la semaine dernière, Jean-Marie Le Pen, dirigeant du Front national, parti français anti-immigrationniste, a insisté pour faire savoir que, contrairement à M. Sarkozy, il ne veut pas « nettoyer les banlieues au kärcher ». S’adressant aux musulmans de ces banlieues M. Le Pen leur a déclaré : « Vous êtes les branches de l’arbre France. Vous êtes des Français à part entière. »

Nous sommes à la veille d’un éclatement de ce qu’on appelle l’extrême droite européenne entre pro-islamistes et anti-islamistes. Cette division a été l’une des raisons de l’effondrement du FPoe autrichien. De même, au sein du FN français, les catholiques traditionalistes sont de moins en moins à l’aise avec la politique pro-arabe de gens qui considèrent l’Amérique comme une menace plus grande pour l’Europe que l’Afrique du Nord et qui préfèrent le Hamas à Israël. On pourrait penser que l’antisémitisme entre ici en jeu. Mais cela pourrait tout aussi bien être le même opportunisme politique qui a pénétré la gauche.


Paul Belien
« Washington Times » du 11/04/07
http://washingtontimes.com/op-ed/20070410-100624-4394r.htm
Correspondance Polémia
Traduction R.S.
25/04/07

Bonnes et mauvaises profanations
Le 20 avril 2007 à 12h15

Pour les médias et les politiques français tous les cimetières sont égaux saufs certains qui sont moins égaux que les autres, les cimetières bretons notamment.

CITATION I

jeudi 19 avril 2007, 19h11

Deux profanations d'ampleur dans des cimetières en moins d'un mois


LILLE (AFP) - Coïncidence ou effet d'entraînement, des inscriptions nazies ont été découvertes jeudi sur 52 tombes militaires musulmanes près d'Arras, le lendemain de l'annonce de l'interpellation d'un homme qui a avoué avoir dégradé 51 tombes juives à Lille.
A priori, les deux profanations - qui se sont déroulées en moins de trois semaines - n'ont pas de relation, mais elles ont toutes deux provoqué une forte émotion.


La communauté juive du Nord-Pas-de-Calais a en outre été touchée jeudi par une agression à Paris contre le rabbin lillois Elie Dahan, par un jeune homme (1) qui l'a blessé à l'oeil en le traitant de "sale feuj", selon son témoignage.
Dans la nuit du 31 mars au 1er avril, 51 tombes du carré juif du cimetière de Lille-Sud avaient été dégradées - certaines renversées, d'autres brisées - la veille de la Pâque juive, mais aucune inscription n'avait été découverte.

L'enquête a pu aboutir rapidement grâce au prélèvement sur place d'ADN, qui correspondait à celui d'un homme de 33 ans, un marginal d'origine maghrébine, qui a avoué avoir commis les faits mais nié tout motif religieux.
Le président Jacques Chirac avait notamment jugé "cet acte inqualifiable et intolérable" et demandé que ses auteurs soient "sévèrement punis".

Le 2 avril, un millier de personnes, élus, habitants, membres de la communauté juive et représentants des autres religions, avaient participé à un défilé silencieux dans le carré juif du cimetière.

Au cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette, la plus grande nécropole militaire de France, près d'Arras, ce sont des inscriptions nazies qui ont été retrouvées jeudi matin sur 52 tombes de soldats français de confession musulmane, parmi les 576 tombes du carré musulman.
2
On a notamment relevé des croix gammées et celtiques en rouge et noir ainsi que des inscriptions "Heil Hitler" et "Skinhead is not dead" sur l'un des ossuaires du cimetière. Les gendarmes chargés de l'enquête ont minutieusement ratissé le site jeudi.

La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) ainsi que le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) se sont indignés jeudi contre ces profanations de tombes mulsulmanes et juives, qualifiant de tels actes d' "innommables" et "indignes".

FIN DE CITATION I

(1) Il s'agit selon Israël info d'un noir africain qui a frappé le rabbin à coups de pieds et à coups de poings.

CITATION II

Saccage du cimetière de Léhon (77 tombes) le 13 avril 2007 en Bretagne : qui s’émeut lorsque la barbarie frappe la Bretagne? Certainement pas la France!

