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Imposture des pouvoirs :: Justice déboussolée
From le Télégramme du 21/12/06

Assises. Le fiasco annoncé a eu lieu

Le procès des trois routards accusés du lynchage d’un promeneur, en août 2004, à Brest, a fini de se déliter, hier. La cour, handicapée par une instruction fuyant de toute part, l’a renvoyé. Un accusé, blanchi lors des débats, repart sans être officiellement innocenté. Un meurtrier présumé, jusqu’alors jamais inquiété, ressort libre, lui !

La bombe à retardement allumée par le parquet de Brest, il y a deux ans, a donc explosé. Sa déflagration réveille - dans une dimension moindre - le souvenir d’autres erreurs judiciaires, telles celle d’Outreau ou le calvaire de Patrick Dils, ou encore l’affaire Seznec, condamné sur un faisceau de présomptions il y a 80 ans.
Huit gardés à vue deux mises en examen
Brest, 13 août 2004. La nuit tombe sur le port de commerce. Un promeneur est lynché par une bande de routards abrutis d’alcool et de drogues. Deux d’entre eux balancent son corps dans un bassin. Huit punks se retrouvent en garde à vue. Une version émerge plus que les autres. Deux routards semblent plus impliqués. L’un, Morade Halleb, reconnaît. Le second, Damien Cornuet, clame son innocence. Les autres l’accablent. Le procureur de l’époque, François Nicot, met en examen les deux hommes. La colère populaire retombe. Au grand étonnement des policiers, les autres punks sont relâchés, sans aucune garantie de représentation. Ils s’évanouissent dans la nature. Le juge d’instruction s’en tient à l’option du parquet. L’absence de parties civiles contribue à ne pas déranger le train-train judiciaire. La famille de la victime est, en effet, humble et ignore tout des arcanes de la Justice.

Elle s’est constitué partie civile huit jours avant le procès ! Il y a bien les avocats de la défense, qui dénoncent les incohérences flagrantes, mais parquet et juge font la sourde oreille. Il faut le courage d’une jeune fugueuse, en mai 2005, qui disculpe Damien Cornuet, pour que ce dernier soit libéré sous contrôle judiciaire. Un troisième homme, Jérémy Nozières, est inculpé. D’autres pistes ne sont pas pour autant explorées.
« Je veux un avocat »
Arrive le procès, lundi dernier. Les failles deviennent des béances. Trois autres punks au moins sont cités comme partie prenante au lynchage. Un accusé donne le nom d’un « Lucas » comme étant le deuxième homme, avec Morade Halleb, à avoir jeté le corps dans le port. Morade Halleb finit par en convenir. Il innocente Damien Cornuet. La chance sourit aux magistrats : Lucas a été retrouvé à Brive-La-Gaillarde (Corrèze) et arrive sous escorte. Cheveux teints en rose, grands yeux fous, Lucas Scaracia, 32 ans, routard italien, a comparu hier. Gardé au secret, il ignorait les révélations de ses anciens compagnons. Avec habileté, la présidente l’a amené jusqu’à la scène fatidique. « Je préfère avoir un avocat », coupe-t-il. M e Rajjou le conjure de faire preuve de sincérité envers Damien Cornuet. Lucas lâche : « Eddy, Jérémy et Cédric, ils faisaient croire qu’il était dans l’histoire. Pour moi, il est innocent. Il est trop gentil pour faire ça. Maintenant, pour la vérité, je préfère qu’on soit tous là ». Il ne s’exprimera plus. La présidente le met sous surveillance policière.
Un meurtrier présumé libre
« Tous ici, nous avons à subir les conséquences d’un dossier bâclé, traîté au rabais », déplore M. Riou, partie civile. Le jeune avocat général, Gwenaël Gargam, en bon soldat, s’obstine, rejette la responsabilité sur les avocats de la défense. « Je n’accepte pas. De bout en bout, des demandes d’actes ont été demandées », s’élève M e Kerberenes-Renaux. « Scandaleux ! », enchaîne M e Rajjou. M e Appéré se dit « las de devoir attendre l’audience d’une cour d’assises pour entendre qu’il y a eu des incohérences du parquet ». 15 h 30. La cour, considérant que l’audition de deux autres routards apparaît « indispensable à la manifestation de la vérité », renvoie l’afffaire. Mais elle n’a pas autorité pour placer Lucas Scaracia en garde à vue. L’avocat général n’a donné aucune directive. Le meurtrier présumé, un peu décontenancé, s’en va, libre comme l’air, en obtenant - un comble - un dédommagement pour son déplacement. L’histoire se répète.

Thierry Charpentier
FIN DE CITATION

AVEUGLE SOURDE FOLLE ELLE FERAIT MIEUX DÊTRE MUETTE


 


Posté le 21/12/2006 par le réseau Jord


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