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From Liberty Vox
Les nazis en rêvaient, les gauchistes l’ont fait


C’est, selon Arouet le Jeune, dans la révolution nationale que mai 68 prit ses racines. Quelques dents risquent de grincer…


Les nazis en rêvaient, les gauchistes l’ont fait
ou
pour que le cadavre de Mai 68 ne soit plus jamais exhumé.

Dans les années 1950-80, le Nationalsocialismus ou «socialisme national», autrement dit nazisme, était l’étalon du mal absolu. Il était interdit d’y comparer le communisme, sous le prétexte que les intentions n’étaient pas les mêmes. Qu’en savaient les gardiens de l’interdit ? Rien évidemment, n’ayant pas pénétré dans la conscience de Marx, Lénine, Castro, Mao. Fut déclarée blasphématoire la mise sur le même plan des deux monstres, dont l’un, le plus ancien, était peut-être la matrice de l’autre, le plus récent, la recherche des analogies avec le nazisme étant détournée sur le sionisme, le capitalisme, le colonialisme, le libéralisme, les CRS. La publication du Passé d’une illusion de François Furet (1995) et, plus encore, celle du Livre noir du communisme (1997, sous la direction de Stéphane Courtois), ont tout changé. Le tabou a été partiellement levé. Désormais, il est permis d’analyser les analogies, ressemblances, identité, convergences, entre, d’une part, le communisme et ses variantes, maoïsme, léninisme, trotskisme, castrisme, stalinisme, gauchisme, etc. et, d’autre part, le fascisme et le nazisme. Ou bien ces analogies sont dans les doctrines ; ou bien dans les mesures, les actes, les décisions, les politiques. Mais qu’elles soient idéologiques ou pratiques, elles ont pour théâtre l’URSS, l’Allemagne, RDA ou Troisième Reich, la Chine, les pays de l’Est, l’Ethiopie, etc.., mais pas la France. Un grand tabou a été levé, un petit tabou a été maintenu. Le seul pays qui soit épargné par la recherche de ces analogies, ressemblances, identités, convergences, etc. est la France, bien que celle-ci ait été soumise pendant quatre ans au Troisième Reich et que les partis mao, communistes, trotskistes, gauchistes y soient, depuis près d’un siècle, des «acteurs» (comme on dit aujourd’hui) de premier plan.

Levons ce petit et dernier tabou

Il semble que tous ceux qui citent Mein Kampf ne l’aient pas lu, ce qui se comprend, tant cet ouvrage est nauséabond. Hitler y ressasse sa haine de la France, une haine sans limite, justifiée par des arguments du type : pour que l’Allemagne existe, soit grande et dirige l’Europe, comme elle est appelée à le faire, il faut que la France soit détruite. L’obsession nazie se cristallise dans un delenda est Francia répété à toutes les pages. Dans la Nouvelle Revue Française, André Suarès écrit en 1934 : «dans ce livre, il y a tous les crimes d’Hitler commis cette année et tous ceux qu’il pourra commettre encore (…). Il déclare qu’il a besoin de dix ans pour rendre le peuple allemand capable de faire la guerre et d’exterminer la France (…). Que faut-il de plus que ce livre ? Il confesse les intentions. Tout y est (…)». Il est un écrivain qui, ayant lu Mein Kampf, a compris le projet nazi : c’est Jean Bruller, dit Vercors. Dans les dernières pages du Silence de la mer, ce récit de résistance écrit en 1941, imprimé clandestinement et diffusé sous le manteau, l’officier allemand, von Ebrennac, explique le projet que les nazis nourrissent pour la France : «La politique n’est pas un rêve de poète… Nous ne sommes pas des fous ni des niais : nous avons l’occasion de détruire la France, elle le sera. Pas seulement sa puissance : son âme surtout. Son âme est le plus grand danger». S’adressant à ces logeurs, cet officier poursuit en ces termes : «Ils flattent vos écrivains, mais en même temps, en Belgique, en Hollande, dans tous les pays qu’occupent nos troupes, ils font déjà le barrage. Aucun livre français ne peut plus passer, sauf les publications techniques (…) Mais les ouvrages de culture générale, aucun. Rien, rien, rien, personne ! (…) Pas seulement vos modernes ! Pas seulement vos Péguy, vos Proust, vos Bergson… Mais tous les autres ! Tous ceux-là ! Tous ! Tous ! Tous ! (…) Les nazis éteindront la flamme tout à fait ! cria-t-il. L’Europe ne sera plus éclairée par cette lumière ! (…) Nevermore !».

