Réseau Jord
 

Impostures
Imposture historique
Imposture médiatique
Imposture sociale
Imposture altermondialiste...
Imposture anti raciste
Imposture associative
Imposture éducative
Imposture des pouvoirs...
Imposture démocratique


OBR
Données de l'OBR


L'indépendance
Vers l'indépendance
Déchirures nécessaires


Emañ ar Rouedad Jord oc'h arvestal!

Enebour Breizh, emañ ar Rouedad Jord o c'hedal da fals-varch kentañ...

 

Dernières infos postées
Imposture historique :: Assassins lubriques!
Ce groupe FTP (Guingamp Nord II) a assassiné l'abbé Pierre Marie Lec'hvien à Quemper Guezennec dans la nuit du 10 au 11 aoùt 1944 alors que les Américains étaient à Brest depuis le 7 aoùt.C'est le même groupe qui a assassiné Marie Quintin 20 ans à Pontrieux le 12 aoùt 1944 et Marie Angélique Francia à Quemper Guezennec fin juillet 44 après qu'elle eut servi de" dame de confort" pendant 2 mois. La fille de cette derniere, Jacqueline, agée de 15 ans à l'époque a été relachée après usage. Pour les 4 victimes "hors toute nécessité militaire". Réseau Jord.

Citation

Télégramme du 25/07/06 Bretagne

Bataille du rail. C’était aussi la leur

L’article consacré au film de René Clément, « La bataille du rail » (Le Télégramme du 17 juillet), a interpellé un de nos lecteurs, Désiré Camus, 85 ans, qui vit à Pontrieux. La bataille du rail, il l’a vécue sous l’occupation. L’ancien résistant témoigne.

Le lundi 17 juillet, dans notre rubrique « L’été en Bretagne», un article revenait sur « La Bataille du rail », film réalisé par René Clément en 1945. Dans ce long métrage, tourné en décors naturels entre Lannion, Plouaret, Trégrom et Guingamp, la France de l’après-guerre découvrait avec fierté des cheminots français multipliant les sabotages sur voies ferrées, pour contrecarrer les transports de troupes allemandes par le rail. Un témoignage sur pellicule des plus émouvants. Fidèle lecteur du Télégramme, Désiré Camus, qui coule une paisible retraite à Pontrieux, n’est pas passé à côté de l’article que nous avons consacré à ce film. La sortie du film de René Clément, il s’en souvient parfaitement. « C’était intéressant. Mais attention, ce film n’avait pas été fait à la seule gloire des cheminots, mais à la gloire de la Résistance », précise Désiré.
Stopper les trains
Et côté Résistance, Désiré en a des choses à dire, à raconter. Il a d’ailleurs sorti un ouvrage sur le sujet (« On nous appelait terroristes », chez Skol vreizh). Logique. Car Désiré Camus, la Résistance, il l’a rejointe en septembre 1943. Il avait alors 22 ans, et intégrait le groupe FTP Nord 22 (Francs tireurs et partisans).

Un groupe, qui en matière de « batailles du rail » n’était pas en reste. Loin s’en faut. Entre décembre 1943 et la libération, Désiré et ses camarades ont, en effet, fait dérailler « une dizaine de trains allemands », et ce plus particulièrement sur la ligne secondaire Guingamp-Paimpol. « Les Allemands utilisaient cette ligne pour transporter les matériaux devant servir à édifier des fortifications sur la côte, raconte Désiré. Notre objectif était d’empêcher, du moins de retarder, l’arrivée de ces matériaux ». Assis à la table de sa salle à manger, l’ancien résistant, nous raconte, nous captive. Il se souvient parfaitement des premiers sabotages de décembre 43. « Nous utilisions la méthode dite du déboulonnage, se rappelle Désiré. Nous avions été volés du matériel à la gare de Pontrieux, en bicyclettes ! Ensuite, avec ce matériel, on déboulonnait les rails pour les mettre en travers, ce qui, au final, faisait dérailler les trains ». Et le groupe FTP Nord 22 était bien renseigné. « Un employé de la gare de Guingamp nous indiquait les horaires des trains ».

Ces actions commandos n’étaient, bien entendu, pas sans risques. « Des gardes voies surveillaient les lignes de chemin de fer ».
Initiation sur le tas
Pas suffisant, en tout cas, pour empêcher Désiré et son groupe de multiplier les sabotages. Par la méthode du déboulonnage, on vient de le voir, mais aussi avec des explosifs. « On avait volé 84 kg de poudre de mine et 980 mètres de mèche aux Ponts et Chaussées ». Les gars du FTP Nord 22 utilisèrent également « du plastique, que l’on nous parachutait ». Un explosif puissant, auquel il fallait se former, sur le tas... « On devait s’initier nous-mêmes à la manipulation, le tout avec des modes d’emploi en anglais ! » Bien entendu, ce n’était pas simple pour Désiré et les membres du groupe FTP Nord 22. Pourtant, ils ont su, eux aussi, comme beaucoup de vrais cheminots d’ailleurs, saboter ces rails, alors allemands. C’était aussi leur bataille.

Arnaud Le Hir

Désiré Camus, âgé de 85 ans, de Pontrieux, a vécu la bataille du rail, sous l’occupation allemande. (Photo A.L.H.)

Fin de citation


Posté le 25/07/2006 par le réseau Jord


Réseau Jord
Le Réseau Jord
Coordonnées du réseau
Formulaire de contact
Newsletter du réseau Jord
Mise à l'index
Définition et Effets
La mise à l'index
Base de donnée publique

Réseau Jord

Réseau Jord © 2008 - Site développé pour le réseau breton