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Imposture historique :: Bretagne entre histoire et identité

Réseau Jord Le 26 mai 2008
Interactif Breton de Renseignement et d’Action
4 Ty Coz 22610 Pleubian
Tel & Fax 02 96 16 58 45 “Il existe en France deux partis de gauche dont
e mail reseau.jord@wanadoo.fr l’un s’appelle la Droite” Ghislain de Diesbach
site http://reseau.jord.free.fr
Le directeur Gérard Hirel
à
Monsieur le professeur émérite des universités, Alain Croix

Objet: la Bretagne entre Histoire et Identité (Gallimard - Découvertes - 2008).
PJ : 3 annexes
Monsieur le Professeur,

Un article publié par le Quotidien Ouest France, dans son édition de Loire Atlantique le 21 avril 2008 puis repris ultérieurement au niveau régional, a annoncé la parution de votre dernier ouvrage. Les précisions apportées par le journaliste ne pouvaient qu’attirer l’attention:
- une histoire de la Bretagne produite en trois mois.
- votre nom associé à une abondante production tant écrite que cinématographique
- votre autorité en la matière.
- la mise en évidence par Marc Le Duc de “la faiblesse de la tentation nationaliste”
Ceci rapproché du concours que vous avez apporté en son temps à Olivier Milot, journaliste chargé par Télérama de lancer une cabale contre Reynald Sécher (Telérama n° 2606 du 22 décembre 1999), ne pouvait que me conduire à la librairie la plus proche pour m’y procurer le volume.
Je l’ai lu.
J’ai tout d’abord compris que le journaliste avait été un peu rapide en présentant l’ouvrage comme une histoire de la Bretagne alors que le contenu correspondait très exactement au titre que vous avez donné à ce travail.
Ensuite, enchanté par ce que je lisais, j’ai pu apprécier la richesse de ce que vous avez su apporter tout en réussissant à préserver une nécessaire accessibilité. Les illustrations sont notamment tout à fait remarquables.
Puis, alerté par la page de garde, j’ai procédé à une deuxième lecture pour voir apparaître ça et là une approche plus orientée des faits et documents de l’histoire de la Bretagne. approche qui m’a rappelé une extraordinaire histoire de la Grèce Antique réalisée à Moscou aux heures les plus sombres de l’URSS, vers 1960 je crois. Au travers du prisme marxiste cette Histoire tenait à la fois des Pieds Nickelés et des aventures de Bibi Fricotin tant les valeurs prises en références étaient anachroniques; il lui restait l’avantage d’être comique. Je ne vous fait pas l’injure de commettre une comparaison je me contente de rappeler que la dialectique marxiste colle à la peau. Dans les universités elle touche même ceux qui ne sont pas adeptes de la secte des lendemains qui chantent comme les non fumeurs sont exposés aux dangers du tabagisme. 2

Enfin j’ai repris avec attention les pages évoquant les péripéties de la seconde guerre mondiale; cette dernière constitue en effet un bon révélateur pour détecter les actuels adorateurs idolâtres de la sinistre révolution française ( sans culottes, nihilistes, anarchistes, marxistes staliniens ou trotskistes, nationaux-socialistes, libres penseurs, francs maçons du Grand Orient de France et autres sectaires de la pensée unique aux certitudes figées).
La supercherie ressassée de la tragique histoire de Guy Môquet revient sur le tapis, une Résistance magnifiée dans ses aspects inutiles malgré les mensonges dont sa mémoire se repaît, l’incontournable photographie de Yann Goulet portant ceinturon et baudrier (ce dernier destiné à soutenir un pistolet qu’il n’a jamais porté est une “coquetterie” en rapport avec l’époque), une évocation de Célestin Laîné et de son inexplicable armée aussi squelettique qu’ inoffensive, le groupe autonome Perrot ou “Bezen Perrot”. Le tout accompagné d’un grand silence sur la collaboration communiste au profit de la Werhmacht pendant les 22 premiers mois de guerre et sur les crimes commis ensuite par les FTPF. La Terreur de 93 planait encore sur la Bretagne en 1944.
Vous connaissez sans aucun doute parfaitement les péripéties précitées aussi ce n’est qu’à titre de rappel que j’annexe deux mises au point relatives à la Bretagne dans la dernière guerre.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le professeur, l’expression de ma considération distinguée.