Une fois de plus le patrimoine sacré de notre Bretagne a été violé dans l’indifférence quasi générale. ADSAV !, le parti du peuple breton attire l’attention de nos compatriotes sur ces actes de barbarie. Le 13 avril 2007, le cimetière de Léhon, près de Dinan, était retrouvé totalement saccagé. Dans la nuit, 77 tombes avaient été retournées, brisées, couvertes d’ignominies, par des vandales de la pire espèce. Il s’agit de l’une des plus sérieuses attaques contre nos morts, qui prend la suite d’une série déjà si longue d’actes criminels visant notre héritage religieux. Ce carnage, passa presque inaperçu dans la presse. Les quotidiens reléguèrent cet outrage aux pages « locales ». Quel scandale que des faits insignifiants qui se déroulent à Paris ou ailleurs fassent la une de la presse dite « bretonne » alors qu’on pille et saccage chez nous! Quant aux politiciens français, ils furent muets comme de carpes, ce qui n’est pas trop surprenant. Rappelons tout de même qu’ils sont prompts à exploiter des affaires douteuses lorsqu’elles servent leurs intérêts ou leur clientèle électorale… ADSAV ! relève avec indignation le peu de cas qui est fait de nos morts. Pour être inacceptable ce fait n’en est pas moins révélateur. Il n’est qu’un symptôme parmi tant d’autres de la situation de sujétion dans laquelle notre peuple se trouve. Une enquête de police est certes lancée mais cette affaire devrait dépasser le cadre d’une investigation de routine. Les questions de société ne seront pas posées alors qu’il faudrait enfin se pencher de manière systématique sur les causes et les modalités de ces attaques à répétition qui détruisent petit a petit notre patrimoine religieux et sacré. Le saccage du cimetière de Léhon constitue un fait très grave qui en dit long sur les dérives d’un monde qui tourne le dos au sacré, ainsi que sur le mépris dans lequel sont tenus les Bretons et leur mémoire. Mais qui s’en soucie à part le parti du peuple breton?
Le Bureau politique d'ADSAV! Site internet www.adsav.info

FIN DE CITATION II

Groupements de Solidarité Populaire
Le vendredi 13 avril 2007

GSP
Groupements de Solidarité Populaire


Des multiples argumentations développées au sujet de l’illégitimité des prétentions de la France en Bretagne, de l’illégalité de ses actes et du caractère illicite de l’action de ses agents il ressort que:

1°) la seule légitimité dont pourrait arguer la France en Bretagne est celle des forces
occupantes qui ont , selon les coutumes de la guerre, le devoir de faire
fonctionner les institutions des pays occupés. Mais aussi et de ne pas tenter
d’y altérer cultures, coutumes et économie, ce que la France fait en Bretagne
depuis 1789.

2°) aucune institution française correspondant aux trois pouvoirs, l’exécutif,
le législatif ou le judiciaire, ne consentira à reconnaître quelque tort que ce soit
et, partant, à accepter de donner suite à la moindre revendication bretonne.

3°) l’action combinée de la propagande médiatique, de l’instruction publique
transformée en une prétentieuse “ éducation nationale “, et de l’ensemble de la
fonction publique composée de Français ou de supplétifs bretons tend sans
discontinuer depuis 1532 mais surtout depuis 1789 à faire s’estomper la
conscience nationale du peuple breton dans un magma altermondialiste et
métissé dont la finalité est de modifier la carte génétique des Bretons afin de les
noyer dans un brouet anonyme facile à soumettre.

4°) le suffrage universel complètement dénaturé par la censure et la propagande
médiatique est devenu une supercherie de laquelle il n’y a rien à attendre sauf au
niveau local.

5°) la destruction de l’économie bretonne est induite par les théories extrêmes du
libéralisme et de son exsudat l’altermondialisme.

A la fermeture totale et hermétique ne peut répondre que l’établissement d’un rapport de forces favorable. Cet objectif peut être atteint par la mise en mouvement des forces populaires.

Les Groupements de Solidarité Populaire ou GSP

Les mythes français
Le 13 avril 2007

Les mythes fondateurs de l'imposture française dont nombre ont servi à détruire l'idée bretonne sont brillamment cloués au pilori sur le site "contreculture.org"

Secte de fanatiques
12 avril 2007
Il faut détruire la secte des cinglés

L'ennemi est dans la place
12 avril 2007

" Vous avez dans les lois, tout ce qu'il faut pour exterminer légalement nos ennemis ". Robespierre


" Nous ne laisserons aucun corps hétérogène dans la république. " Garnier de Saintes


" Nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon. " Carrier

" Ce qui constitue une république, c'est la destruction totale de tout ce qui lui est opposé. " Saint Just

L'ennemi est dans la place
12 avril 2007

" La Monarchie (française) ne visait au pire, qu'à interdire certaines façons de penser, attitude déplorablement autoritaire, on en convient. La Révolution, elle, s'efforça d'imposer certaines façons de penser : les siennes, ce qui est une attitude totalitaire. Elle était seule à détenir la vérité : elle avait donc tous les droits. Il faut ici lui rendre hommage pour avoir pratiqué une cohérence absolue. Puisqu'elle était dans le vrai, elle devait, elle se devait, elle devait à la France de lui imposer ce vrai et elle allait prendre tous les moyens nécessaires pour le faire, entre autres truquer l'Histoire, ce qui est particulièrement patent dans le traitement infligé à la Vendée. Ce trucage, on ne devait s'en apercevoir que deux siècles plus tard à la faveur du bicentenaire, notamment grâce aux travaux de Pierre Chaunu, de Xavier Martin, de Reynald Sécher, de Jean de Viguerie, qui se sont attachés, chacun à sa façon, à dénoncer le " génocide franco-français " de la Vendée qui a coûté plus d'un demi-million de vies à la France et que pendant deux cents ans les historiens ont réussi à escamoter. " Vladimir Volkoff

Les dégénérés
12 avril 2007
Ils ont perdu le sens de leurs racines les parias rénégats et dégénérés.

