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Télégramme du 30/12/06

Bretagne

Pression foncière. Leur alarmant constat

Que sera devenu le littoral breton dans vingt ans et où seront les populations qui y vivent aujourd’hui si la flambée des prix de l’immobilier et du foncier se poursuit au rythme actuel ? Professeurs de géographie à l’Université de Bretagne Sud, Yves Lebahy et Ronan Le Délézir plaident, dans un livre (*), pour une politique volontariste de l’aménagement. Au-delà d’un constat inquiétant, ils essaient de proposer des solutions pour que la population bretonne puisse continuer à vivre dans un certain équilibre.
Vous écrivez que c’est toute l’identité et l’originalité du littoral de la Bretagne qui sont menacées par la pression foncière. Pour quelles raisons précisément ? Il faut bien voir que dans un contexte européen, la Bretagne est une région à croquer. 156 habitants par km², c’est dérisoire par rapport à la plupart des autres pays européens. A terme, cela va se traduire par l’arrivée massive de populations. Avec toutes les conséquences que cela aura sur l’économie du littoral qui va devenir une économie de villégiature, avec des emplois de services mal rémunérés. Une fausse économie pour tout dire.
Mais ces nouvelles populations ne sont-elles pas aussi une chance ? Le problème, c’est que les populations bretonnes, notamment les catégories modestes, vont être obligées de refluer vers l’intérieur.

Le risque est celui d’une ségrégation sociale. On la constate d’ailleurs déjà en regardant la carte des prêts à taux zéro qui concernent, pourtant, une bonne partie des classes moyennes. En un an, de 2003 à 2004, les constructions bénéficiant de ces prêts se sont délocalisées de la bande littorale des 20 km à une bande de 50 km.
Le Centre-Bretagne ne va-t-il pas être le grand bénéficiaire de ces transferts de population ? Dans vingt ans, il n’y aura plus de problème Centre-Bretagne. Beaucoup de communes rurales voient ça comme une forme de revanche mais ça pose un vrai problème d’aménagement. Comment ces communes vont-elles pouvoir répondre aux besoins de ces nouvelles populations ? Il y a une vraie réflexion à avoir.
Dans votre livre, vous êtes assez sévères avec les élus. Mais peuvent-ils vraiment agir ? Les élus sont souvent fatalistes. Ceux qui ont pris conscience que cette évolution doit être stoppée sont peu nombreux. La plupart des élus se privent des moyens d’actions qu’ils ont pourtant à leur disposition. Si on appliquait seulement la loi, on pourrait freiner la spéculation.
Vous êtes également assez critique sur le rôle de l’Impôt de solidarité sur la fortune ? Nous ne sommes pas contre l’ISF mais cet impôt, qui n’a pas été revalorisé depuis 1992, pose la question de la conservation d’un patrimoine foncier. Si on doit payer 50.000 € de droits pour conserver une maison qui vous été transmise, beaucoup devront la vendre. Et elle passera automatiquement dans la villégiature. Cet impôt contribue à une déstabilisation des sociétés littorales.
La création d’un établissement public foncier (EPF) par la Région vous paraît-elle une bonne réponse ? La bonne dimension pour appréhender ces questions, c’est assurément la région. Il faut souligner le côté positif de la création de l’EPF. Mais il ne faut pas que l’EPF soit utilisé comme un palliatif aux dysfonctionnements actuels, ni être cantonné à un rôle de protection des espaces littoraux.
Il doit donc, pour vous, avoir un rôle plus large ? Il doit être un véritable outil au service d’une politique sociale équilibrée, un moyen pour les collectivités de se constituer des réserves foncières pour faire du logement pour les catégories sociales défavorisées. Ne pourrait-il pas aussi être le moyen de reconstituer un patrimoine foncier agricole ? La terre est aussi un bien commun. « Le littoral agressé. Pour une politique volontariste de l’aménagement en Bretagne », de Ronan Le Délézir et Yves Lebahy. 190 pages. Editions Apogée.

Propos recueillis par Yvon Corre


Posté le 30/12/2006 par le réseau Jord


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