G.Hirel














lI n'y a plus de Vendée , elles est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay (Bretagne). Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas de prisonnier à me reprocher, j'ai tout exterminé. [...] Nous ne faisons plus de prisonnier, il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n'est pas révolutionnaire. ( Rapport de Westermann à la Convention)
Annexe 1 - p 1/2
Réseau Jord - Interactif Breton de Renseignement et d’Action - 4 Ty Coz 22610 Pleubian - Tel & Fax 02 96 16 58 45 - e mail reseau.jord@wanadoo.fr - site http://reseau.jord.free.fr - Le directeur Gérard Hirel - samedi 19 mai 2007 - Guy Môquet - Mise au point historique I
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“Qui était Guy Môquet selon la vulgate communiste?:

C'était un jeune lycéen parisien de 17 ans. Son père était député communiste du 17e arrondissement de Paris.
   Déchu de son mandat sous Vichy, il est déporté avec 26 autres députés communistes au bagne de Maison Carrée en Algérie. Son fils Guy est arrêté pour fait de résistance à 16 ans: il connaît d'abord la prison en région parisienne, à Fresnes et à la Santé, puis à Clairvaux et enfin en Bretagne, à Châteaubriant. Désigné comme otage par Pucheu, ministre du gouvernement de Pétain, il est fusillé le 22 Octobre à Châteaubriant.”

Tout cela est arrangé à la sauce marxiste:
Guy Môquet était le fils du député communiste du XVIIe arrondissement de Paris Prosper Môquet. Le parti communiste ayant été dissous par Édouard Daladier en septembre 1939 pour collusion avec l’ennemi, Prosper Môquet est arrêté le 10 octobre 1939, déchu de son mandat de député en février 1940 et plus tard déporté en Algérie. ”
Aucun tract communiste ne comporte de référence à une quelconque résistance à l'ennemi (Allemand) - alors allié de l'URSS - avant la mi juin 1941. Guy Môquet a été arrêté par la police française le 13 octobre 1940 pour propagande communiste interdite par le gouvernement de la III ème République Française et interné depuis sous la garde "pépère" de gendarmes français. Il n'a donc jamais pu participer à un acte de " résistance ". Le Réseau Jord détient copie des tracts précités

Les faits et les dates:
1) Signature le 23 août 1939 du Traité Germano-Soviétique
2) Du 1er septembre 1939 au 21 juin 1941 date à laquelle l’Allemagne attaqua préventivement l’URSS le parti communiste, interdit par le gouvernement de la III° République, a soutenu l’action de la Werhmacht:
- renseignements à l’ennemi
- démoralisation des armées
- troubles aux arrières
- propagande antimilitariste
- fraternisation avec l’ennemi
- sabotages multiples de l’armement dont certains auteurs ont été condamnés à mort par la III° République
Pendant ces 22 mois de collaboration active avec l’ennemi sur les 68 qu’a duré la guerre le Parti communiste n’a évidemment engagé aucune résistance contre l’Armée allemande.
C’est en tant que ressortissant communiste que le jeune Guy Môquet à été arrêté pour propagande le 13 octobre 1940 alors même qu’il ne sera question de “résistance contre l’Armée allemande” au sein du Parti Communiste que le 22 juin 1941.

Annexe 1 - p 2/2
3) Le 22 juin 1941 le PCF se lance dans la guerre pour défendre la patrie - L’URSS - et libérer le pays - La France - puis y prendre le pouvoir par les armes. Entre autres initiatives et pour accélérer la levée de partisans le parti décide de procéder à des attentats sanglants susceptibles de générer des répressions révoltantes et mobilisatrices.
Pierre Georges dit Colonel Fabien réalisa lui-même ce qui fut considéré comme le premier attentat meurtrier contre les troupes d'occupation en abattant un officier de la Kriegsmarine, l'aspirant Moser, le 21 août 1941, au métro Barbès-Rochechouart à Paris. Cet attentat et ceux qui suivirent entraînèrent de la part des Allemands les représailles escomptées.
Comptant sur les zones ouvrières de Loire Inférieure Le PCF y dépêche un commando de 3 hommes ayant pour mission d’y assassiner un officier supérieur allemand. Le Lieutenant Colonel Karl Hotz commandant de la garnison de Nantes fut donc abattu le 20 octobre 1941.
La Werhmacht imposa alors au gouvernement de l’Etat Français de lui fournir une liste de 50 otages devant être fusillés en représailles. Le ministre de l’Intérieur, Pierre Pucheu, informé dès le lendemain de l’attentat de l’appartenance politique des meurtriers, désigna en premier lieu 27 communistes internés à Châteaubriant. L’atroce complément en partie puisé dans la population bretonne porta le nombre d’otages à 48. Ils furent fusillés.
Guy Môquet se trouvait incidemment parmi les 27 communistes incarcérés antérieurement et désignés comme otages. Interpellé à la date précitée - le 13 octobre 1940 - il n’avait pas pu participer en tant que communiste à des actions contre la Werhmacht, sa lettre ne fait d’ailleurs aucune référence à la France ni à la Résistance .
Le massacre dit de Châteaubriant a été délibérément provoqué par le PCF qui porte l’entière responsabilité de la tragédie dont une des innocentes victimes a été Guy Môquet. Un des auteurs de l’attentat qui a coûté la vie au Lieutenant-Colonel Hotz et induit sciemment la répression, Gilbert Brustlein, à tout avoué devant caméra.