La capitulation a rendu caduc ce projet, provisoirement hélas. D’autres, qui ne sont pas allemands, se sont chargés de le ressusciter. En 1948, Vercors démissionne de la présidence des Editions de Minuit qu’il a fondées en 1942. La politique éditoriale de cette maison change alors. Entre 1941 et 1948, elle était patriotique ; après 1948, elle ne l’est plus. Les premières Editions de minuit défendent la Résistance, les secondes sont liées à la déconstruction, à la recherche, aux sciences sociales, au tiers-mondisme béat et haineux, au ressentiment. En 1948, Alain Robbe-Grillet, qui a été volontaire en Bulgarie pour construire une ligne de chemin de fer, constate que le système policier et totalitaire mis en place à l’Est n’est pas différent de celui qu’il a connu adolescent dans la France occupée : camp de travail, délation, surveillance policière, libertés abolies. Les Bulgares n’ont été libérés de l’occupation nazie que pour être condamnés à des fers plus cruels. Robbe-Grillet raconte son expérience dans un admirable récit, connu sous le titre de Récit bulgare. C’est un appel à la résistance, comme Le Silence de la mer. Or, ce récit n’a jamais été publié, sinon dans le bulletin ronéoté d’une association d’agronomes. Le nouveau patron des Editions de minuit, qui a été, à partir de 1949, l’éditeur de Robbe-Grillet, n’a pas daigné inscrire ce chef d’œuvre de la résistance dans son catalogue. A la place, il a préféré publier des romans de pure expérimentation scripturale ou même l’essai Pour un nouveau roman (1963), dans lequel Robbe-Grillet, nourri de cette «suspicion», qui discrédite la littérature, tourne en dérision le roman «classique». En 1942, les Editions de minuit clandestines publiaient une défense et illustration de «l’âme» de la France dont les nazis voulaient débarrasser le monde pour l’éternité. Vingt ans plus tard, à partir de 1964, elles ont publié les travaux savants des gauchistes Derrida, le pape de la déconstruction (celle de la seule pensée occidentale ou française) et de Bourdieu, l’ami très léniniste du FLN, à savoir Les héritiers (1964), Un art moyen (1965), L’amour de l’art (1966), La reproduction (1970), La distinction (1979), qui instruisent le procès de l’école, de l’art, de la littérature, de la culture, en bref de l’âme de la France, à laquelle toute valeur est ôtée. En 1942, les nazis avaient l’intention de détruire la culture de France : «Ils éteindront la flamme tout à fait ! L’Europe ne sera plus éclairée par cette lumière !». Le flambeau a été repris par Bourdieu, Passeron, Derrida et leurs disciples. Ce que les nazis n’ont pas pu réaliser, eux, ils l’ont accompli, non pas chez les éditeurs collabos, qui ont disparu en 1944, mais chez l’éditeur qui a cristallisé l’esprit de la Résistance. Le programme que von Ebrenac expose, ce ne sont pas les nazis qui l’ont réalisé, mais les gauchistes des Editions de minuit. Beckett a substitué à la langue de la culture le «râle vagi» du néant ; Robbe-Grillet a eu toute latitude pour étouffer ses braises de résistance sous le béton de l’expérimentation formelle ; à partir de 1958, le FLN a trouvé non pas un soutien à l’émancipation du peuple algérien, mais un feu vert à la mise aux fers des Algériens, hommes et femmes ; les Palestiniens qui rêvaient de jeter les Juifs à la mer ont bénéficié d’une tribune régulière, etc.