Linda BENOTMANE.
Ouest-France du dimanche 11 mars 2007

Ouest France - 16 juin 2006
Les villes de Brest*, Nantes* et Rennes* vont travailler ensemble pour “assister des familles sans papiers expulsables à la fin de l’année scolaire” a indiqué, hier, Alain Masson (PS), premier adjoint au maire de Brest. “On ne peut pas s’élever contre les expulsions, c’est le droit de l’Etat, mais on peut agir politiquement pour éviter les expulsions. Les élus vont réfléchir à des modalités telles que des moyens financiers pour les familles dont les enfants sont scolarisés, et la mise en place d’une veille politique et citoyenne “.

*Municipalités socialo-communistes.

Parias et dégénérés
Le 11 avril 2007

Ils ont perdu le sens de leurs racines, les parias et les dégénérés. Ils servent l'ennemi.



Paru le dimanche 11 mars 2007

1 500 manifestants contre l'expulsion de 23 Maliens

La colère et l'amertume se font sentir parmi les 1 500 manifestants qui défilent dans les rues de Montfort-sur-Meu.
Hier matin, quelque 1 500 personnes ont défilé dans les rues de Montfort-sur-Meu, en Ille-et-Vilaine. Elles protestaient contre l'expulsion de 23 Maliens en situation irrégulière. La contestation prend de l'ampleur puisqu'elles n'étaient que 700 mercredi.

« Sidy, mon ami, a été reconduit à Bamako. Je l'ai eu au téléphone, il est dans sa famille, c'est dur ! Évidemment qu'il veut rentrer, on va avoir un bébé. » Sandrine, 21 ans, fait partie du long cortège de soutien aux 23 Maliens en situation irrégulière interpellés le 28 février à Montfort-sur-Meu, en Ille-et-Vilaine. Depuis trois ans, la jeune femme, enceinte de cinq mois, partage sa vie avec Sidy Coulibaly. « C'est mon anniversaire
5
aujourd'hui ! » s'exclame la jeune femme, derrière la banderole « Non à l'expulsion ». La justice reproche à ces ouvriers de l'abattoir de porcs de la Cooperl l'utilisation de faux papiers, des usurpations d'identité, des cartes de séjour perdues, et d'être entrés illégalement en France.

« On est comme le village d'Astérix et d'Obélix, des irréductibles !
En Bretagne on a toujours fait comme ça, on ne va pas laisser tomber », lance Nicolas Fauchoux, du collectif Mali-Montfort. La colère et l'amertume se font sentir parmi les 1 500 manifestants qui défilent dans les rues de la commune de 5 000 habitants. Tous les manifestants ont un brassard blanc, signe de paix. Les commerçants sont sur le pas de la porte de leur boutique pour manifester leur soutien. Dans les rangs, des habitants de Montfort et d'ailleurs, les proches, amis, représentants de l'équipe de foot de la ville, élus. Tous les âges défilent. « Les Maliens de Montfort sont dans l'irrégularité mais ne sont pas clandestins. Tous sont bien intégrés dans la vie locale. Ils travaillent, participent aux soirées, à la vie de la commune. Ils sont nos amis, nos frères. »

Les arrêtés d'expulsion ont été pris en début de semaine. Douze personnes sont toujours en centre de rétention en région parisienne. Dix ont été remises en liberté. « C'est absurde, s'indigne Marie-Pierre, habitante de Montfort. Maintenant ils sont dans la nature, hors-la-loi, sans papiers. Ils n'ont plus de boulot. Retour à la case départ. » Les discussions vont bon train dans le cortège. « C'est une opération politique. Aujourd'hui l'administration préfère le spectaculaire, histoire de montrer que la France a de l'autorité. Juste avant la présidentielle, ce n'est pas un hasard », s'indigne Nicolas Fauchoux.

Depuis mercredi, Mikaël Goubin, avocat, est consulté par l'entreprise la Cooperl : « Le discours est complètement brouillé. Sarkozy fait de l'immigration son cheval de bataille. Il a déclaré que tout étranger reconduit à la frontière n'aura pas le droit de revenir en France pendant cinq ans. On a là une récupération des instincts xénophobes primaires. »

Malgré tout le défilé se passe dans la bonne humeur. « On ne veut surtout pas de violence. Mais on ne lâchera pas. S'il le faut, on ira manifester à Paris. » Au son des djembés le défilé rejoint la place de l'Église pour un « sit-in ». Le maire, Victor Préauchat prend la parole. « On va demander au préfet de revoir les situations de manière individuelle pour qu'ils restent en France. La majorité du Conseil municipal a voté une motion de soutien aux ressortissants maliens. » André Rouault, responsable de la Cooperl indique que « la seule possibilité c'est qu'ils repartent au Mali puis reviennent. L'entreprise va faire un dossier d'introduction de main-d'oeuvre étrangère en France. Je m'engage à les constituer d'ici une semaine-quinze jours. » La mobilisation ne s'arrête pas là. Serge partait hier soir à Paris pour porter les 4 000 pétitions recueillies et autres papiers au Consulat du Mali.


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