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La plus grande épuration politique


A partir de ce jeudi, la nouvelle loi oblige des professions entières à confesser d'éventuels contacts avec l'ancienne police communiste.
MATHIL,POL

jeudi 15 mars 2007, 07:11

C 'est parti. L'opération qui pourrait être la plus grande purge dans l'histoire de la Pologne commence aujourd'hui. Elle concerne, selon les estimations, de 400.000 à 700.000 personnes. C'était le point principal du programme du parti Droit et Justice (PIS) des frères jumeaux Kaczynski, Lech, le président, et Jaroslaw, le Premier ministre. Leur formation nationaliste gouverne le pays en coalition avec deux autres mouvements, le populiste Autodéfense et la Ligue des familles, d'extrême droite. C'est ce jeudi qu'entre en vigueur la loi de « lustration », ou vérification : une épuration de l'Etat et de la vie publique des personnes qui, nées avant le 1 er août 1972, auraient pu collaborer avec des services spéciaux et la police politique communistes.


Le nombre de catégories concernées a, tout récemment, été considérablement élargi. La législation précédente obligeait seulement les députés, sénateurs, ministres et magistrats à déclarer une éventuelle collaboration avec les services communistes. Désormais la lustration est imposée également aux journalistes, gestionnaires des sociétés à capital public, directeurs de toutes les écoles publiques et privées, recteurs et enseignants des universités, diplomates, avocats et notaires, etc. Quant à l'Eglise - 10 % des prêtres auraient collaborés -, elle doit elle-même gérer la question.



Toutes les personnes visées seront tenues de rédiger une déclaration écrite sur leurs liens ou l'absence de liens avec la police secrète, et la soumettre à l'Institut de la mémoire nationale (IPN), où plus de 100 procureurs spécialement instruits vont vérifier sa véracité. Ceux-ci vont s'appuyer sur les archives de l'ancienne police politique SB et des autres services secrets communistes, dont l'IPN a la garde. Cette déclaration sera ensuite publiée sur le site internet de l'IPN, tout comme la liste des anciens agents. Vingt tribunaux vont juger des cas litigieux.


Un employeur, que ce soit l'Etat ou un employeur privé, pourra licencier toute personne ayant refusé de se soumettre à l'obligation de déclaration. La loi ne précise cependant pas quelles seront les conséquences pour un média qui refuserait de suivre cette procédure...


Vu son ampleur, la lustration va durer des années. Néanmoins, elle produit déjà un impact considérable sur le climat politique du pays. Une agitation particulière est perceptible dans la presse. La télévision et la radio publiques ont pris les devants et avaient il y a un certain temps déjà demandé à leurs journalistes de déposer des déclarations. Certains journalistes des médias privés considèrent en revanche qu'il s'agit d'une action humiliante et que la loi viole le droit. Un groupe de journalistes, qui ont joué un rôle essentiel dans la presse clandestine d'opposition à la dictature, comme Ewa Milewicz de Gazeta Wyborcza, quotidien issu de Solidarnosc, ou Wojciech Mazowiecki (fils de Tadeusz Mazowiecki, le premier chef de gouvernement non-communiste en Pologne), ont appelé leurs confrères à un boycott de la loi. Cet appel est vigoureusement combattu par leurs collègues de la presse moins critique à l'égard du régime actuel.


La réaction est très partagée dans les milieux universitaires. Certains enseignants considèrent que toute irréaliste qu'elle soit, c'est une loi qu'il faut respecter. A l'Université Jagellonne de Cracovie, la plus ancienne de Pologne (et l'une des plus anciennes d'Europe), le recteur entend appliquer la loi et a prévenu que les enseignants qui refuseront de remplir les déclarations perdront automatiquement leur fonction. Quelques rares professeurs ont quand même refusé de plier, car ce serait, disent-ils, en dessous de leur dignité.

Réprimer la propagation de l'homosexualité

Roman Giertych, ministre polonais de l'Education et patron de la Ligue des familles, prépare un projet de loi punissant les enseignants qui autoriseraient des activités de « propagation de l'homosexualité » parmi les jeunes. Pareille loi rendrait forcément illégale toute campagne de prévention contre l'homophobie dans les écoles. Roman Giertych avait suscité l'opprobre de ses collègues européens récemment, en appelant l'UE à interdire l'avortement ainsi que l'homosexualité, afin de « relancer la démographie ». (J.Kz)

FIN DE CITATION


Posté le 15/03/2007 par le réseau Jord


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