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 Bretagne - Télégramme 31/08/06




Les Anglais de Locarn. Des écoliers ordinaires

Depuis 2000, l’école élémentaire de Locarn, petite commune du Centre-Bretagne, accueille dans ses classes près de 25 % d’élèves britanniques. Avec quelques adaptations nécessaires, les écoliers anglais ont réussi leur intégration.

Lundi matin, à l’école élémentaire de Locarn (22), près de Maël-Carhaix. Samiha, Daniel, Pollyanna et Chantelle planchent sur leurs exercices de maths. Rien d’extraordinaire à première vue. Pourtant, les quatre écoliers, d’origine britannique, ne parlaient pas un mot français, quand ils sont arrivés en 2000. « J’ai aujourd’hui, dans ma classe, des exemples d’intégration réussie. Je ne me rends pas compte qu’ils sont nombreux », constate Patrick Jégou, le professeur.
L’accent british invisible
Depuis cinq ans, l’enseignant compose avec l’installation massive des Anglais sur sa petite commune d’environ 470 habitants. Dans l’école, le quart des écoliers sont d’origine britannique. « J’ai eu raison de ne pas faire l’effort de parler anglais », constate Patrick Jégou. En effet, les écoliers s’expriment correctement en français. Tellement, que l’accent british a disparu. Daniel et Pollyanna sont jumeaux. Depuis leur arrivée en France, leurs parents ont fait l’effort de parler le français. « Il y a encore des petits problèmes de vocabulaire, mais leur niveau est très bon », souligne Patrick Jégou. « A la maison, nous parlons toujours anglais », lance pourtant Daniel.

Inutile de leur parler d’un retour en Grande-Bretagne, les jumeaux sont heureux ici.
Plus de 100 élèves en 2001
Pour en arriver là, l’école a dû s’adapter. En 2001, une cinquième classe a été créée pour s’adapter aux effectifs. C’était la première fois depuis vingt ans que le regroupement scolaire Locarn-Trébrivan atteignait le nombre de cent élèves. Pour accueillir les primo arrivants non francophones, l’Education nationale a mis en place un poste d’enseignant bilingue, sur la circonscription. Une fois par semaine, elle forme un groupe d’élèves pour travailler l’oral et l’écrit. Le reste du temps, si cela est nécessaire, les enfants ont la chance de pouvoir passer dans la même journée, d’un niveau à l’autre, au sein de la même classe. « Un Anglais âgé de dix ans pourra suivre ses cours de français en CE2 et travailler ses maths en CM2 ».
Envie d’apprendre
Le résultat est encourageant, car les écoliers ont envie d’évoluer. « Je me souviens d’un élève qui récitait toujours sa règle du participe passé avant d’agir. Les autres font souvent l’inverse ! », plaisante le professeur. La vague des arrivées massive passée, la cinquième classe a depuis disparu. Les plus grands ont pris le chemin du collège. « Pour réussir leur intégration, les familles doivent faire un effort. J’ai connu des Britanniques qui parlaient anglais entre eux dans la cour de récréation. Ce n’est pas le bon exemple. Souvent, ces familles repartent en Grande-Bretagne ». Dans l’année, trois Anglais, âgés de cinq à neuf ans intégreront l’école.

Sonia Méléard


Posté le 31/08/2006 par le réseau Jord


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