Il n’en reste évidemment pas moins que la lettre adressée par Guy Môquet à sa mère est un texte poignant compte tenu des circonstances et que les autorités allemandes ont manqué de discernement politique tant à l’égard du jeune Môquet qu’en perpétrant une sorte de dissuasion coutumière mais on ne peut plus anachronique. La décision finale ne faisait par ailleurs pas l’unanimité au sein de la Werhmacht puisque le général commandant les forces d’occupation en France était lui même hostile au recours à un tel procédé archaïque dont il avait perçu les effets pervers.

Nul ne songe dans cette affaire à la Bretagne qui a eu à déplorer la perte de ses enfants ainsi envoyés à la mort par le PCF en complément des 27 communistes .
Près d’un millier de Bretons seront par la suite sacrifiés dans des conditions analogues ou tout simplement assassinés sans aucune nécessité militaire par les partisans du parti des lendemains qui chantent de 1943 à 1946.
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Annexe 2 - p 1/2
Affaire Guy Môquet (suite)
Réseau Jord - Interactif Breton de Renseignement et d’Action - 4 Ty Coz 22610 Pleubian - Tel & Fax 02 96 16 58 45 - e mail reseau.jord@wanadoo.fr - site http://reseau.jord.free.fr - Le directeur Gérard Hirel - jeudi 13 septembre 2007 - Mise au point historique II.

L’ineffable Marie Georges Buffet s’écrie en janvier 2007:

"J’interdis au ministre d’Etat, qui fait la chasse aux enfants dans les écoles, qui veut emprisonner les mineurs, d’utiliser le nom de Guy Môquet dans ses meetings."
Elle n’avait pas tout à fait tort en ce sens que Guy Môquet était en 1940 un jeune communiste convaincu, discipliné comme son père et disponible pour le parti. Son militantisme ne peut être mis en doute mais pour ce qui est de la Résistance contre l’occupant allemand, l’image est comme l’indique la mise au point n° I du 19 mai 2007/Réseau Jord plus que mythique. Vue sous cet angle l’initiative de Nicolas Sarközy laisse à désirer vraisemblablement par ignorance, ce qui n’est pas banal pour un président de république, à moins qu’il n’ait imprudemment suivi un malicieux et intéressé conseil de Max Gallo.
De jeunes militants communistes avaient déjà, avant juin 1941, été condamnés à mort ou à de lourdes peines notamment pour sabotages de matériels.....français:
“Le 27 mai 1940 le 3ème Tribunal Militaire de Paris condamna ainsi pour sabotages de moteurs d’avions Farman Raymond Andrieux 18 ans et Roger Leroux 17 ans 1/2 à 20 ans de travaux forcés, Roger Rambaud 17 ans 1/2, Marcel Rambaud 23 ans, Maurice Lebeau 33 ans et Léon Lebeau 17 ans 1/2 à la peine de mort.” ( in Les Communistes Français pendant la Drôle de Guerre - A. Rossi - Les Îles d’Or - 1951). Le Parti des lendemains qui chantent ne nous parle pas beaucoup de ces héros là! Et pourtant ce sont des héros du Parti Communiste morts en exécutant les missions qui leur avaient été confiées.

