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«La xénophobie n'a pas disparu» dans le pays qui a vaincu l'apartheid



AFRIQUE AUSTRALE. La police sud-africaine ne parvient pas à endiguer la chasse aux étrangers qui gagne les quartiers pauvres de Johannesburg. Le gouvernement hésite à faire appel à l'armée.

Valérie Hirsch, Johannesburg
Mercredi 21 mai 2008


«Je pensais qu'on était tous des frères du même continent. Personne ne s'attendait à cela!» Coiffé de dreadlocks, Jack, un jeune Mozambicain de 28 ans, a été chassé dimanche de son appartement à Hillbrow, un quartier pauvre et cosmopolite du centre-ville de Johannesburg: «Quand une foule hostile a descendu la rue du quartier, je me suis enfui. Lundi, je suis retourné chercher mes affaires: tout avait été volé.» Jack s'est réfugié au siège de l'Eglise méthodiste à Johannesburg, qui a accueilli 300 rescapés des violences dans le centre-ville. La plupart, Zimbabwéens, n'osent plus sortir du bâtiment.



Les étrangers ne sont toutefois pas les seuls à avoir peur: des Shangaan et Venda (deux minorités ethniques du nord de l'Afrique du sud) figurent aussi parmi les victimes des affrontements. «Les Zoulous sont les instigateurs de ces attaques, affirme Lydia Makhoba, une Venda qui habite Alexandra, la township où les violences ont commencé. Le régime d'apartheid nous a tous élevés dans l'idée que les autres ethnies représentaient une menace. Chacun devait vivre dans son quartier, dans son bantoustan. C'est très triste de voir que la xénophobie n'a pas disparu!»

Tous les leaders politiques - à commencer par le président Thabo Mbeki - ont fermement condamné les agressions, mais sans résultat. Le gouvernement s'est contenté d'annoncer une enquête pour déterminer la cause des attaques. «La xénophobie est un élément secondaire. Les agresseurs sont des éléments criminels qui ont manipulé la population», affirme la ministre de l'Intérieur, Nosiviwe Mapisa-Nqakula.

Les attaques ont-elles été orchestrées, comme semble le croire le gouvernement? Ou s'agit-il d'un mouvement spontané d'agressions xénophobes et de pillages? Pour le moment, personne n'a de réponse. Mais beaucoup de commentateurs estiment que le chef de l'Etat porte une lourde part de responsabilité. Parce qu'il ne voulait pas reconnaître l'ampleur de la crise politique au Zimbabwe, Thabo Mbeki n'a rien fait pour accueillir les Zimbabwéens qui ont afflué en masse ces dernières années. Ils seraient aujourd'hui entre 2 et 3 millions en Afrique du Sud.

«Tant le gouvernement sud-africain que les Nations unies ont refusé de leur accorder un statut de réfugié, déplore Eric Goemaere, qui dirige l'équipe locale de Médecins sans frontières Belgique. Les Zimbabwéens en sont réduits à vivre comme des clandestins dans les bidonvilles, tout en étant considérés comme des profiteurs.» Même si seulement 2 à 3% des criminels arrêtés par la police sont des étrangers, les Sud-Africains les rendent responsables de la forte criminalité. Et même si l'apport de cette main-d'œuvre étrangère souvent plus qualifiée et dynamique est positif pour l'économie sud-africaine, les pauvres les accusent - pas tout à fait à tort - de prendre leurs emplois, en acceptant de travailler pour des salaires de misère.

«La pression dans les townships les logements, les écoles, les centres de santé et l'accès à l'emploi est devenue intolérable, explique Henri Boshoff, chercheur à l'Institute for the Securities Studies. Vous ajoutez à cela la hausse des prix depuis le début de l'année et le cocktail devient explosif.»

L'Alliance démocrate, principal parti d'opposition, a appelé mardi le gouvernement à mettre en place des camps de réfugiés, pour accueillir les quelque 11000 rescapés des violences entassés dans des bâtiments publics, et à déployer l'armée pour rétablir l'ordre. Un pas que pour le moment l'ANC, le parti au pouvoir, refuse de franchir: c'est l'armée qui était chargée de la répression dans les townships sous l'apartheid. Mais déjà bien des images rappellent l'extrême violence des pages les plus sombres des années de lutte. Le beau rêve de la nation arc-en-ciel, symbole de la réconciliation raciale, a éclaté en morceau.




Posté le 21/05/2008 par le réseau Jord


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