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Mercredi 18 juin 2008
Algérie, Af'Sud, deux naufrages (par Camille Galic)

[Editorial de Camille Galic du n°2861 du 6 juin 2008 de Rivarol]

Algérie, Af'Sud, deux naufrages

Il y a exactement cinquante ans, le 6 juin 1958, Charles De Gaulle lançait de Mostaganem sa promesse solennelle : « Il n'y a plus ici, je le proclame au nom de la France et je vous en donne ma parole, que des Français à part entière, des compatriotes... Vive l'Algérie française ! Vive la République! Vive la France! » Parmi notre personnel politique, si friand pourtant de commémorations comme il l'a abondamment prouvé le mois dernier, qui osera rappeler cette phrase, mensonge fondateur de la République cinquième du nom ? Il est vrai que les Français savent avoir la mémoire courte quand cela les arrange.
En ces temps de pogroms en Afrique du Sud a donc échappé à la vigilance de nos amateurs de chrysanthèmes un autre anniversaire: le 3 juin 1948, le bloc nationaliste afrikaner, vainqueur des législatives, se donnait un gouvernement qui, dirigé par le Dr Daniel François Malan, était fondé sur l'apartheid – ou développement séparé. Un système qui, strictement observé jusqu'en 1978 pour être ensuite peu à peu démantelé, allait faire connaître aux peuples, à tous les peuples, de la "Republik" une prospérité et une sécurité sans équivalents en Afrique bien qu'il fût la cible de campagnes hystériques, relayées par l'ONU imposant des sanctions léonines.

Tant de mensonges ont été proférés sur l'apartheid qu'il faut en rappeler le contexte et la philosophie. Pour les Boers, chassés de leur province du Cap et sans cesse poussés vers le nord (le Grand Trek) par les envahisseurs britanniques qui les cantonnèrent à l'Etat libre d'Orange et au Transvaal du moins jusqu'à ce qu'on y découvre de fabuleuses réserves d'or et de diamants, et à l'intention desquels le jeune Winston Churchill avait inventé le concept des camps de concentration (20 000 morts sur les 118 000 Blancs et les 43 000 Noirs ou Métis déportés), rien n'était plus précieux que le droit de parler sa langue, de préserver sa culture, de choisir ses chefs. C'est ce droit que, à peine décolonisés, les Afrikanders promulguèrent à leur bénéfice mais aussi pour les autres "tribus", qu'il s'agît de Blancs (English-Speakers), d'Indiens (venus sous les Anglais cultiver les champs de canne à sucre au Natal), de Bantous ou des Métis du Cap, issus de croisements entre Aborigènes, Malais, Portugais et Xhosas. D'où le projet des Bantoustans correspondant à chaque ethnie noire – Zululand, Transkei, Bophutatswana, etc. - et dont la mise en valeur agricole et l'industrialisation devaient permettre de fixer les populations sur leurs terres ancestrales et d'y suivre leurs traditions.
Qualifiés d'Etats-fantoches par l'Occident, ces "Homelands" engloutirent des millions de rands et il n'eût tenu qu'à leurs dirigeants de les rendre viables et prospères. Mais ils préférèrent l'assistanat, la corruption, le gaspillage, les rivalités claniques et une certaine nonchalance endémiques en Afrique firent le reste. D'où une émigration continue vers les zones blanches alors que partout dans le monde, les bons démocrates exigeaient de Pretoria qu'elle appliquât le sacro-saint principe : « Un homme, un vote » .Ce qui revenait à condamner à mort l'Afrique du Sud, et qui advint pendant la dernière décennie du siècle dernier.
A peine élu président, Frederik De Klerk légalisa en 1990 l'African National Congress (ANC), le PC sud-africain et tous les mouvements noirs en même temps qu'il fit libérer Nelson Mandela. En juin 1991 , le gouvernement abolit les dernières lois de l'apartheid et entama un processus de transition constitutionnelle qui aboutit le 27 avril 1994 aux premières élections multiraciales de l'histoire du pays. L'AN.C!en sortant logiquement vainqueur, Nelson Mandela succéda au traître de Klerk – dont l'ex-épouse sera violée et tuée quelques années plus tard; par des voyous noirs.




(Dessin de Chard)


De lointaine origine "ch'ti", le dernier président blanc de la "Republik" (Azania, en bantou), s'est souvent référé au Lillois De Gaulle. Et pour cause: les deux hommes ont usé et abusé de la télévision pour convaincre leurs compatriotes que la voie qu'ils préconisaient était la seule qui préservât l'avenir, et du référendum pour parvenir à leurs fins. Comme les Français (ceux de Métropole, les seuls alors consultés) approuvèrent en 1962 par 90,81% des voix les accords d'Evian consacrant l'Algérie algérienne, 68,3% des Boers se prononcèrent le 16 mars 1992 pour la « poursuite des réformes » visant à leur néantisation politique. Tout comme De Gaulle, De Klerk ne leur avait-il pas donné sa parole que, lui régnant, l'Afrique du Sud resterait afrikaner et qu'eux-mêmes allaient croître et multiplier leurs richesses dans un pays enfin "apaisé" et réintégré dans la « communauté internationale » ?

Le bradage de l'Algérie n'a rien apporté à la France, sinon deux à trois millions d'Algériens supplémentaires chassés par la pauvreté, les pénuries et l'atroce guerre civile (200 000 morts et des milliers de disparus) qui a ravagé leur pays de 1992 à 2001 et laissé de telles ruines que Le Monde titrait le 17 mai « L'émigration clandestine vers l'Europe ne cesse de croître en Algérie » au prix de « tous les risques ». L'abolition de l'apartheid n'a rien apporté aux Sud-Africains de toutes origines sinon un dérisoire bulletin de vote : sous le « pouvoir noir », le pays n'a cessé de se déliter, de se paupériser (40% de chômeurs, 43% de miséreux), et de se désorganiser (du fait notamment de la pénurie d'énergie, les centrales n'étant plus entretenues depuis l' « africanisation des cadres ») et de s'ensauvager comme l'a montré le 18 mai l'immolation de dizaines d'intrus zimbabwéens. Signe d'une criminalité galopante, Johannesburg détient aujourd'hui le record du monde des meurtres.

Algérie, Afrique du Sud. On attend toujours la repentance des Grandes consciences pour ces deux naufrages voulus et organisés.


Camille Galic, éditorial de Rivarol.



Posté le 18/06/2008 par le réseau Jord


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