Le courroux de Marie Georges Buffet est tout de même un peu singulier car non seulement elle tente d’occulter 22 mois de collaboration du Parti Communiste Français avec l’Allemagne en guerre (sur 68) mais encore elle veut participer à la déification d’un malheureux jeune homme qui ne doit sa mort qu’à une décision du PC clandestin: le meurtre du lieutenant colonel allemand Hotz programmé aux fins de provoquer une sanglante et révoltante répression. Le sang des communistes ne vaut vraiment pas cher... pour les communistes
Ce procédé criminel d’action / réaction perpétré en vue d’une exploitation n’était pas du goût de tout le monde au PC, le Breton Marcel Cachin en particulier pourtant “pur et dur” n’admettait pas la méthode qu’il considérait comme barbare ce qui lui a valu d’être expédié par le PC au centre de la France pour qu’il y soit inoffensif.

C’est toutefois le meurtrier du lieutenant colonel Hotz qui révèle lui même avec le plus de précision la sanglante duplicité du PC.
En effet Gilbert Brustlein, son forfait - dont il connaissait le but réel - accompli, rentra à Paris. Le PC clandestin en la personne de Tillon lui offrit de perpétrer un attentat spectaculaire contre les troupes allemandes. Brustlein comprit qu’il ne pouvait pas s’en sortir vivant et que le but réel était d’éliminer un témoin gênant de la tragédie de Châteaubriant. Recherché dans toute la France par la Gestapo il refusa.
Annexe 2 - p 2/2

A quelque temps de là Pierre Georges dit Colonel Fabien dit Frédo, missionné par le Parti pour l’exécuter, l’engagea à s’enfuir. Les deux hommes étaient liés par une fraternité d’armes depuis l’attentat ayant coûté la vie à l’aspirant allemand Moser à Paris. Dûment prévenu Brustlein disparut en Angleterre d’où il ne revint qu’après l’évacuation de la France par les Allemands.

“Il (Gilbert Brustlein) me révéla finalement qu’un nommé Fredo avait été chargé de le descendre. Je savais que l’ordre était exact, mais j’ignorais le nom de celui qui était chargé de cette exécution.
Fredo (me dit-il) m’a emmené dans les bois de Fausses Reposes et m’a avoué l’ordre qu’il avait reçu de m’abattre. Mais Fredo ne pouvait exécuter un camarade avec lequel il avait combattu. Il m’a dit de foutre le camp et de disparaître.” (in Une Jeune Fille en Guerre - Maroussia Naïtchenko - Imago - 2003).

Gilbert Brustlein interviewé dévoile toute l’affaire devant les caméras de FR3 en 2001 (interview détenue par le Réseau Jord) Il expose l’ensemble de sa vie dans un ouvrage autobiographique relativement récent.

Depuis 1944 les mensonges prévalent sur le sujet, aussi grossiers que “le parti des 75000 fusillés” ou “la libération de Paris par les Francs Tireurs” en application du principe partagé par les bolcheviques et les nationaux socialistes: plus c’est gros plus ça passe.
Il reste que quatre évasions du camp de Châteaubriant survenues le 19 juin 1941 - soit 2 jours avant l’attaque allemande en Russie et quelques mois avant l’attentat de Nantes aux sanglantes conséquences - celles de Fernand Grenier, Eugène Hénaff, Henri Raynaud et Léon Mauvais, quatre importants personnages du Parti, laissent à penser et méritent enquête approfondie.

Aujourd’hui (13 septembre 2007) le Parti Communiste n’écoutant que sa bonne foi n’hésite pas à utiliser l’image et le nom du jeune Môquet sur ses affiches pour recruter des militants.
Assassiné à cause d’un acte délibéré commis par ce même Parti il peut sans doute encore servir. Rejoignez le Parti Communiste disent ses placards exhibant par ailleurs la photo de Guy Môquet. Il pourrait ajouter “avec des amis comme nous, plus besoin d’ennemis”.
“ Moi j'ai les mains sales. Jusqu'aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang. Et puis après ? Est-ce que tu t'imagines qu'on peut gouverner innocemment ? (in Les mains sales - Jean Paul Sartre)”
 
A la mémoire de
Georges Déziré, communiste, interrégionnal de Normandie assassiné à Chatou, sur dénonciation calomnieuse, par des tueurs du Parti ( Cretagne,Focardi, Bourbon, Tillet) puis réhabilité après la guerre par le même parti, alors confondu.( in Liquider les Traîtres-2007)
L’abbé Jean Marie Perrot assassiné le 12 décembre 1943 à Scrignac.
L’abbé Pierre Marie Lec’hvien assassiné le 10 août 1944 à Quemper Guezennec.
Marie Quintin 20 ans assassinée le 12 août 1944 à Pontrieux.
et près d’un millier de Bretons massacrés sans aucune nécessité militaire par les FTPF .......

