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Imposture médiatique :: Ouest France (3)

OUEST FRANCE
L’histoire qu’on ne raconte pas
(3)
Président de Chambre à la Cour d’Appel de Rennes depuis dix ans Émile Kerambrun à été relevé de ses fonctions en 1940. Il est aussitôt entré dans la Résistance. Président du Comité Clandestin de la Libération il a été arrêté par les Allemands le 6 juin 1944. Interné il a dû son salut à l’arrivée des troupes américaines. Nommé président du Comité départemental de Libération il installa le Commissaire de la République d’Ille et Vilaine puis regagna la Cour d’Appel comme Premier Président. Il fut admis à faire valoir ses droits à la retraite dix ans plus tard. Lorsqu’il intervient dans la présente affaire en 1960 il est Premier Président Honoraire de la Cour d’Appel, Président d’Honneur des Otages et Internés Bretons et titulaire de la Médaille du Combattant Volontaire de la Résistance.
Atterré par les révélations de Paul Faure, Émile Kérambrun s’inquièta des agissements de Pierre Henri Teitgen et d’Henri Fréville à Rennes: “Il était donc intéressant de confronter en ce qui les concernait les affirmations de Paul Faure avec le souvenir des faits qui s’étaient déroulés à Rennes en août 1944 et dans les mois qui suivirent”.
Dès l’arrivée des Américains , Henri Fréville, tenu pour membre de l’Assemblée consultative d’Alger en novembre 1943, prend le titre de Chef du Service d’Information et de Président du Comité Régional de Presse, comité qui selon les dires d’Emile Kerambrun ne comptera dans la pratique qu’une seule personne: M. Fréville, son président. Ce dernier originaire du Nord de la France connaissait très bien Rennes pour y avoir accompli toute sa carrière universitaire. Le Délégué local pour la Radio et lui même étaient coiffés par Pierre Henri Teitgen - qui connaissait lui aussi très bien Rennes car son propre père avait travaillé pour Ouest Éclair avant la 2° guerre mondiale - alors ministre de l’Information du Gouvernement du Général de Gaulle. Tous les trois faisaient partie du Mouvement Républicain Populaire (MRP).
Fréville sera par la suite Maire de Rennes, Président du Conseil Général, Député puis Sénateur. P.H Teitgen Ministre de l’Information, de la Justice, de la Guerre, Conseiller Général et enfin Député.
En arrivant, avant même la mise sous séquestre des biens de Ouest Éclair, Fréville annonce la création d’un nouveau quotidien Ouest France déjà autorisé à paraître. Il met en place ce qu’il appelle une équipe nouvelle - mais qui ne l’est pas tout à fait - en créant une Société à responsabilité limitée au capital incroyablement bas ( 100 000 F ) dans laquelle Pierre Henri Teitgen, ministre de l’information depuis 20 jours au moment de la signature du contrat,
obtient pour 2000F deux parts qui en vaudront 180 000 000F quelques années plus tard. Après condamnation de trois anciens dirigeants du journal la confiscation au profit de l’Etat de la moitié des biens de de la Presse Régionale de l’Ouest (Société éditrice de Ouest Éclair) et la dissolution de cette dernière, la nouvelle société Ouest France, débarrassée de Ouest Éclair loue la moitié non confisquée qui a été dévolue à la Société Nationale des Entreprises de Presse. L’état de fait qui dure depuis août 1944 (parution de Ouest France dans les locaux de Ouest Éclair) se trouve donc entériné: opérations commerciales ou industrielles effectuées pour le compte de Ouest France.
Six mois après le jugement les deux rédacteurs emprisonnés bénéficient d’une remise de peine et retrouvent leur liberté, le directeur n’avait écopé que d’une condamnation à l’indignité nationale
2
Puis en 1954, un miracle se produit: la confiscation de la moitié des biens de la PRO qui valent
de nombreux milliards est transformée en une amende fixe de 40 millions.
Le Président Kerambrun note alors: ” Opération qui représente une perte considérable pour la collectivité, mais un cadeau exceptionnellement rémunérateur pour M. P.-H. Teitgen et ses co- associés de Ouest France” et conclut :
“ Enfin - et pour couronner cette magnifique opération financière - Ouest France, moyennement le versement de 595 millions, est devenu propriétaire de toute l’entreprise Ouest Éclair, de tous les biens utilisés à la publication et à la diffusion de journaux : biens immobiliers, droits aux baux, divers fonds de commerce, matériel, mobilier en dépendant et à tous travaux constituant l’accessoire de ces publications.”
Tout cela ressemble à s’y méprendre à l’objet de la société Ouest France créée en 1944 par nos carpet baggers:
“exploitation du nouveau quotidien pour les régions de Bretagne-Maine-Anjou-Poitou, et tous hebdomadaires, périodiques et autres publications, et généralement toutes opérations civiles et commerciales, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement à cet objet”
Or Ouest Éclair valait un certain nombre de milliards. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’agit là d’une excellente opération !

Évidemment l’affaire n’en resta pas là : un journaliste d’investigation a rassemblé faits réactions et conséquences dans deux excellents articles publiés en 1964 par Lectures Françaises mensuel qui œuvre depuis 1957 et toujours aujourd’hui avec grandeur et efficacité contre la désastreuse déliquescence des mœurs politiques européennes (Lectures Françaises - Revue de la Politique Française - BP1 86190 Chiré en Montreuil - Tel 05 49 51 83 04 Fax 05 49 51 63 50)



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à suivre...


Posté le 24/08/2006 par le réseau Jord


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