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LEMONDE.FR | 02.11.06 | 12h01  •  Mis à jour le 02.11.06 | 12h01

Les investissements français se sont multipliés en Iran. Profitant de l'absence des entreprises américaines auxquelles leur gouvernement a interdit de frayer avec des Etats qualifiés de "voyous", les multinationales européennes en général et françaises en particulier, ont monopolisé les contrats. Sur quinze ans, 20 à 25 milliards d'euros auraient été investis en Iran par des multinationales françaises.

La plupart de ces investissements ne contreviennent à aucune règle internationale. Mais face à un régime autoritaire qui parle de "rayer Israël de la carte" et masque mal sa volonté de se doter de l'arme nucléaire, plusieurs questions surgissent. Avec quelle sérénité un pays comme la France peut-il envisager de participer à une politique de sanctions internationales sachant qu'en s'y associant, il menace l'intérêt économique national ? L'apparente facilité avec laquelle les industriels et les banquiers français sont sélectionnés dans les appels d'offres iraniens n'est pas sans interroger non plus : l'Iran ne cherche-t-il pas à empêcher la France, membre permanent du Conseil de sécurité, de rejoindre un éventuel regroupement des "durs" sur une politique de sanctions ? Qui investit en Iran ? Principalement les banquiers, les industriels de l'énergie et les fabricants d'automobiles. Où va l'argent ? Principalement à la mise en valeur des gisements pétroliers et gaziers du pays. Le secteur énergétique concentre à lui seul une bonne part des investissements français en Iran. Les besoins de financement de l'industrie iranienne de l'énergie sont estimés à 15 milliards de dollars à court terme et à 70 milliards sur le moyen terme. Pour ce faire, le gouvernement a recours au "buy back"  : le banquier ou l'industriel apporte ses capitaux et se rembourse au fur et à mesure de l'exploitation.

ACCORD STRATÉGIQUE

Ce système semble avoir séduit les banquiers français. Selon les statistiques de la Banque des règlements internationaux (BRI), les banques françaises représentent un quart de tous les crédits consentis au gouvernement de Téhéran jusqu'en mars 2006 : soit 6 milliards de dollars sur un total de 25,4 milliards. En 2006, la BNP aurait financé l'achat de 17 tankers pétroliers dont 13 supertankers, chacun pour 2 milliards de dollars environ. BNP et Commerzbank ont organisé, en 2002, la première émission obligataire du gouvernement iranien pour un montant qui a fini par dépasser le milliard d'euros. Selon les milieux d'opposition iraniens en exil, la BNP aurait prêté directement et indirectement au régime 5,9 milliards de dollars.

La Société générale n'est pas en reste. Le 19 septembre, l'agence iranienne Fars a annoncé la signature d'un accord stratégique entre la Compagnie nationale iranienne de pétrole (NIOC) et la Société générale sur le développement des phases 17 et 18 du site gazier de South Pars, ou Pars-Sud, un énorme gisement off-shore situé entre l'Iran et le Qatar. L'opération atteint 2,7 milliards de dollars. La banque française se remboursera sur les ventes de gaz de la NIOC.

Total, champion énergétique français, a, depuis 1995, investi 1,65 milliard d'euros sur quatre projets d'exploration et production en Iran. Deux de ces projets, Pars-Sud (840 millions investis) et Doroode (116 millions) n'ont pas fini d'être remboursés par la partie iranienne. En dépit des tensions internationales, Total est candidat à une nouvelle tranche d'exploitation de Pars-Sud (30 % d'un projet de 2 milliards d'euros) et s'est inscrit comme partenaire dans un projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel.

LA BNP, TOTAL, GDF, PEUGEOT, CITROËN...

Total n'a jamais fait mystère de l'intérêt que le pétrole et le gaz iraniens représentaient pour lui. De la présidence de la République à l'Assemblée nationale, les responsables du groupe, Thierry Desmarets, PDG, en tête, plaident ouvertement pour que les tensions internationales ne pénalisent pas leurs projets.

Gaz de France (GDF) aussi est prête à investir 300 millions de dollars aux côtés de Total dans la tranche 11 du gisement gazier de Pars-Sud. La société d'ingénierie Technip, elle, a signé entre 2000 et 2003, trois contrats pour la conception et parfois aussi la supervision de trois vapocraqueurs d'une valeur globale de 673 millions d'euros.

Hors secteur pétrolier, Peugeot fournit à Iran Khodro, premier constructeur automobile iranien, les pièces détachées des Peugeot 206 et 405 : 27 5000 voitures produites en Iran en 2005. De son côté, Citroën livre depuis 2001 des Xantia, assemblées localement par Saïpa, deuxième constructeur iranien, et Renault espère produire en partenariat pas moins de 250 000 Logan à l'horizon 2008. Trois cents millions d'euros ont été investis, plus 20 millions d'euros pour importer des Mégane.

L'équipementier de télécoms Alcatel a signé en 2004 un contrat dont le montant n'a pas été communiqué pour l'installation de 100 000 connexions Internet à haut débit. Le réseau de télécommunications des tranches 6, 7, 8 du champ gazier de Pars-Sud est aussi revenu à Alcatel. A tel point qu'en avril 2006 le gouvernement américain s'est demandé s'il n'allait pas opposer son veto à la fusion avec Lucent en raison des contrats d'Alcatel en Iran.

Yves Mamou


Posté le 08/11/2006 par le réseau Jord


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