Réseau Jord Annexe 3 p 1/4
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Imposture historique :: Retour sur La Bretagne dans la guerre


FICHE

relative à La Bretagne dans la guerre 1939 / 1945

Sa position géographique,
- proximité des côtes britanniques (200 Km)
- tête de pont dans l’Atlantique Nord l’ayant projetée dans la guerre, la Bretagne a été agitée pendant la seconde guerre mondiale par des événements qui lui étaient étrangers depuis bien longtemps.

Occupée dès 1940 par l’Armée Allemande, choisie pour la construction ou l’exploitation d’installations stratégiques préexistantes (base sous-marine de Lorient - ports militaires de Brest et de St Nazaire - aérodrome d’attaque de Lannion - infrastructures côtières de surveillance maritime) elle ne pouvait espérer échapper à ce qu’on appellera plus tard un peu cyniquement des dégâts collatéraux.

L’illusoire “réduit breton” n’ayant pas vu le jour les Allemands ont rapidement envahi la péninsule armoricaine (du 17 au 26 juin 1940).
Le 17 juin 1940 un avion allemand isolé ayant largué une bombe sur un train de munitions français, malencontreusement immobilisé en gare de Rennes depuis plusieurs jours, une catastrophique explosion se produisit entraînant des dégâts considérables et la mort de 1800 personnes.

Puis tandis que l’armée allemande déployait ses moyens et consolidait ses positions tactiques ou stratégiques, la France libre activait des réseaux d’espionnage (dont un des exploits fut une information ayant permis de couler le cuirassé Bismarck le 17 mai 1941) et de multiples réseaux d’évasion de volontaires ou d’aviateurs alliés.

Le schéma général de ce qu’on allait appeler ultérieurement la “Résistance” fut donc mis en œuvre en Bretagne comme dans les autres régions françaises présentant un intérêt militaire.

Les engagements armés n’étaient alors le fait que de commandos venus de Grande Bretagne comme ce fut le cas par exemple pour le sabotage du port de St Nazaire en 1942 par plus de 200 hommes, ou d’actes individuels isolés parfois d’origine épidermique.

La collaboration du Parti Communiste Français - interdit en France depuis le début de la guerre pour collusion avec l’ennemi - au profit de la Werhmacht ( actes de démoralisation des Armées, incitations à la désobéissance, troubles générés aux arrières, renseignements à l’ennemi, sabotages multiples dont certains auteurs seront fusillés par le gouvernement de la III° République, fraternisation avec les troupes allemandes ...etc) ne fut pratiquement perceptible en Bretagne qu’au travers du silence des Communistes.
Annexe 3 - p 2/4
Lorsque cette collaboration, qui à duré 22 mois sur 68 mois de guerre, prit fin le 22 juin 1941, l’Allemagne ayant attaqué préventivement l’URSS, l’organisation communiste clandestine mit en place progressivement :

Une organisation civile : Le Front National
Une organisation armée : Les Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF)
Des tribunaux révolutionnaires destinés à légitimer les éxécutions sommaires.
En unités constituées les FTP furent actifs localement à partir de 1943 et opérationnels dans certaines zones en 1944 ; leur mission générale, calquée sur les directives données par Trotsky en 1917/18 (Source US/OSS) était triple:

1) Causer par tous les moyens des dommages à l’Allemagne pour soulager la patrie en danger (URSS), ce qu’ils ont fait avec courage , détermination et abnégation .

2) S’imposer de force à la population notamment dans les zones propices dites “zones à libérer en priorité” ce qui s’est traduit par des :
- incendies.
- vols , vols à main armée.
- enlèvements, sequestrations .
- viols.
- assassinats de personnes susceptibles de s’opposer à l’installation d’un régime
communiste le moment venu.
- attentats meurtriers contre les Allemands aux fins de générer des répressions
révoltantes et induire une “résistance”.
- créations de tribunaux révolutionnaires.

3) Prendre le pouvoir par les armes à l’occasion de l’insurrection nationale prévue au moment de la libération.

