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From France Echo
vendredi 20 octobre 2006



Les ventes d'armes françaises à l'Arabie Saoudite

Il est des informations qui cet été sont passées inaperçues pour cause de guerre au Liban, ainsi la signature d'un accord franco-saoudien de coopération militaire signé le 21 juillet dernier à Paris.


Cet accord doit comporter la fourniture d'équipements militaires, hélicoptères, avions ravitailleurs Airbus qui atteindrait un montant de 3 à 4 milliards d'euros. Ultérieurement des négociations seraient prévues concernant la vente d'avions de chasse Rafale construits par Dassault-Aviation et de chars Leclerc construits par Giat Industries. A cet accord, s'ajoute l'achat de 76 obusiers Caesar construits également par Giat Industries, ce qui place l'Arabie saoudite au troisième rang pour l'achat de ce nouveau système d'artillerie.


L'Arabie saoudite est un client assidu de l'industrie d'armement française. En 1980, un contrat faramineux, Sawari 1 (du nom de la victoire navale musulmane remportée sur les Byzantins en 655), avait été conclu avec ce pays qui visait à créer une marine militaire saoudienne. Il comportait la fourniture de quatre frégates et de deux pétroliers ravitailleurs, à cela s'ajoutait toute la panoplie du système d'armement pour ces vaisseaux : des missiles crotales, torpilles, radars, sonars, etc. La fourniture d'hélicoptères de type Super Puma dotés de missiles exocet air-surface complétait ce contrat. Le total se montait à 15 milliards de francs.


En 1992, les importations d'armes françaises en Arabie-saoudite représentaient 829,3 millions d'euros, mais elles subirent une forte baisse les années suivantes : 661 millions en 1998 et 276,8 millions en 2001.


En 1994, un contrat baptisé Sawari II fut signé avec l'Arabie saoudite, il comportait la livraison de trois frégates, d'un système de défense anti-aérienne plus récent, la modernisation des vaisseaux précédemment fournis et une formation pour les équipages. Le contrat se monta à 19 milliards de francs. Mais les faramineuses commissions (5 milliards de francs au total) qui accompagnèrent ce contrat mirent en cause François Léotard, ministre de la Défense et son chargé de mission, Renaud Donnedieu de Vabres ainsi que Ali ben Moussalam, homme d'affaires saoudien intermédiaire généreusement rémunéré. Pour la Direction des Constructions Navales, cela se solda par une perte de 1,2 milliards de francs.


Le problème avec l'Arabie saoudite est que ses revenus sont étroitement liés au cours du pétrole celui-ci représente 90 % de ses exportations et les trois-quarts des revenus de son budget. Le prix du baril a connu une forte baisse pendant les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix : en 1990 le cours moyen annuel du prix du baril était de 23,65 $, il atteignit un plancher de 12,78 $ en 1998 (cours moyen annuel). Les dépenses militaires de l'Arabie saoudite en furent perturbées, elles chutèrent de 38 % en 14 ans de 1988 à 2002 ; ses importations d'armes chutèrent de 60 % en 10 ans de 1992 à 2002. Pour les revenus de l'Arabie saoudite, cela s'était soldé par deux décennies de déficit budgétaire


Si aujourd'hui l'Arabie saoudite signe un contrat de coopération avec la France, c'est que le prix du baril a repris sa progression depuis 2001 et a aujourd'hui dépassé les 70 $ et a monté jusqu'à atteindre 77 $ au début de la guerre au Liban. Cette montée régulière du prix du baril a permis à l'Arabie saoudite de se refaire une santé financière et de sortir de son déficit budgétaire en 2003.


Mais tout n'est pas rose, depuis le décès en août 2005 du roi Fahd, une redistribution des rôles se fait au sein de la famille Saoud. Les commissions qui accompagnent à chaque fois les contrats de vente d'armes créaient des tensions entre les membres de la famille dont une frange luttait contre l'achat d'armes puisque pour celle-ci la principale force des armées est sa foi en Dieu, parce que ces contrats ne font qu'enrichir les mécréants occidentaux et enfin parce que l'argent des mécréants ne fait que corrompre les intermédiaires musulmans qui les touchent. Le pragmatisme des dirigeants saoudiens a fait fi de ces arguments et la modernisation de l'armement saoudien est en bonne voie.


Mais ces tensions ont tout de même eu un impact : les négociations directes avec les fabricants d'armes ont cessé pour laisser la place à des appel d'offres internationales mettant en concurrence les fabricants d'armes du monde entier. L'entreprise Thalès en a fait récemment les frais. Elle avait négocié pendant 15 ans un contrat gigantesque de surveillance des frontières de l'Arabie Saoudite, le contrat Miksa, qui se montait à 7 milliards d'euros. Les efforts de Thalès avaient pour but d'éviter justement qu'une procédure d'appel d'offres soit lancée, malheureusement, ses efforts furent vains et ni Thalès, ni la visite de Jacques Chirac en Arabie saoudite ne purent empêcher que l'appel d'offre soit lancé début juin 2006, il devrait se terminer en décembre pour une notification du vainqueur en avril 2007.