Les idéologues de la Révolution nationale (1940-44, faire une révolution nationale sous l’égide d’un Reich qui rêvait d’un finir avec cette nation, il fallait oser !) était de jeter aux oubliettes l’instruction publique. En 1932, le ministre Monzie, pacifiste forcené et prêt à toutes les concessions pour éviter la guerre, avait substitué, dans la dénomination du ministère, le nom fasciste copié de Mussolini, éducation nationale, au vieux et beau nom instruction publique, en usage depuis le XVIIe siècle, sans interruption, et employé aussi bien par les royalistes que par les jacobins, par les catholiques que par les francs-maçons, par les illettrés que par les instruits. Les fondements de l’instruction publique étant les Lumières, le libre examen, la liberté de pensée, la passion du savoir, il fallait l’interrompre. Elle avait suscité la laïcité, l’égalité des citoyens devant la loi, la confiance dans l’éminente dignité de tous, d’où qu’ils viennent ou soient issus, elle devait être chassée de France. Si les concepteurs de la Révolution nationale, que la Libération de la France a rendue caduque, revenaient parmi nous, ils n’en croiraient par leurs yeux, en voyant que leur obsession a été réalisée, et par ceux-là mêmes qui, de façade, leur étaient le plus hostiles. Ce que la Libération les a empêchés de réaliser, les socialistes l’ont fait. La loi Jospin publiée au JO du 14 juillet 1989 a mis définitivement fin à l’instruction publique. L’article 5 de la Loi constitutionnelle du 10 juillet 1940 stipule ceci : «L’Etat reconnaît les droits des communautés spirituelles, familiales, professionnelles et territoriales au sein desquelles l’homme prend le sens de sa responsabilité sociale et trouve appui pour la défense de ses libertés». Pour que ces principes clairement communautaires aient une réalité un jour, il fallait les inculquer aux enfants, dès la maternelle : Jospin s’en est chargé, qui a fait de l’école une communauté éducative et des enseignants, non plus des maîtres, mais des membres d’une équipe éducative.

Il est un écrivain oublié, mais talentueux, disciple de Gide en tout : François Augiéras. En 1968, les éditions Christian Bourgois ont publié ses mémoires sous le titre Une adolescence au temps du Maréchal et de multiples aventures. A partir de 1941, âgé de 16 ans, il adhère à différents mouvements de jeunesse dont l’objectif est de réaliser la «révolution nationale» ; puis en 1942, il s’agrège à une troupe de théâtre qui a reçu pour mission de faire communier les Français dans les projets du régime de Vichy. Ces années ont été, pour lui, une vraie révélation : vie en communauté ; intégration, non pas à une nation ou à une collectivité, mais à une génération (les jeunes, comme on dit aujourd’hui) ; célébration de soi, du même, du corps ; respect religieux de la nature ; écologie ; retour à la terre ; volonté de changer de religion ; fascination pour les religions païennes d’Inde, etc. En bref, ce que vit Augiéras et ce qu’il raconte, c’est, avec un quart de siècle d’avance, la culture de mai 1968. Les principaux thèmes de mai 68 sont en place en 1942, non pas à Londres, mais dans la zone, dite libre. De fait, Augiéras révèle la modernité prémonitoire du temps du Maréchal, dans lequel mai 68 plonge ses véritables racines, de sorte que ces célèbres événements ne sont que la resucée de l’agit-prop socioculturelle des organisations de jeunesse de la collaboration. Que les soixante-huitards aient porté au pouvoir, treize ans après l’échec provisoire de leur révolution nationale un ancien pétainiste convaincu, et ce pour réaliser le programme que la Libération a interrompu, à savoir «changer la vie», est dans l’ordre des choses : ils sont devenus ce qu’ils étaient vraiment.

Dans ces conditions, commémorer le gauchisme imbécile de mai 68, comme le font les media soixante-huitards, c’est mettre en scène l’obscénité.


© Arouet le Jeune pour LibertyVox


Posté le 09/03/2008 par le réseau Jord


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