Divers points de ce “programme” ont reçu application en Bretagne, vraisemblablement sans que les exécutants de base aient eu bien conscience de la nature exacte du but poursuivi. La zone dite “à libérer” se situait entre les Montagnes d’Arrée et les Montagnes Noires avec des prolongements vers le Nord (Lannion,Morlaix, St Brieuc) le Sud (Lorient,Vannes) et l’Est (Redon).De septembre 1943 à 1944, hors toute nécessité militaire, près de 1000 bretons - dont 33% de jeunes femmes - y laissèrent la vie, souvent dans des conditions insupportables (Source OBR). Ce chiffre est d’ailleurs comparable, en pourcentage par rapport à la population, à ce qui s’est passé dans toutes les zones de France contrôlées par les FTP.

Une des premières actions fut l’envoi le 20 octobre 1941 par le PC clandestin d’un commando de trois hommes à Nantes avec mission d’y abattre un officier supérieur allemand et ce en vue de générer une répression sanglante susceptible de donner une impulsion à la résistance armée: 48 personnes dont 27 communistes déjà internés furent fusillés par les Allemands en représaille. Cette tragédie conçue et réalisée par le Parti Communiste est aujourd’hui entièrement démontée, l’un des membres du commando, encore en vie, ayant tout avoué devant caméra (Gilbert Brustlein). Il est par ailleurs intéressant de savoir que Fernand
Annexe 3 - p 3/4
Grenier important personnage du PCF (il assurera la liaison physique Paris Londres pendant la guerre) avait été “évadé” du camp de Chateaubriant avant le drame avec quelques autres personnages utiles, sur ordre du PC clandestin.

Des incendies multiples furent organisés entre les Montagnes Noires et les Montagnes d’Arrée avec comme épicentre St Goazec (29) dont la population eut la surprise de voir des granges brûler ça et là . Les vols ne se comptent alors plus avec quelques souvenirs cuisants de violences complémentaires.
Nombre de femmes furent enlevées pour servir de “dame de confort” avant d’être assassinées:
Marie-Angélique Savidan épouse Francia à Quemper Guezenec .
Marie Quintin ((20 ans) à Pontrieux .
Marie-Josephine Lincot de Locarn .
Les sœurs Le Moal (17 et 19 ans) à Spezet. violées, abattues et enfouies dans une vasière .
Madeleine Narbonne à Redon violée, roulée sur des tessons de bouteilles et noyée.
...etc..
Les assassinats - hors toute nécessité militaire - dont le nombre (près de 1000) écarte toute idée de bavure mais impose celle de crime organisé se sont alors multipliés.
Quatre prêtres influents dont les Abbés Perrot le 12/12/43 à Scrignac (29) et Lec’hvien le 10/8/44 à Quemper Guezennec (22), des notables ruraux pour la seule raison qu’ils possédaient un château, des familles entières dont celle d’un officier supérieur de la marine au Gouray (22), des anciens militaires à la retraite, des régionalistes, particularistes ou des indépendantistes bretons.ou des “suspects” ( Petithomme à St Gilles Pigeaux 22 )..etc...
L’assassinat de l’abbé Perrot à Scrigniac le 12/12/43 a été organisé par un envoyé du PC clandestin de Paris (Marcel Dufriche) qui, ensuite, avec son complice local Thépaut, lança une grenade dans un foyer du soldat allemand à Morlaix le 24/12/43. Trente deux morlaisiens payèrent de leur vie cette action accomplie sciemment en vue de provoquer la répression qui avait suivi.