Cependant la visite du Président arabophile Jacques Chirac, au mois de mars dernier, a tout de même porté quelques fruits, par exemple cet accord de coopération militaire signé avec Riyad. Jacques Chirac entendait promouvoir pendant cette visite des échanges culturels et économiques pour contribuer « à une meilleure compréhension et à la dissipation des malentendus », il a ainsi inauguré une exposition d'art islamique organisée par le Louvre au Musée national de Riyad. Le président a appelé l'Arabie saoudite et la France à « unir leurs efforts pour faire échec à ceux qui, en attisant le feu des fanatismes, provoquent un triste « choc des ignorances » qualifié de « choc des civilisations », alors que nous avons en partage des valeurs que nous devons faire fructifier ensemble ». Phrases parfaitement ridicules pour quiconque connaît l'islam et les atteintes aux droits de l'homme en Arabie saoudite.


Voici ce que disait le rapport du département d'État de Washington sur la situation des droits de l'homme en 2004 dans ce pays : « En Arabie saoudite, la situation a évolué positivement dans quelques domaines, avec notamment une conférence sur les droits et les obligations des femmes parrainée par le gouvernement et la formation de la première organisation officielle de défense des droits de l'homme autorisée dans le royaume. En octobre, le gouvernement a publié un arrêté autorisant certains résidents de longue date à demander la nationalité, et, à la fin de l'année, l'inscription des électeurs et des candidats, qui ne peuvent cependant être que de sexe masculin, aux élections municipales prévues en février 2005 avait bien progressé.


Le bilan des brutalités et des violations des droits de l'homme en Arabie saoudite est cependant beaucoup plus sombre que ne le laisseraient paraître ces quelques progrès. Des sources d'informations crédibles ont fait état de tortures et de mauvais traitements infligés aux prisonniers par les forces de sécurité, d'arrestations arbitraires et de détention secrète. La police religieuse a continué de menacer, de maltraiter et de détenir des citoyens et des étrangers. La plupart des procès ont eu lieu à huis clos, et les accusés comparaissent généralement devant les juges sans conseil juridique. Les forces de sécurité ont arrêté et détenu des réformateurs. Le gouvernement a continué de restreindre la liberté d'expression et de presse, de réunion, d'association et de mouvement, et aurait selon certaines sources porté atteinte au respect de la vie privée des individus. La violence et la discrimination à l'égard des femmes, la violence à l'encontre des enfants, la discrimination à l'égard des minorités ethniques et religieuses et les restrictions importantes des droits des travailleurs subsistent. »


Les Français seront certainement ravis d'apprendre que la torture, les mauvais traitements, les arrestations arbitraires, la discrimination envers les femmes, la violence envers les enfants, etc. font parties des valeurs que la France et l'Arabie saoudite partagent !


La France fait beaucoup plus que vendre simplement des armes à l'Arabie saoudite pays d'où est issu le wahhabisme, l'un des courant les plus intransigeants et les plus rétrogrades de l'islam, mais les accords passés fondent une véritable coopération militaire entre les deux pays, par la livraison des armes, leur entretien, la formation du personnel, par l'autorisation du maintien d'une force militaire française permanente depuis la première guerre du golfe en Arabie saoudite, l'ouverture des ports saoudiens aux navires français, par les exercices communs faits en mer rouge entre les deux marines, etc.


Vendre des armes n'a pas la même importance que vendre des yaourts ou des paquets de lessive, cela crée un rapport politique. La France est ainsi devenu un des piliers du soutien au wahhabisme et ce pour assurer son approvisionnent en pétrole (12,4% de notre pétrole brut provient de l'Arabie saoudite en 2005 ce qui place ce pays à la 3e place de nos fournisseurs en pétrole) et pour conclure des contrats juteux.


Voilà un des aspect de l'Eurabia, l'islamisation de la France en échange de contrats et de pétrole. C'est pour ceux-ci que les gouvernements successifs français livrent leur pays à l'islam, que les Français doivent ouvrir leurs frontières aux immigrés musulmans dont certains veulent remettre en cause les libertés fondamentales, qu'ils doivent avoir honte de leur héritage culturel et ne doivent pas fêter le 400e anniversaire de la naissance de Corneille parce que celui-ci a écrit le Cid, pièce dans laquelle Rodrigue pourfend des Maures, c'est-à-dire des signataires de contrats avec la France. Pour que quelques uns s'en mettent plein les poches, les Français doivent accepter qu'une partie du Louvre soit livrée à l'Arabie saoudite pour exposer de l'art musulman alors que les réserves du musée regorgent de pièces occidentales qui ne seront jamais exposées.


Louis CHAGNON
27 juillet 2006


Posté le 20/10/2006 par le réseau Jord


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