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Imposture éducative :: On veut tuer le Bretagne
Télégramme du 16 février 2007




Ecole dès deux ans. Le tour de vis

La Bretagne détient le record de France de la préscolarisation des enfants de deux à trois ans. Les réductions de postes ont conduit les inspecteurs d’académie à conseiller aux directeurs d’école « la limitation de la préinscription des enfants de deux ans », lors de l’élaboration de la carte scolaire. En Finistère, Morbihan et Côtes-d’Armor, la controverse monte. Les élus, surtout ruraux, s’inquiètent. Le recteur d’académie admet qu’il faudra ramener la scolarisation des tout-petits dans l’académie à 50 % en quelques années.





La préscolarisation dès deux ans, est-elle bénéfique à l’enfant ? Une polémique a toujours opposé experts, pédagogues et pédopsychiatres. Le Rennais Pierre Merle, spécialiste de l’évaluation scolaire à l’IUFM de Bretagne, évoque « des études convergentes prouvant l’utilité d’une préscolarisation ». En 2001, une étude nationale du ministère de l’Education auprès de 8.661 élèves, concluait « que les chances d’accéder au CE2 sans redoubler sont d’autant plus grandes que l’élève est entré précocement à l’école ». Pour aussitôt ajouter que « la différence de réussite entre les enfants scolarisés à deux ans et leurs camarades entrés à l’école à trois ans est faible ».
Elus mécontents
Dans un contexte régional où l’on attache une grande importance à la réussite scolaire, le coup de frein à l’accueil des tout-petits en maternelle, suscite des oppositions. Principalement en zone rurale, même si des secteurs urbains, comme Brest et Lorient (avec Ploemeur et Lanester) sont touchés. Le recteur d’académie, conscient des enjeux, entend rassurer. Il confirme cependant la volonté de ramener le taux de deux à trois ans à l’école autour de 50 % d’ici quelques années. « Cette évolution doit se faire en tenant compte des situations alternatives offertes aux familles », précise Jean-Baptiste Carpentier. Dans le Morbihan, une centaine de communes et le conseil général ont émis des vœux pour protester contre les projets de suppressions de postes de la carte scolaire. L’élu finistérien Bernard Saliou, président du comité Ouest Bretagne qui regroupe 108 communes entre Carhaix, Pleyben, Gourin et Rostrenen, ne décolère pas. La lettre de l’inspection académique aux élus, recommandant de n’accepter à la rentrée, les enfants de moins de trois ans « que si cela est possible », est mal passée. « C’est sournois et pas acceptable sur la méthode, dit Bernard Saliou. Une commune sur deux est touchée dans le canton de Châteauneuf-du-Faou. La signature, en juin, par le premier ministre de la charte sur le maintien des services publics en zone rurale prévoyait une étroite concertation avec les élus ». Les maires du centre-ouest-Bretagne réunis mercredi, à Kergrist-Moëlou (22), ont décidé d’organiser une manifestation, à Rennes, le 24 mars.
Listes d’attente en mairie ?
Ce « quota » de 15 % de deux-trois ans dans les maternelles, s’il était appliqué stricto sensu, pourrait conduire les maires à devoir établir des listes d’attente. A Pouldreuzic, dans le Pays bigouden, le maire, Ambroise Guellec, qui prend les inscriptions des enfants à l’école publique depuis quelques semaines, doit affronter la contestation d’un collectif laïc, opposé à la méthode. Les syndicats d’enseignants, public comme privé, dénoncent une politique de réduction des moyens qui s’accentue. « Dans le seul Morbihan, ce sont 1.600 enfants entre deux et trois ans qui ne seraient pas accueillis, en public et privé », calcule Jacques Brillet, délégué du Snuipp-56. Et si l’Etat entendait ainsi se décharger du coût de l’accueil des tout-petits sur les élus locaux ? C’est l’hypothèse de Guy Barré, du Snuipp-29, pour qui, « l’acuité du débat aura lieu en septembre ». Tandis que l’intersyndicale-56 du privé dénonce « une logique de la calculette qui va pénaliser pécuniairement les familles ».


Posté le 16/02/2007 par le réseau Jord


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