Enfin, les Américains arrivant, les responsables locaux FTP - le plus souvent des instituteurs communistes - entraîneront dans la mort de nombreux jeunes gens inexpérimentés pour récolter des parcelles de gloire au profit du PCF aux fins de faire oublier la collaboration active des communistes avec la Werhmacht (pendant 22 mois de guerre sur 68 ), alors même que les Allemands ne demandaient qu’une chose: se rendre aux Américains, mais aussi pour asseoir la suprématie communiste dans la “résistance “ en vue de la prise de pouvoir finale .
La tragique affaire du Creac’h Maout en Pleubian (22) ayant causé inutilement les 5,6 et7 aoùt la mort de 29 malheureux alors même que les forces du Général Patton arrivaient à Brest le 7 aoùt est un exemple de l’application de cette singulière politique .
La fixation d’unités FTP autour des poches allemandes de Lorient et de St Nazaire peut être maintenues dans ce but par accord germano - américain ainsi que l’envoi de volontaires sur le front calmèrent momentanément le jeu .
Lorsqu’en 1944 Maurice Thorez reçut de Staline lui même (entretien diplomatique du 19/11/44 en présence de Molotov et Beria -Archives Présidentielles de la Fédération de Russie F 45/0/1/D/390/ff.85-93) l’ordre de surseoir à toute tentative de prise de pouvoir les armes des FTP furent regroupées et cachées.L’auteur de ces lignes a été témoin de cette mise à l’abri.
Annexe 3 - p 4/4
Quand Staline eut ordonné une autre stratégie (entretien diplomatique Staline-Thorez du 18/11/47 - Archives Présidentielles de la Fédération de Russie 45/1/392/83-106) : abandon de la prise de pouvoir, orientation de l’action sur la décolonisation, le Parti Communiste de Bretagne se lançe dans la lutte contre la guerre d’Indochine et participe à la création du
MRAP construit par le Parti Communiste Français avec la coopération d’idiots utiles pour continuer le sabotage de la société française par d’autres voies que celle des armes.
Il s’agissait toujours alors d’aider la patrie (URSS) à imposer son hégémonie sur le monde .

Maintenant l’association communiste ANACR prise d’une stèlomania frénétique tente d’inonder le paysage breton de stèles incongrues accompagnées de panneaux pseudo historiques visant à raccrocher la lutte contre les Allemands à l’imposture antiraciste tout en tentant de polluer l’esprit des jeunes élèves des collèges avec le même dessein et ce avec la complicité des autorités françaises. La guerre d’Algérie n’étant pas oubliée avec la FNACA association dont le bureau est entièrement communiste .

Pour faire bonne mesure la propagande communiste désormais liée au jacobinisme français représenté par la Libre Pensée , le Grand Orient de France , les trotskistes , l’aile trotskiste du Parti socialiste et les anarchistes est engagé dans le combat anti - breton .Tout ce monde marche sur le slogan : Bretons = collabos pour stigmatiser le nationalisme breton . Le Parti National Breton (PNB ), défendant les intérets de la Bretagne , avait cru opportun en 1939 , pour se libérer de la France, de rechercher l’appui de l’Allemagne. Cette dernière un temps perplexe sur le sujet finit après les accords de Montoire par retenir l’avis du Maréchal Pétain violemment opposé à toute idée de démembrement de la France. Le PNB n’a jamais “collaboré “, le régime de Vichy , lui , ne souhaitait que sa disparition .

Faute d’éléments les jacobins précités ont voulu exploiter l’odyssée quelque peu folklorique du Bezen ( Groupe Autonome ) Perrot pour valoriser la “résistance “et , partant, le PC . Ce groupe fort d’un effectif de 63 hommes n’en a jamais aligné sur le terrain plus de 50 et qui plus est par groupes isolés de 5. Ces équipes et des groupes épars ont assisté les unités allemandes du 1er février à fin aoùt 1944 et ont donc fourni un maximum de 10500 jours / soldats à la Werhmacht. On est loin des dizaines de millions de jours / assistance fournis par le Parti Communiste à la même armée pendant 22 mois ainsi que des dizaines de millions de jours / soldats policiers et miliciens fournis par les Français à l’Allemagne après l’armistice pour courir après la “ Résistance“, sans compter les multiples prestations de la collaboration .
Que Celestin Laîné n ‘ait pas été très clairvoyant dans son engagement armé au profit d’une armée déja vouée à la déroute (1er février 1944 ), c’est certain et même surprenant compte tenu de son niveau de formation ( Ingénieur de Centrale ). Il ne représentait ni le PNB ni la Bretagne , c’est également certain; son bilan en pertes s’élève à moins d’une dizaine d’hommes chiffre que l’on peut extrapoler militairement pour ses victimes soit également une dizaine . Le parti des assassins ( PC ) avec ses centaines de millions de victimes innocentes est plutôt mal placé pour donner son avis! Comme ceux qui ont ordonné (Churchill) ou approuvé (de Gaulle ) le meurtre de 1297 marins à Mers El Kebir en 1940 (plus de 66% de bretons en évaluation basse ) ou ceux qui ont perpétré (Communistes ) ou caché (Les Alliés ) les dizaines de milliers de cadavres de Katyn et autres charniers communistes.
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Posté le 26/05/2008 par le réseau Jord


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