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Bretagne

Paru dans l'édition du mardi 17 octobre 2006 Ouest France

CITATION


Retraité pauvre, Gérard se retrouve sans domicile

Quand il s'est retrouvé à la rue, Gérard Receveur, retraité de 66 ans, a reçu l'aide de la Fondation Saint-Vincent-de-Paul de Vannes. Reconnaissant, il donne désormais de son temps aux SDF... en attendant de se voir peut-être attribuer un logement HLM.
A 66 ans, après une carrière bien remplie, il perçoit 652 € de pension par mois. Pour éviter de s'endetter, il vient de quitter son logement.



« C'était un joli petit appartement, coquet et bien entretenu. » Il y a passé quatre belles années avec Rasta, son petit chien et ses « fidèles » poissons. Mais fin septembre, Gérard Receveur, retraité morbihannais âgé de 66 ans, a dû se résoudre à rendre les clés. « Ma mère qui m'aidait financièrement est décédée en mai dernier. Il ne me restait que ma petite retraite de 652,70 €. »

C'est un peu plus que le minimum vieillesse (610 €), perçu par 600 000 retraités français. Mais « ce n'est pourtant pas le Pérou », martèle-t-il en pleine Semaine bleue, manifestation annuelle dédiée aux personnes âgées.

« Je n'avais plus les moyens de faire face au loyer de 518 € et aux factures... J'ai préféré quitter mon T3 à Theix plutôt que d'avoir des dettes. » Pas question pour ce fils d'une grande toque de l'amirauté, ayant également servi le général De Gaulle, de vivre à crédit.

« Pour survivre »

« J'ai travaillé toute ma vie en tant qu'électromécanicien puis tenancier de bar-tabac-pâtisserie bossant parfois même jusqu'à 115 heures par semaine, sans week-end, sans jour férié. J'ai beaucoup donné. Sans doute un peu trop. Mais j'ai oublié de penser à moi. » Résigné, il a rangé dans deux valises ses souvenirs, confié ses meubles au propriétaire qui a gentiment accepté de les garder quelque temps dans son sous-sol et il est parti « sans se retourner ».

Pas le temps de s'apitoyer sur son sort. Gérard est du genre à aller de l'avant. Après une nuit passée dans sa voiture, il a accepté l'aide d'une amie vannetaise qui lui a proposé de l'héberger pendant huit jours, le temps qu'il trouve une solution. Finalement, le bureau d'action communale de Vannes lui a trouvé de quoi dormir pendant trois nuits à la Maison du diocèse. « C'est la fondation Saint-Vincent-de-Paul qui a payé la facture », explique-t-il. Depuis, il dort à l'accueil de nuit de la ville. Comme un SDF. Il doit patienter jusqu'au 19 octobre pour savoir si la commission HLM lui attribuera un logement.

« En attendant, je fais de mon mieux pour renvoyer l'ascenseur à la fondation en donnant un coup de main en cuisine pour nourrir les sans-logis », raconte-t-il avec le sourire qu'il n'a jamais perdu. C'est son moteur. Des coups durs, il en a eu dans sa vie, mais là, il avoue quand même, des trémolos dans la voix, « que c'est une situation difficile à accepter. » Il confie ne pas en avoir parlé à ses enfants jusqu'à présent. « Ils ont leur vie. J'ai la mienne. Je ne voulais pas leur occasionner du souci. »

Si Gérard a accepté de témoigner aujourd'hui, c'est pour que les retraités pauvres bénéficient d'une meilleure considération. Car comme lui, ils sont de plus en plus nombreux à faire appel aux associations humanitaires « pour survivre ». Jacqueline Colson, la présidente départementale de la fondation Saint-Vincent-de-Paul, l'a constaté cet été, lorsqu'elle assurait la distribution de colis alimentaires : « Auparavant, ils ne venaient pas chez nous. Aujourd'hui, ils poussent la porte car ils n'ont plus le choix. C'est très préoccupant », conclut-elle.

Lionel CABIOCH.

FIN DE CITATION


Posté le 18/10/2006 par le réseau Jord


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