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Imposture médiatique :: Ouest France (2)

OUEST FRANCE
L’histoire qu’on ne raconte pas
(2)

Paul Faure, ancien Ministre socialiste, comprit lors de la séance qui se déroulait le 2 juin 1958 à l’Assemblée Nationale de la République Française (JO du 3 juin 1958) que la IV° République était née grâce à un tour de passe passe frauduleux mis en évidence au cours d’une véhémente discussion opposant MM Jean Louis Tixier-Vignancour, Paul Ramadier et Edgar Faure.
Paul Faure rapporte l’affaire dans une brochure “Histoire d’un faux et de ses conséquences” préfacée par Jean Castagnez ancien député du Cher. Le fait essentiel est on ne peut plus clair: le gouvernement de Vichy avait formulé en 1940 une proposition de réforme que les parlementaires de la III°République n’avaient votée qu’après l’avoir remanié dans le fond, notamment en prévoyant d’en soumettre le texte au suffrage universel par voie de référendum. Or le Comité d’Alger a pris en compte, pour discréditer puis éliminer de la scène politique française les parlementaires de l’Assemblée Nationale légitime, le texte proposé par le gouvernement de Vichy et non le texte réel, d’ où le terme de faux employé ci dessus. Cette acrobatie laissait les mains libres à une poignée de résistancialistes qui a pu préparer diverses “Ordonnances” sans l’ombre d’un contrôle populaire avec la complicité d’un Comité Juridique parfaitement adapté aux circonstances.
Le deuxième grief formulé aux fins de souligner plus encore l’opprobe entourant les parlementaires de 1940 permit à Tixier-Vignancour de marquer des points: “...mais vous m’excuserez de penser que jamais je n’aurais pu croire, que deux fois dans mon existence on me demanderait de déléguer la fraction de pouvoir constituant que je détenais et - qui mieux est - jamais je n’aurais pu envisager que, pour la deuxième fois celui qui me le demanderait serait celui-là même qui m’avait puni pour avoir accordé une première fois cette délégation “.
Il s’agissait des pouvoirs délégués au Maréchal Pétain en 1940 et ceux délégués au Général de Gaulle en 1958, les deux textes étant très proches.
Nombre de décisions de toute nature furent alors prises le plus souvent dans un esprit de revanche voire de vengeance et de machiavélisme politique dont l’esprit est étalé dans une circulaire adressée d’Alger le 16 octobre 1943 par le Secrétariat Général des Mouvements de Résistance (M.U.R.) à tous les comités départementaux de libération:
“ Le jour J sera la crise décisive qui doit amener non seulement la libération du territoire, mais encore et surtout la disparition et le châtiment du régime de Vichy et de ses complices.
L’insurrection a pour but de garantir l’élimination en quelques heures de tous les fonctionnaires d’autorité,de garantir en quelques heures la répression de la trahison,conformément aux légitimes aspirations de représailles des militants de la Résistance (...) Pendant la période insurrectionnelle, les Comités disposeront d’une véritable délégation au nom du Peuple Français et du Comité National de Libération, de la Souveraineté Politique de L’Etat. Ils prendront les mesures révolutionnaires de répression de la trahison. Même si les conditions étaient telles que par l’écroulement du gouvernement de Vichy, la transmission de pouvoir au Comité National de Libération puisse se faire sans violence, il serait absurde et outrageant pour le peuple
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français d’imaginer l’absence de tout soulèvement de masse armé d’une juste volonté de vengeance.
Jamais des mots d’ordre de modération ne devront être donnés.
L’insurrection triomphante doit s’occuper d’abord de l’élimination des éléments hostiles. Ils doivent être immédiatement arrêtés ou abattus en cas de résistance; il s’agit des fonctionnaires d’autorité vichyssoise,des collaborateurs notoires (...) Le plan d’insurrection doit comporter une liste complète de ces individus, avec adresse personnelle, bureau, propriété à la campagne en cas de fuite.
Tous les journaux, à des degrés plus ou moins nets ont trahi: empêcher leur parution est une œuvre de salubrité publique. Il faut prévoir l’occupation des imprimeries.
Toute la période précédant l’insurrection devra être marquée par une intensification progressive des exécutions de traîtres.
La question se pose de savoir s’il est souhaitable que l’insurrection triomphante soit marquée par des exécutions sans jugement. Les avis sont partagés. Dès maintenant dans chaque département, on dressera une liste des traîtres les plus notoires dont l’exécution sommaire sera considérée par toute la population comme acte de justice. Ces listes, avec exposé des motifs, seront adressées par l’intermédiaire des régions aux centres respectifs pour accord. Après accord, les incriminés seront immédiatement exécutés (...) “
Si on peut être certain que le rédacteur de cette circulaire n’était pas agrégé de grammaire le contenu n’en fait pas moins froid dans le dos. Déjà, noterons nous, la question de la presse est abordée avec une vigueur toute marxiste bien que ces derniers traînaient un boulet de poids: les 22 mois de collaboration active du Parti Communiste français avec l’Allemagne. Cela n’empêche pas les marxistes de ne jamais rater une occasion de qualifier de nazie cette nation qu’ils ont assisté de septembre 1939 à juin 1941.
Puis apparut une catégorie nouvelle d’individus dont le comportement à partir du 6 juin 1944 s’apparente fort à celui des carpet baggers yankees après la Guerre de Sécession américaine.
Paul Faure complète le tableau :
“... (ils) s’emparèrent de tous les pouvoirs: gouvernement, préfectures, mairies, police, tribunaux. Ils créèrent des juridictions spéciales, Chambres civiques, Cours de Justice, Comités d’épuration, Haute Cour qui les débarrassèrent de leurs adversaires ou supposés tels, ou considérés simplement comme des gêneurs.
“...(ils) purent tout à leur aise mettre en place leurs agents dans les services les plus divers, caser leurs hommes dans tous les postes - de préférence les plus élevés - dans les formations gouvernementales, dans les administrations centrales, dans les entreprises nationalisées tant dans la métropole que dans les territoires d’Outre Mer.
...Toute la Presse (fut) volée par les communistes, les socialistes et les républicains populaires, la Radio contrôlée par eux, dirigèrent l’opinion, donnèrent au mensonge et à l’imposture une puissance dominatrice équivalente à celle d’un État totalitaire.”
Dans ce dernier domaine avait été maître d’oeuvre pour préparer la capture de la presse le jour J un certain Pierre Henri Teitgen assisté dans ses travaux pratiques ultérieurs par un quidam nommé Henri Fréville, l’objectif étant de mettre la main sur la très prospère entreprise de presse de l’ouest, Ouest Éclair de Rennes. L’opération ne fut pas du goût du premier président honoraire de la Cour d’Appel de Rennes, Émile Kerambrun qui a su exprimer vertement sa désaprobation dans un opuscule incendiaire: “Les profiteurs de la libération” .



Posté le 22/08/2006 par le réseau Jord


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